31 mai 2006

Aphorisme : je ne suis pas le fils caché du Prince Albert de Monaco

Encore heureux. Quoique financièrement...

(dans la catégorie bête et méchant)

30 mai 2006

Schizophrénie politique et terrorisme.



Je sais que vous vous souvenez de ces images terribles, donc inutile de vous les commenter. Ce que je voudrais faire, en revanche, c'est vous mettre en garde : il pourrait nous arriver pire, ici, chez nous, et dans pas bien longtemps.

Je m'explique. Le terreau du terrorisme est une schizophrénie provoquée par le passage trop rapide d'un système à un autre. Mais mieux vaut prendre un exemple : le fondamentalisme en Egypte. Nacer avait fait de l'Egypte un pays socialiste, avec des services sociaux fonctionnant convenablement, et qui cherchait le bonheur de tous.
A sa mort, un ultra libéralisme s'est installé. Les services sociaux ont périclité, le bonheur des gens a été oublié, d'ou schizophrénie et réaction d'une partie de la population, la plus croyante, les fondamentalistes.

Ce qui me fait peur, c'est une autre forme de fondamentalisme, ici, chez nous, c'est celui de l'extrème droite et de l'ultra-libéralisme. Voyez en Grande bretagne : faillite des services sociaux, d'ou une grande pauvreté, libéralisation des chemins de fer, d'ou de multiples accidents.

Je ne souhaite pas voir messieurs LePen, Devilliers et consors arriver aux affaires, dans un an, nous risquons cette même schizophrénie. Certe, la religion joue chez nous un rôle nettement moins important qu'en Egypte, mais le risque existe de la levée de la partie la moins favorisée de la population. Et je pense que je serais avec eux, tant qu'il ne s'agira que de manifester, de bloquer des trains ou des raffineries.

Ceci étant, ne comptez pas sur moi pour poser des bombes.

Blackbird.

les amériques d'un français.


J'ai découvert, thanks to my favorite radio, France Inter, le blog d'un français aux Etas Unis, qui raconte sa vie quotidienne outre Atlantique. Il commente aussi le "way of life" des Etats Uniens, leurs petits (et gros) travers, la politique, la bouffe, le poids de la religion dans la vie des américains, la politique, et croque, humour et appareil photo en main tout ce qui lui tombe sous les yeux. Je recommande chaudement, c'est profond et drôle en même temps, la présentation est pro. Et, last but not least les clichés sont vraiment très esthétiques. Ceux sur New York, par exemple, ont un coté presque surréaliste. Je précise pour les non anglophones que c'est écrit en français, aucune crainte à avoir, vous rierez aussi.

Blackbird

Calimero

L'autre jour, un ami, en lisant mes lignes, me fit un commentaire (à haute et intelligible voix, c'est pourquoi il n'apparait nulle part) que ce blog pourrait être celui de Calimero (c'est vraiment trop injuste, pour ceux qui n'auraient pas la télé ou pas de mémoire). Or donc, le blog de Calimero. Pourquoi donc, m'exclamai-je, tout à trac? Eh bien pour ta façon de te dévaloriser, m'expliqua-t'il. Bon, d'accord.

Je bats donc ici, publiquement, ma coulpe. Mea maxima culpa. Et je clame, haut et fort, que je suis le plus grand, le plus fort, l plus intelligent, le plus beau (euh, faut peut être quand même pas exagérer, là).
Ces lignes sont écrites particulièrement à ton attention, Bernard. Puisses-tu toujours garder ton âme enfantine.

Blackbird.

27 mai 2006

1000 !

Je viens de me rendre compte que j'ai atteint les



1 000 visiteurs.
Merci à tous - Blackbird.

Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs



















Oui, faites vos jeux. Alors, à Cannes, qui sera Palme d'Or? Et à Rolland Garros, notre Amélie nationale, qui arrive avec un statut de number one, soulèvera-t'elle le trophée? Et puis en juillet, v'là t'y pas que c'est le Mondial. Qui des Bleus ou des Jaunes remporteront la compétition?

Je lance un concours de pronostiques, vous pouvez parier sur qui vous voudrez en laissant des commentaires à ce post.
Le meilleur gagnera ... euh... est-ce que toute mon estime suffira, comme gros lot? Oui, n'est-ce pas?

Vous pouvez aussi parier sur le Tour de France si vous le souhaitez. Moi, je ne vous dit qu'une chose, on ne va pas s'embêter, dans les semaines à venir*. Quel été**.

Blackbird.

*c'est bien entendu ironique.
** pareil.

26 mai 2006

Jeune (et beau)








J'ai beaucoup ri au petit jeu de Miss Poivert http://gadinsetboutsdeficelles.blogspot.com/ et de Jipes http://jipesmood.blogspirit.com/, montrant des photos d'enfance et de jeunesse.

J'ai donc été fouiller dans mon fatras, et j'ai retrouvé des images de mes vacances au Maroc - j'avais 8 ou 9 ans à l'époque, j'avais pris l'avion tout seul pour rendre visite à ma marraine qui vivait là-bas et m'avait invité.

Donc me voici, avec la bouche pleine de couscous, assis sous un oranger, debout devant quelque mosaïque à Casablanca, et en train de me faire manger l'oreille par un chameau. Oui, je sais, j'avais les cheveux longs, à l'époque. J'étais mignon, n'est-ce pas? Ca a bien changé depuis que j'ai les cheuveux courts.

Je demanderai à ma maman si elle a d'autres chef-d'oeuvres, remontant à ma plus tendre enfance, afin de nous offrir une nouvelle occasion de rire. J'étais un beau poupon (enfin, il parait, moi, je ne me souviens pas).

Blackbird.

Diana Rigg


Je vous avais parlé dans mon questionnaire de Proust de mon héroïne préférée de fiction : Diana Rigg, ou Madame Emma Peel dans la série culte "The Avengers" (Chapeau melon et bottes de cuir, en français, on se demande bien pourquoi). Je vous avais dit que je l'aimais pour son charme, sa classe, son sourire, parfois demi et narquois, parfois plein et rayonnant, ses yeux. J'aurais du ajouter pour son attitude, pour sa plénitude, pour sa féminitude... et tant d'autres mots en "ude" que j'aurais inventé au fur et à mesude - pardon, au fur et à mesure. De toutes les "John Steed girls - comme il y a des James Bond girls - c'est, et de loin, celle que je préfère, même si toutes les autres apportaient quelque chose à la série.

J'arrête la mon verbiage inutile, la photo se suffit à elle même. Quelle classe.

Blackbird

25 mai 2006

Après le questionnaire de Proust, un Abécédaire !

Oui, un abécédaire. Histoire de vous prouver, et d'une que je sais mon alphabet et de deux que j'ai du vocabulaire. En fait, non, parceque je trouve cela plus rigolo qu'une photo.
Abécédaire, donc :

A : oublions tout de suite amour et amitié, c'est tellement banal, et choisissons ATTACHEMENT - Vous me direz que ça revient au même, que d'être attaché à quelqu'un que de l'aimer ou de l'apprécier, mais je trouve qu'il y a une nuance, malgré tout. ANGE (mon ange), ANE, j'ai écris un billet à ce propos.

B : BEBE, BAMBIN - j'adore ça et je regrette infiniment de ne pas en avoir à voir grandir, à accompagner sur le chemin de la vie. BROUETTE, mon côté jardinier, écolo, qui s'exprime à nouveau.

C : CONSOLER - je suis assez doué pour cela, écouter et consoler les gens, peut être parceque j'ai moi-même besoin d'être consolé? CORTO mon héro, j'ai les bandes dessinées de toutes ses aventures.

D : DISPARITION : de plein d'espèces d'animaux aussi sympas que nécessaires. DESOLATION : de ce que nous faisons subir à notre planête, de ce que nous nous faisons subir à nous même. DROITURE, une qualité que j'aimerai posséder.

E : ECOUTER, chose que je sais bien faire; ENFANT, ma propre enfance, peut être ? ECOLOGIE (voir à D pour Désolation).

F : FEMINITE, principale qualité que je recherche chez une femme. FEMINITUDE attitude d'être féminine ? FATRAS (ce qu'il y a sur mon bureau)

G : GUITARE, bien sûr, ma plus sûre amie, celle qui console et guérit - champagne.

H : HOSPITALITE, parceque j'adore recevoir mes amis, leur préparer de bons petits plats.

I : INTELLIGENCE deuxième qualité que je recherche chez les autres, sans doute parceque je ne la possède pas?

J : JANUS, le dieu à 2 visages, parceque tout et tous peuvent se voir sous divers angles, s'apprécier de façon différente (voir Einstein sous Google si vous en avez envie).

K : KASS KROUT ? euh, non, ça ne s'écrit pas comme ça, mais que trouver d'intelligent avec un K ? Ah, si, KISS !

L : LAGUIOLE mon couteau de poche préféré, pour sa forme élégante, mais aussi pour les gens qui le fabriquent et leur pays si accueillant (cf le billet que j'ai publié sur les vaches Aubrac).

M : MEDITATION j'en ai déja parlé dans ce blog. MALHEUR, tout faire contre, pour tout le monde.

N : NATURE, c'est mon côté écolo again. NOURRITURE, ben oui, j'adore bien manger, et alors? J'aurais pu mettre cette entrée sous G comme GASTRONOMIE, mais bon...

O : OCEAN (cf mon billet sur le caractère hypnotique du ressac). ODE comme Ode to Billy Paul.

P : PROUST - à la recherche du temps perdu, ça revient souvent, chez moi. PARAITRE sans doute mon plus gros défaut. POLITIQUE au sens noble du terme, la vie de la cité et des concitoyens.

Q : QUID EST, une de mes locutions latines préférées, parceque j'aime savoir, j'aime le savoir. QUAND, autre question récurente chez moi.

R : RESERVE, je suis souvent sur mon quant à moi. ROMANTISME je suis romantique.

S : SECURITE peut être ais-je peur de prendre des coups? La vie m'en a donné assez. SENS, comme l'Empire des, et comme sensualité, dans tous les domaines.

T : TEMPETE je t'aime (private joke) TRAVAIL, que je souhaiterai aimer.

U : UNION parcequ'il n'existe rien de plus tendre. UNIQUE (elle l'est).

V : VIOLON surtout quand il est tzigane et pleure. VOYAGE loin, très loin.

W : WAGON-LIT, pour partir loin, en première.

X : euh, attendez que je consulte mon dictionnaire.

Y : pareil.

Z : ZORRO, un héro de mon enfance.

Bon, voilà, quoi, j'espère que vous aurez fait votre miel de tout cela ! La prochaine fois, ce sera sans doute le questionnaire des 4 - nous devrions rire.

24 mai 2006

Joan Miro







































Je parlais l'autre jour, dans mon questionnaire de Proust, de Miro. La poésie et la destructuration de la couleur, voilà pourquoi je l'apprécie. Pour la construction et l'équilibre du tout.

Libre à chacun, bien entendu, d'aimer ou non sa "Danseuse" (1925, en haut à gauche) ou ses "Chiffres et constellations amoureux d'une femme" (1941). *

Blackbird.

*J'aime bien ces posts sur les artistes, ce n'est pas compliqué, il y a juste à dire si on aime ou non et pas beaucoup à écrire. Pour un flemmard comme moi, c'est génial.

Chic, Lost revient !



Chic, Lost revient. Je ne suis pas un grand téléphage, en général. Je préfère mon ordinateur. Mais là, je sens que je vais faire une exception, comme l'été dernier, pour regarder Lost.

Déja en ce moment, comme teasing, ou pour que nous nous en souvenions mieux, TF1 rediffuse la saison 1. Mais ce que j'attend, c'est de savoir par qui a été enlevé Michael, de savoir ce qui se cache dans le trou découvert par les nouveaux habitants de l'île... Je sais que 3 ou 4 saisons ont déja été tournées, encore 4 ans avant de savoir si nos nouveaux Robinsons arriveront à retrouver la civilisation. Quelles aventures leur arriveront-elles encore?

Décidément, moi qui n'aime pas la télé, j'attend juin avec une impatience croissante. La découverte, au fur et à mesure, du passé et de la psychologie de chaque personnage, la monté en puissance de l'histoire, tout est vraiment bien fait, et je pense que je ne suis pas le seul fan.

Blackbird.

Mes vaches préférées.




En plus des ânes, j'aime les vaches. Mais j'ai une race préférée : les Aubrac. Ce que j'aime, outre leur caractère paisible, c'est leur façon de se maquiller : un trait noir autour de l'oeil, la paupière fardée de blanc, tout comme le museau, sur une robe unie d'un brun clair doré. Magnifique, quoi. La forme particulière des cornes termine le portrait de cet animal rustique dont le lait donne un fromage fruité : le Laguiole.

Sur les plateaux de l'Aubrac, aux formes douces et à l'herbe tendre, il est doux de les voir paisser, après une longue promenade, avant de rentrer chez Germaine manger un bon Aligot accompagné de manchons de canards ou de saucisses. Chez Germaine, c'est dans le petit village d'Aubrac une auberge assez particulière : presque aussi vieille que les montagnes sur lesquelles elle est sise, elle sert de relais à tous ceux qui cheminent vers Saint Jacques de Compostelle et à tous ceux qui, plus simplement, aiment la nature et, au retour d'une belle balade, une belle assiette. Spécialité d'aligot, disais-je, ce plat pour rudes paysans, fait de purée et de fromage frais de Laguiole. Les portions de tartes aux fruits me suffisent pour faire 2 repas.

Si un jour vous passez par Laguiole, offrez vous un beau couteau, puis montez sur l'Aubrac, voir les vaches et manger chez Germaine. C'est un pays ou il fait encore bon vivre, ou il fait encore bon être humain.

Blackbird.

Billet sans commentaire (ça ne prend pas de temps)


Michel Muhl.
Décembre 1993. Encre et acrylique sur carton, 10 x 14.8 cm. Ma collection privée.

22 mai 2006

Humanisme?



Je me rend compte qu'il est beaucoup question d'Humanisme sur ce blog, en filigrane dans mes billets, plus ouvertement dans les répliques de Jipes.

N'ayez aucune crainte, je ne vais pas vous faire ici un cours de philosophie. Je voulais simplement et très rapidement dire que si mettre l'Homme au centre du monde fait partie de cette doctrine, alors oui, je suis humaniste.

Si continuer coûte que coûte à croire en la capacité* de l'homme de s'améliorer et de tendre vers quelque chose de meilleurs, alors oui, je suis humaniste.

Si l'on nomme humaniste celui qui préfère l'homme à l'obscurantisme religieux, alors oui, je suis humaniste.

Si l'humanisme est de dire que l'homme digne de ce nom est celui qui a pour essence la culture, alors oui, je suis humaniste.

Si les inventions qui permettent aux hommes de se mieux comprendre entre eux, c'est de l'humanisme ( l'imprimerie, par exemple), alors oui, je le suis.

Si instruire l'enfant, créer des universités, pousser à l'étude les textes, encourager les arts et aider à l'édification d'une vraie démocratie, c'est de l'humanisme, alors oui, je suis humaniste.

Car malgré de grands moments de doute, j'ai foi en l'homme, en une civilisation ou, un jour, peut être, les philosophes auront plus d'importance que les hommes politiques.

En médaillon, Sir Thomas More, auteur de "Utopia", un livre certe passablement ardu, mais dont je ne peux que recommander la lecture à chacun.

Blackbird.

* sa capacité peut être, mais sa volonté ?

** oui, c'est promis, j'arrête de vous embêter avec des sujets aussi prise de tête.

21 mai 2006

Jipes' Page


Mon ami Jipes, comme son blog devenait trop petit, vient d'ouvrir une page consacrée uniquement à sa musique, avec podcast. Je vous avais déja parlé un peu de ses morceaux dans un billet intitulé "Héléna".
Parler de musique, c'est bien beau, vous dire que j'adore, oui, bien sûr, mais le mieux est encore de vous rendre compte par vous même.

Vous adorerez vous aussi, c'est tout du fait main, poli et patiné avec patience. L'artisant est un artiste et ses tableaux attirent le regard vers ailleurs. Allez, filez (c'est un ordre) !

Coup de gueule contre la publicité

Je ne sais pas comment cela se fait, mais je reçois quotidiennement, en commentaire de mes billets, des publicités pour une banque dans le Delaware. Ce truc doit m'être envoyé automatiquement chaque fois que je publie un article. Je commence à en avoir vraiment marre. Halte aux robots débiles !!!

Le questionnaire de Proust

Comme je me pose toujours des tonnes de questions métaphysiques, que je m'introspecte régulièrement (en direct live sur ce blog), l'envie m'est venue de répondre le plus honnêtement que je le pourrai à ce questionnaire et de vous livrer comme à moi même mes réactions. Je tiens à préciser que lorsque j'ai recopié ce questionnaire, je l'ai fait sans avoir les réponses de Proust sous les yeux, pour ne surtout pas me laisser influencer.



Le principal trait de mon caractère.
Le besoin d'aimer, d'être aimé; l'empathie.

La qualité que je désire chez un homme.
L'intelligence, la tempérence, l'empathie.

La qualité que je préfère chez une femme.
Pareil, la douceur en plus.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
La décontraction et la franchise.

Mon principal défaut.
Remettre à demain.

Mon occupation préférée.
Jouer avec le verbe aimer.

Mon rêve de bonheur.
Retrouver enfin l'amour, le vrai partagé et plein, celui dont je parle à longueur de billets.

Quel serait mon plus grand malheur.
En être réduit à la mendicité (en amour comme autrement).

Ce que je voudrais être.
Mon beau-frère, qui possède à mes yeux un alliage rare de qualités: la droiture, le travail, l'humanité, la patience (surtout avec moi, lorsque je l'appelle au secours parceque j'ai planté mon ordinateur).

Le pays où je désirerais vivre.
Celui ou résiderait la femme que j'aimerai et qui m'aimerait.

La couleur que je préfère.
Il y en a tant, c'est plus l'harmonie des couleurs que j'aime, un sentiment d'accord parfait, qu'une seule couleur prise à part. Mais s'il faut n'en choisir qu'une, le bleu, je pense.

La fleur que j’aime.
La capucine pour sa simplicité.

L’oiseau que je préfère.
Le merle, c'est évident, pour son chant, son sens de l'observation, et parcequ'il n'a peur de rien.

Mes auteurs favoris en prose.
Aujourd'hui Fred Vargas, demain ce sera quelqu'un d'autre, je vogue au gré de mes lectures. Mais c'est vrai que Fred n'est jamais très loin (voir le billet que je lui ai consacré).

Mes poètes préférés.
Arthur Rimbaud, le poête maudit (voir le billet que je lui ai consacré).

Mes héros dans la fiction.
Le Prisonnier, car il rassemble à mes yeux le même alliage de qualités que mon beau frère; Corto Maltèse, pour la même raison et parcequ'il lui arrive d'être lâche et humain.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Madame Peel (Diana Riggs, dans Chapeau melon et bottes de cuir, les premières saisons) pour son intelligence et son charme.

Mes compositeurs préférés.
A part moi (mdr)? Il y en a tant : en jazz, sans aucun doute, Chet Baker; en classique : Bach et Mozart; en pop, les Beatles; Jipes, aussi, pour l'ensemble de son oeuvre, et la liste est loin d'être close.

Mes peintres favoris.
Gustav Klimt (pour le moment, demain ce sera Miro, ou Chagall, ou ou ou ).

Mes héros dans la vie réelle.
Mon beau frère (again, ça tourne à la mono-manie mais je m'expliquerai dans un renvoi - voilà l'astérix, d'ailleurs *)

Mes héroïnes dans l’histoire.
Marie Curie et toutes les femmes qui se sont battu pour la liberté.

Mes noms favoris.
Le mien? Celui de mon chien?

Ce que je déteste par-dessus tout.
La lâcheté (surtout la mienne).

Caractères historiques que je méprise le plus.
Tous les lâches, les traîtres (en somme, tous ceux qui présentent mes pires traits de caractère). Mais il y a aussi tous ceux qui combattent au nom d'une soit disant foi.

Le fait militaire que j’admire le plus.
Aucun, je reste totalement hostile à toute forme de guerre.

La réforme que j’estime le plus.
Celle qui reste à venir et qui fera de nous des citoyens vraiment libres et égaux (et heureux si possible).

Le don de la nature que je voudrais avoir.
La volonté, le charisme.

Comment j’aimerais mourir.
Dans mon sommeil, sans m'en rendre compte.

L’état présent de mon esprit.
Mon esprit est comme toujours d'ailleurs, obnubilé par l'idée d'aimer.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Toutes, sauf la veulerie, la lâcheté, l'ignorance et la bêtise. Toutes sauf celles qui entraînent des conflits.

Ma devise.
Carpe Diem?

Je vais compléter ce questionaire par quelques mots qui me viennent à l'esprit tel quels, vous en ferez ce que vous voudrez : simplicité, complicité, humanisme, compréhension, (du monde), environnement (protection), altruisme, sciences, poésie, les Arts et les Muses en général - la liste n'est pas close, je la complèterai au fur et à mesure que je me souviendrai.


* voilà le fameux astérix: je sais vous allez me dire que je vous bassine avec mon beau frère, que de toute façon vous ne le connaissez pas etc etc etc. Si je vous dis que je l'admire, c'est qu'il ne renonce jamais, c'est que le travail ne lui fait jamais peur, qu'il est intelligent, drôle, humain et empathique. Toutes caractéristiques que j'aimerai retrouver chez moi et qui forment un alliage assez redoutable. Rien (ou presque) ne lui résiste et je suis très admiratif. Voilà pourquoi, même si vous ne le connaissez pas, je le cite dans mes réponse comme un modèle que j'aimerai être capable de suivre, tout en sachant fort bien qu'il n'en est rien.

20 mai 2006

La Foi (ou déesse en détresse, 2ème partie)


J'ai entendu il y a longtemps déja un prélat - était-ce Monseigneur Eichinger? - raconter à la radio l'histoire d'un prêtre qui avait perdu la foi. A l'occasion d'une visite au Vatican, celui-ci en profite pour s'en ouvrir à Sa Sainteté, et lui expliquer ses doutes. Le Pape lui répondit: "Faites comme moi, mon fils, faites semblant".

Que cette histoire soit vraie ou non, et à titre personnel j'en doute un peu, n'a aucune importance. Ce qui en a, au contraire, c'est le message qui la sous-tend. Si la foi vous abandonne, continuez à croire en vous même, en les autres, en l'humanité, en la vie et même en Dieu si vous le voulez.

La foi n'est qu'une étincelle dans notre petite chapelle personnelle, que chacun situe comme il le veut : âme, conscience, coeur etc.

Ce que je voudrais te dire, ma petite soeur de coeur, c'est que je suis persuadé que cette étincelle ne s'éteint jamais mais que, parfois, aveuglés par la douleur, par la tristesse, par quelque poids trop lourd à porter, nous ne la voyons plus. Prends le temps de poser tes valises, de fermer tes yeux, tu reverras cette étincelle. Elle sera plus éblouissante que soleil d'été.

Les hommes biens, droits, prêts à s'engager, à tracer un sillon, à suivre un chemin, ça existe encore.

Blackbird.

19 mai 2006

Déesse en détresse


J'ai une petite soeur de coeur qui me disait l'autre jour son amertume, parcequ'à 31 ans, les quelques expériences qu'elle a vécu ont été très décevantes.
Elle me disait en avoir marre de se faire jeter, et de devoir refaire chaque fois tout le chemin depuis le début, alors qu'elle était sincère dans ses rapports. En avoir marre de se prendre les briques sur la tête au fur et à mesure qu'elle essayait de construire la maison.
Elle me disait ne plus avoir aucune confiance en elle-même et ne plus croire en l'amour.

Comme si les hommes ne s'intéressaient qu'à son corps de déesse* et pas du tout à ce qu'elle est, à ce qu'elle aime, enfin, à elle, quoi**.
Comme si la masculinité permettait de ne n'être obnubilié que soi, ses propres désirs (callypiges, les désirs), et de rejeter l'autre lorsqu'on en a plus envie.
Comme si d'avoir des couilles donnait le droit de se comporter en muffle, en animal.

Si j'écris ce billet, c'est parceque je l'aime comme une soeur, et parceque je déteste la voir souffrir. Je sais que l'amour n'est pas chose facile. J'en appelle à vos commentaires : dites lui s'il vous plait que malgré ses echecs, il lui faut garder le courage de reprendre le chemin et que tous les hommes ne sont pas comme ceux auxquels elle à eu à faire jusqu'à présent. Dites lui qu'elle y arrivera. Ma seule voix n'y suffit plus.

Merci - Blackbird

* là, je sais qu'elle va rougir, mais quoi qu'elle en dise, elle est très belle.
** elle est très belle d'âme et de coeur aussi, sans flagornerie aucune.

*** elle est intelligente et fine, aussi (oui, je sais, il n'y a pas d'astérix dans le texte pour ce renvoi, mais je voulais le préciser, et en plus, ça la fait rire, mes astérix et post scriptum à rallonge).

18 mai 2006

Pourquoi aime-t'on?



Bon, ben me v'la bien, à nouveau à me poser des questions existentielles. Du genre pourquoi tombe-t'on amoureux. Pourquoi Elle (ou lui) et pas une autre? Pourquoi?

Je me disais aussi que la toile ne serait sans doute pas le meilleur endroit pour trouver une réponse, mais par aquis de conscience, je pose la question à Google : pourquoi tombe-t'on amoureux? "Veuillez reformuler votre question s'il vous plait". Ok, alors comment tombes t'on amoureux? "Veuillez reformuler votre question s'il vous plait" D'accord, une dernière tentative: amour. "Voici les 36215 réponses et demie à votre question".

Pfffff, plein de liens commerciaux du genre "trouvez votre âme soeur en 10 minutes sur ..." et autres sites de rencontres plus ou moins sérieux, plus ou moins pornos et plus que plus chers.

Bon, à force de recherches assidues, j'ai fini par comprendre que nous connaissons l'amour absolu avec notre maman avant et après la naissance, qu'elle nous laisse une sorte de carte magnétique du tendre et que c'est à partir d'elle que nous décryptons les signes chez les autres: un geste, une odeur, une intonation de voix etc, feraient que nous réagissons en fonction des instructions que nous avons reçues dans notre plus tendre enfance. Et que l'apparition de ce signe libère des endorphines, genre de drogue naturelle du bonheur que fabrique notre corps. D'ou amour.

Ca vous parle, à vous, cette explication? Moi, ça me parle moyen, à vrai dire. Je pensais coup de foudre, éblouissements, sourires timides, premier baiser, enfin, je pensais romantisme, quoi. Ce doit être là mon gros défaut, croire que l'âme humaine est encore sensible autrement que chimiquement, croire encore aux frissons, aux genous qui flanchent, aux coeurs qui battent plus vite. Ben non, me v'là bien, c'est rien que de la chimie et de la maman. Vous trouvez drôle, ça, de tomber amoureux parcequ'Elle (il) ressemble à votre maman?

Je refuse d'y croire, voilà, c'est tout. Je le refuse parceque je sais que les coups de foudre existent, qu'on peut se sentir comme avec les doigts dans une prise de courant. Je le sais parceque cela m'est arrivé, parceque c'est ce que j'ai ressenti lorsque je l'ai rencontrée, Elle, à qui j'ai quasi immédiatement demandé de m'épouser. Pourtant, Elle n'a rien de ma maman.

Jipes, toi qui es le scientifique de la bande, dis moi, s'il te plait si ce n'est effectivement que de la chimie ? Vous tous, dites moi s'il vous plait, comment vous êtes tombés amoureux. Ainsi je saurai si je suis le dernier Alien à croire au romantisme, d'une espèce en voie de disparition totale de la surface de la terre.

Blackbird Pensif.

Expérience mystique (a ma grande honte)

A ma grande honte, Je n'avais jamais mis les pieds dans un grand magasin suédois d'ameublement et de décoration*. Pas par faute d'en avoir envie, mais parcequ'il n'y en a pas près de chez moi. L'opportunité s'est donc présentée hier.

On m'avait prévenu: vas-y sans ton portefeuille. Bon sang que j'ai bien fait d'écouter ce conseil. Un gamin dans un magasin de jouets (ou de confiserie, c'est selon). Je crois que si mes moyens me l'avaient permis, je serais reparti avec la moitié du magasin. Moi qui adore la déco, j'ai trouvé mon bonheur. Ah, la belle petite lampe. Et les fauteuils super design et confortables. Et les rangements plein d'astuce.
Finalement, je suis reparti sans rien, j'ai écouté la voix de la raison, sans quoi je me serai définitivement fâché avec mon banquier.

De me promener dans ce magasin, je me sentais comme un dervich tourneur après une scéance de transe. Ce n'est vraiment pas pour leur faire de la publicité (c'est pas mon genre, ou alors c'est que j'ai été payé), mais j'attend avec une impatience grandissante de gagner au loto, histoire de m'offrir un immense appartement vide et pouvoir l'aménager sans contraintes.


Blackbird.

*Pour ceux qui habitent au fin fond de la Creuse, ou d'une vallée Pyrénéenne désservie à dos de mulets, il s'agit d'Ikea.
Ah, zut, je l'ai dit.

17 mai 2006

La bloggite aigüe.

En relisant ce que j'ai écris ces deniers jours, je me rend compte que mes billets ne sont jamais vraiment finis. Un sentiment d'insatisfaction, une petite faute par ici, une tournure de phrase par là, qui me sont passées inaperçues. En fait, j'ai l'impression de travailler un peu comme si j'étais emporté par une sorte d'urgence, comme s'il m'était vital de publier, publier encore, publier toujours. Comme si ma vie - ou du moins comme si la vie de ce blog en dépendait. Et c'est un peu la cas. Je pense que j'ai attrapé un virus très dangereux : la bloggite aigüe.

A chaque relecture, je retrouve un accent à corriger, une petite faute qui m'aurait échapé, une tournure de phrase qui ne me plairait pas tout à fait. Comme si, sculpteur de mes émotions, je revenais chaque jour polir un peu plus oeuvre, pour en gommer chaque microscopique aspérité.

Faute de ce travail quotidien de création et de polissage, je me sens insatisfait. Faute de visiter quotidiennement les blogs amis - la liste de liens atteint des dimensions presque pantagruéliques - j'ai l'impression d'être en manque. Il m'arrive, lorsque réveillé par mon chien vers 4h du matin, avant d'aller me recoucher, de revenir faire un tour sur la toile. Bloggite aigüe, quand tu nous tiens...

Fred Vargas



Très loin de la guimauve policière à l' anglaise de la lignée d'Agatha Christie, Fred Vargas écrit ses polars de la même façon que son héro, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg* réfléchit : par circonvolutions. On ne sait jamais, avant la dernière page, ou elle veut vraiment en venir, par tours et détours, nous faisant retenir notre souffle.

Son écriture est légère et s'envole au rythme de nos pensées; pourtant, ses mots nous restent accrochés comme des bernicles à un rocher. Sa langue ressemble à la guitare de Jimi Hendrix, comme si moins on connaissait la musique, plus on se raccrochait à ses gammes, et mieux on la maîtrisait, plus on avait tendance à s'éloigner des règles : en la triturant, la malaxant, en la destructurant pour la rendre sous une forme nouvelle.

Jean-Baptiste Adamsberg est un anti-héro. Il marche et réfléchit pareillement, en louvoyant, presque en traînant la patte, de façon lente mais obstinée, en silence, à la manière des gens de ses montagnes pyrénéennes. Ses idées déconcertent, ses méthodes laissent ses subordonnés pantois, et pourtant c'est toujours lui qui trouve les solutions aux énigmes les plus ténébreuses.

Je voudrai vous donner lecture d'un court passage de : "Dans les bois éternels", son dernier opus, paru cette année et publié dans la collection Chemins Nocturnes chez Viviane Hamy.

"Quand après ses 5 semaines de repos forcé ordonné par le divisionnaire, il était descendu de ses sommets Pyrénéens pour rejoindre la Brigade de Paris, il avait rapporté une trentaine de galets gris polis par la rivière, qu'il avait déposé sur les tables de chacun de ses adjoints, en guise de presse papier, ou de tout autre usage à volonté. Offrande rustique que nul n'osa refuser, pas même ceux qui n'avaient aucune envie d'avoir un caillou sur leur table. Offrande qui n'aidait pas à comprendre pourquoi le commissaire avait également rapporté une alliance en or qui brillait à son doigt, allumant de porte en porte les étincelles de la curiosité. Si Adamsberg s'était marié, pourquoi n'avait-il pas prévenu son équipe? Et surtout marié à qui et pourquoi? Résolument avec la mère de son fils**? Anormalement avec son frère? Mythiquement avec un cygne***? Attendu qu'il s'agissait d'Adamsberg, toutes les solutions étaient envisagées en un murmure qui filait de bureau en bureau, de galet en presse papier. "

Un véritable régal, donc, pour les amateurs de polars et de littérature tout court. Car il existe des gens qui aiment lire et détestent les polars (chose que je ne comprendrai jamais). Même les fanatiques de Proust seront comblés par l'écriture de Fred Vargas. Une langue qui de tours en détours vous donne un tournis de bonheur. Comme un viennois au chocolat très noir.

Blackbird

* l'équivalent d'un Colombo à la française, mais en beaucoup moins beauf, sans voiture ni imperméable ni cigare ni tic de langage. Un vrai anti héro, mais bien plus profond psychologiquement.

** Camille, autre personnage récurent, musicienne et plombière.

*** Mythologie Grecque, Léda et le cygne : Zeus, voulant séduire Léda, et s'étant préalablement pris une veste, comme on dit vulgairement, se déguisa en cygne. Et le stratagème fut couronné de succès. Comme quoi il ne faut jamais renoncer.

GROSSE ARTILLERIE


Très grosse artillerie, même, budget colossale, des millions d'Euros rien qu'en publicité et, last but not least, l'ouverture du Festival de Cannes.

J'ai lu le livre, je l'avoue, et le côté "polar thriller" ne m'a pas déplu. Et je pense que je regarderai le film lorsqu'il sera, dans quelques années, télédiffusé. Mais uniquement pour revoir Audrey, et un peu pour le Louvres. Mais je n'irai pas au cinéma voir ce mamouth. J'ai en effet un espèce d'a priori négatif contre ces très grosses production dont tout le monde parle avant de l'avoir vu. Un peu parceque je n'aime pas la démesure. Un peu parceque Holliwood est capable de faire le pire navet du meilleur livre - je dis bien est capable, car parfois d'excellentes choses en sortent.

Je pense qu'à terme, il ne restera de ce film que deux choses : le sourire d'Audrey et celui de Mona Lisa. Et rien que cela, ça vaut le coup.

Blackbird

15 mai 2006

Sondage à Barjoland

Ce matin, à la radio, j'ai entendu les résultats d'un sondage qui m'a donné à réfléchir. Dix pour cent seulement des français ne sont pas contents d'aller au travail le matin !!!

Treize pour cent des français seraient même très heureux dans leur emploi. Je ne conteste pas ce chiffre, je pense qu'effectivement une partie d'entre nous pratique un travail intéressant, varié et enrichissant.
Certe, au niveau pouvoir d'achat, avoir un emploi est un avantage qui permet de vivre, voir pour les salaires les plus importants de bien vivre.
67% des français ne rechigneraient pas à aller pointer le matin. Certe, les relations sociales sont plus simples en allant au boulot.

Mais je n'ai jamais entendu personne, en prenant mon bus le matin, chanter "Ailli aillo, on s'en va au boulot" d'un air ravi. Jamais de têtes réjouies, rien que des mines harassés par des réveils trop matinaux, rien que des gens grognons et renfrognés, rien que des yeux dans le vague, regardant sans le voir le paysage défiler dehors. Dans mon bus, quelques ronflements, même, parfois.

Deux solutions:
1/ j'habite dans une région très particulière et qui n'a pas été prise en compte par les sondeurs
2/ ce sondage a été fait à Barjoland et truqué dans un but politique bien précis Mais lequel, grands dieux? Nous redonner du coeur à l'ouvrage en nous faisant croire que notre voisin s'éclate devant son poste à la chaine? Ou la petite voisine devant son comptoir au Mcdo?

J'ai posé la question à mon voisin et ma petite voisine. Pas de joie, juste de l'habitude, de la routine. Ils sont juste contents de ne pas être au chômage. C'est ça, aimer aller bosser?

Pourquoi veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes? Pour remonter notre moral, peut être, nous inciter à dépenser plus, dans un moment d'euphorie et ainsi de faire tourner le commerce et engraisser les actionnaires? La loi du marché par la psychologie?
Ou serait-ce pour un poste de Président de Barjoland?
Pour nous faire oublier l'affaire Clearstream?
Qu'on m'explique, je veux qu'on m'explique.

Si vous avez des réponses, si vous vous éclatez vraiment dans votre boulot, dites le moi, s'il vous plait, moi, ça ne m'est jamais arrivé - je dois être un alien, car de bosser, je m'en passerai très bien.

Blackbird

14 mai 2006

Il en faut peu pour être heureux


Le chat ci dessus s'appelle Looping, je crois, et il a bien raison, il n'en faut vraiment pas beaucoup pour être heureux. Moi, ça me donne envie de l'imiter, pas vous?
Mais ce n'est pas pour vous parler de chats que je met ce post en ligne. Grâce à mes continuelles promenades le nez en l'air dans la blogosphère, au hasard des liens, je suis tombé sur ce blog dont le seul titre aurait suffit à me le faire apprécier. En en fouillant le contenu, toujours le nez en l'air (je vais finir par attraper un torticoli, moi), j'y ai découvert tout ce que j'aime, à commencer par de l'humour, de la cuisine, des livres, des expériences, une écriture déliée, intelligente, et pas la grosse tête.
Un peu comme si j'étais entré dans un appartement que je ne connaissais pas mais dans lequel je me serai senti comme chez moi, qui aurait gardé un peu l'odeur d'encaustique de mon enfance.
Un peu comme si Marion (l'auteuse - si si, ça s'accorde, maintenant) et moi avions grandi ensemble, et avions les mêmes souvenirs de la cuisine de notre maman : les tupperwares empilés dans le placard, la viande avec la sauce brune, tout ça. Faut que je demande à mon papa si il ne me connaitrait pas une soeur cachée !

C'est drôle et parfois un rien nostalgique. Il ne faut vraiment pas grand chose pour être heureux.

http://ilenfautpeupour.canalblog.com

Merci, Marion.

Blackbird.

Un petit jeu dangereux





J'adore internet. J'adore blogger, et j'aime à outrance mon t'chat habituel, Causette, ou je passe quotidiennement du temps, et ou j'ai rencontré de vrais amis.

Mais je me rend compte que j'y joue actuellement un jeu un peu dangereux en compagnie de D., jeune femme charmante, intelligente et mariée, même si ce jeu peut paraître innocent, puisque virtuel.

Chaque fois que nous nous retrouvons sur notre salon habituel, en compagnie de tous les amis, nous nous précipitons l'un sur l'autre pour une séance de câlinage assez poussée en public. Et que je t'embrasse ici, et là, et là et ici encore, et que... et que bien des choses que je peux pas dire ici car je me ferai gronder par ma maman*.

Bien sûr, c'est virtuel, ce n'est qu'un jeu, mais je commence à être un peu en manque si nous ne le jouons pas chaque jour. Ce flirt virtuel** me devient aussi nécessaire que mon paquet de tabac (auquel, jusqu'à maintenant, je n'ai jamais su renoncer***).

Est-ce grave, Docteur?

Blackbird.

* à propos de ma maman, je plaisante, vous l'aurez compris.
** virtuel? cela me fait penser aux "sauvageons" de Chevènement !
*** question de volonté, oui, je sais, on me l'aura assez répété !

13 mai 2006

Le baiser.


Cette toile de Gustav Klimt s'intitule "le baiser". Le propos de ce blog n'est pas de faire de la critique d'art, je n'en ai d'ailleurs pas les compétences.

Ce qui m'interpelle, c'est ce qui se dégage de cette oeuvre : la même douceur, la même sensualité exacerbée, comme si au delà de la toile, le peintre voulait faire passer un message d'un érotisme tout de douceur. Remarquez l'extase des personnages.

Vous n'y verrez de sexe, pourtant il est là, en filigrane. Un simple baiser comme celui représenté ci dessus prend une "couleur" - je ne parle pas là de celles qu'utilise l'artiste sur la toile, mais de celle qui apparait "en dessous". Comme si avant de peindre, Klimt avait teinté la toile d'un rouge tendre, d'un carmon atténué.

Ou comme si il avait pudiquement drapé une étreinte violente par des couleurs plus neutres.
Peut être par égard pour nos yeux, qui auraient risqué de s'y brûler. Mais là, c'est mon âme qui s'y brûle.

Blackbird

Le disque de jade.


Voilà ce que je suis en train de lire : Le disque de jade. J'en suis au premier des trois tome (500 et quelques pages chacun) et je suis accroché au point de ne plus pouvoir éteindre la lumière le soir, lorsque sous ma couette, je parcours ces lignes.

Les royaumes en Chine pré-médiévale sont en guerre. Les intrigues de palais vont bon train, chacun voulant sa part du pouvoir - et si possible tout le pouvoir. La secte des eunuques espionne tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre. Les marchands de chevaux deviennent ministres, les adeptes du Taoïsme sont pourchassés et systématiquement pendus haut et court, sans autre forme de procès.

Ou l'on apprend que les disques de jade ont un pouvoir magique et rendent immortel, comment fut inventée cette poudre noire qui lance des langues de flammes comme les dragons, comment l'on vivait là-bas à cette époque et autres informations des plus intéressantes.
C'est un livre absolument fascinant que je recommande vivement, autant pour le fracas des armes que l'odeur de l'encens, autant pour l'art érotique que pour celui de la politique.
Un récit presque mystique, un long fleuve jaune pas tranquille du tout, une véritable saga, aussi longue mais bien plus passionnante que celle de Dallas, et qui se dévore d'un trait.

Blackbird.

Aljoscha

Un effet positif de la schizophrénie bloggistique, c'est que l'on va de découvertes en découvertes. Celle-ci, je la dois (encore une fois) à Jipes et aux nombreux liens sur sa page. Et je n'ai pas fini de tout explorer.

Je suis malheureusement obligé de faire un tri et de ne garder que ce qui me touche le plus; tout référencer me serait impossible, je ne m'y retrouverais plus. De lien en lien, de fil en fil, j'ai fait de si nombreuses découvertes que mon esprit fièvreux commence à se déconnecter.

Pourtant, là, il m'est impossible de faire autrement. Le blog d'Aljoscha est un bonheur de douceur, d'intelligence et de poésie. Des pages et des lignes qui parlent du rapport au monde, de la traversée de la vie. Un blog Taoïste, en somme. J'aimerai savoir écrire comme cela. Si je vous le présente aujourd'hui, c'est aussi qu'il traite de nombre de sujets qui me tiennent à coeur. Il est très personnel, construit avec un soin méticuleux. Il m'a beaucoup touché, j'espère qu'il vous plaira.


Blackbird.

Envie de voyage.

J'ai en ce moment comme des envies de voyage. Et la destination dont je rêve, ce n'est pas les Antilles, les plages immaculées resplendissantes au soleil.
Non. La destination dont je rêve actuellement, c'est l'Islande. Pour l'heure, le soleil s'y couche encore d'assez bonne heure, mais bientôt je pourrai voir le coucher et le lever de soleil en même temps.


Ce que j'aimerai voir, là-bas, c'est les bateaux colorés, les marins dans les bars des petits ports typiques, les chutes d'eau, les volcans. Mais surtout rencontrer des gens dont le caractère accueillant est légendaire.




Ce que j'aimerai faire là-bas, c'est marcher dans ces paysages perdus, un peu hostiles mais grandioses, sans but précis sauf de communiquer avec la nature, avec le monde, avec les gens de rencontre. Une forme de solitude remplie de plein de choses, quoi. De méditation, aussi.


Un pays de paix, en somme, ou l'esprit peut vagabonder à sa guise, en toute quiétude. Peut être que ma vision de l'Islande est fausse, un peu idéalisée, mais je voudrais y aller me rendre compte.

12 mai 2006

La Fritosphère.

"Rincer les frites ou pas, les blanchir ou pas, les plonger dans deux bains de friture, et pourquoi pas dans trois, à 130.°C, à 180°.C et j'en passe.?... Voilà les questions qui agitent le plus communément la "Fritosphère".

Je cite là mon amie Caroline ( http://culinotests.com ) que je vous ai déja rapidement présentée dans un de mes premiers billets. Il se trouve que je partage avec elle un goût (presque) immodéré pour les frites. Et qu'elle donne plein de trucs et astuces qu'elle test à longueur d'année sur ce sujet précis, entre un billet sur les meilleures tartines pour combler un creux à 10h et autres sujets de la plus haute importance (peut-on mettre de l'eau dans le chocolat ou est-ce un crime de lèse majesté). Or donc, je voudrais proposer son nom comme présidente à vie de la Fritosphère, bien qu'elle ne soit pas belge. Oui, je sais, ce serait une première. Je vous propose de nous pencher sur les points les plus importants de son programme politique. Interwiew exclusive.

B1 : Quelles pommes de terre préconiseriez vous si vous étiez désignée présidente a vie?
C : Les Charlotte sont des pommes de terre à chair ferme, se cuisent de toutes les manières possibles sans se défaire et sont d'une exquise délicatesse de goût et de texture. Elles sont fines, un peu sucrées, d'une couleur jaune pâle bien francheAprès avoir essayé environ une dizaine de variétés de pommes de terre, j'ai décrété qu'elles arrivaient en tête de mon classement, devant les Roseval (moins fines) et les Rattes (moins faciles d'utilisation en raison de leur forme un peu biscornue et de leur petite taille).

B1 : que préconisez vous au niveau de la cuisson?
C : Il faut avant tout bien les sècher, sans quoi c'est bouillonnement et débordement d'huile. Pour le premier bain, 180 degrés.Au bout de quelques courtes minutes, elles sont précuites, attendries à coeur.: il est temps de les sortir.Je les plonge dans le second bain bien chaud pour les faire dorer, trois petites minutes.

B1 : quels sont vos projets en matière d'accompagnement?
C : On sale au sel fin pour commencer, histoire de saler en profondeur. Puis au gros sel moulu, pour donner du croustillant. Pour les uns, les frites se mangent avec de la mayo, pour les autres, avec du ketchup. Pour moi, ce sera les deux s'il vous plaît : une petite mayonnaise ketchupée.

B1 : vous parlez dans votre programme de frites griffées. Voudriez vous nous en dire plus?
C : On griffe toutes les patates à l'avenir : au four comme à la friteuse, en biais et à la fourchette. Le griffage en biais est nettement plus "croustillogène". Et si l'extérieur est dense et croustillant, il n'est pas du tout dur aux extrémités comme on pourrait le redouter, et l'intérieur reste moelleux à souhait.

B1 : un dernier mot?
C : si je suis élue en tant que présidente à vie de la Fritosphère, je vous promet de ne pas ménager mes efforts dans la recherche de "La Frite", et d'être la présidente de toutes les Fritosphèriennes et de tous les Fritosphèriens.*

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Fritosphère.

* cete phrase là est bien entendu complètement inventée, Caroline est beaucoup trop humble et a beaucoup trop d'humour pour tenir de tels propos. Je vais vous dire, je l'adore. Mais que je dise ça, je ne suis pas sûr qu'elle apprécie vraiment. Beaucoup trop humble, vous dis-je.

10 mai 2006

Déclaration d'amour

Je voudrais dédier ces quelques lignes à celle à qui j'ai demandé sa main. Elles lui montreront, je l'espère, a quel point je l'aime, combien sa présence m'est vitale, combien son absence me pèse. Je préfère emprunter les mots d'un autre (et quel autre), plutôt que de faire étalage de ma nullité poêtistique.


Roméo de cette fuyante terre sainte, amoureux volage, il voulait être le vent qui lui agitait les cheveux, l'eau du matin qui lui baisait le corps, la robe qui la pressait la nuit, le livre qu'elle pressait le jour, le gant qui lui tiédissait la main, le miroir qui pouvait l'admirer dans toutes les poses... Une fois il sut qu'on lui avait offert un écureuil, et il se rêva petit animal curieux qui, sous ses caresses, glissait son museau innocent entre les seins virginaux, tandis que de la queue il lui flattait la joue.

Extrait de "L'Ile du jour d'avant", d'Umberto Eco, 1994.


Je me dois de préciser que l'idée de ce billet m'a été inspiré par Pimpance et Sybarisme, the way of the truth, nichon et nichon http://blogensauce.canalblog.com comme quoi on ne peut pas être très inspiré chaque jour et que la schizophrénie bloggistique a du bon. Merci, Wonder Nichon.

09 mai 2006

Les seins des femmes*


Je me suis toujours posé beaucoup de questions à propos des femmes**. L'une de ces questions porte sur la relation qu'elles ont avec leurs seins. J'étais à peu près sûr que ce rapport était loin d'être aussi bas et surtout infantile que celui que nombre d'hommes ont avec popaul (moi compris, par moments***). Eh bien j'ai trouvé un début de réponse, sur un blog drôlatique et sans complexes, un vrai régal: Pimpance et sybaritisme, the way of the truth, nichon et nichon : http://blogensauce.canalblog.com

Ou l'on apprendra, entre autre, comment font les filles pour séduire les plus réticents d'entre nous, à grands coups de pigeonnants savament mis en place, de décolletés laissant tout deviner sans rien vraiment montrer... Ou l'on apprendra aussi la psychologie du nichon (j'utilise ce terme à bon escient, c'est celui qu'utilise l'auteuse du dit blog) et autres petites choses à ce sujets, toutes plus intéressantes et hilarantes les unes que les autres. Plusieurs heures plus tard, on en a encore le sourire.

Finalement, la schizophrénie blogophage a du bon, on trouve toujours des réponses personnalisées à ses questions. Je précise que ce blog est mixte, pas comme les saunas.

Petite note à mes lectrices si du moins j'en ai : je suis loin de tout savoir, et chaque expérience m'intéresse, alors laissez moi vos commentaires, s'il vous plait. Ce que je voudrais surtout savoir, et que je n'expérimenterai à mon grand regret jamais, c'est ce que vous ressentez lorsque vous donnez le sein à un enfant.

Blackbird

* rien de sexuel, c'est un billet de psychologie
** curiosité bien placée, je trouve - on ne les connait jamais assez bien
*** très rares moments, heureusement, je ne passe pas pour un obsédé

L'Humanité (non, pas le journal)

J'ai de plus en plus l'impression que l'Humanité nous quitte, que nous resemblons de moins en moins à de véritables êtres humain.

Ce week end, deux enfants (4 et 6 ans) ont été enlevés en France, puis retrouvés tués - et même violé pour le petit garçon de 4 ans. Violer un enfant de 4 ans, est-ce là un acte humain? Y-a-t'il quelque trace d'humanité dans le fait de faire du mal à des enfants? Dans d'autres pays, ces mêmes enfants sont enrolés de force pour porter des fusils et aller se battre. La guerre elle même est un acte contre l'humanisme, mais enroler des enfants?

On laisse nos voisins vrever de foid, de soif ou de faim. Est-ce humain?

Dans un billet précédent, je parlais des loups et des ours. Ce que leur font une poignée d'éleveurs et de chasseurs. Cela aussi, est-ce humain?

Si je disais que l'homme est un loup pour l'homme, je crois que ce serait vraiment trop méchant pour le loup. La vérité, c'est que l'homme est un homme pour l'homme.

08 mai 2006

La naissance de Vénus


De Sandro Botticelli, je ne connais vraiment, et je n'adore à ce point que la naissance de Vénus. Sans aucun doute ce qu'il a fait de plus beau, de plus plein. De plus personnel, aussi? bien que ce soit une oeuvre de commande.

Dans un billet précédent, j'expliquai mon émoi devant la maternité. Je crois qu'il est identique devant cette oeuvre parce qu'elle exprime la plénitude de la féminité. Juste quelque chose de doux, tout en pudeur. Comme le spectacle d'une femme donnant le sein à son enfant. Une tendresse immense.

Le français, pourtant si riche, manque de mots pour décrire mon émoi devant cette oeuvre, j'arrête donc là ce commentaire. Pourtant, je pense que vous aurez compris ce que je ressens. Affichez l'image en grand, fixez la des yeux, faites le vide dans votre esprit et laissez vous emporter. Bon voyage.

Blackbird.

07 mai 2006

L'oeil du courlis



Je viens de découvrir - toujours la schizophrénie du bloggeur fou, qui court de lien en lien sans savoir s'arrêter - l'oeil du courlis. Très bel oeil, d'ailleurs. Rien ne lui échappe, et la patte est fine aussi. Galerie de photos toutes plus belles les unes que les autres, et qui délivrent une sorte de magie, un côté un peu contemplatif, méditatif, aquarelles ... l'oiseau a plusieurs cordes à son arc. Et sait se lever tôt, appareil en bandouillère, car pour shooter ainsi une toile d'araignée couverte de rosée, faut pas être fainéant.

Depuis que j'ai ouvert ce blog, je ne vous ai pas caché que j'apprécie l'art sous -presque - toutes ses formes. Là, c'est flashage immédiat et complet. Tout ce que j'aime.

http://oeilducourlis.canalblog.com

Blackbird

Le chardonneret



D'oiseau à oiseau, je m'inquiète. Oui, le merle s'inquiète de la disparition progressive du chardonneret élégant. Et savez vous pourquoi le chardonneret se fait si rare dans nos contrées? Parceque les chardonnerets vivent dans les chardons, et que, comme les chardons piquent, l'homme veut s'en débarasser, et de ce fait, fait disparaitre les oiseaux qui en vivent. Et la boucle est bouclée.

Pourtant qu'il est beau, ce passereau, avec ses ailes tachées de jaune, son blanc et ses nuances de brun. Si vous avez un jardin, s'il vous plait, plantez quelques chardons, vous en serez récompensés par la visite de mon petit cousin dont le ramage se rapporte à son plumage. Vous le regretterez d'autant moins que les chardons, en plus, c'est très joli, ça fait de jolies fleurs bleues. Bon, faut mettre des gants pour les cueillir, mais n'est-ce pas un tout petit inconvénient par rapport à tout ce que ça nous apporte?

Blackbird

05 mai 2006

Gros coup de gueule

Une information entendue à la radio me prouve combien la race humaine est prête à tout pour rivaliser de bassesse et de lâcheté. J'ai aujourd'hui même apporté un complément à un billet précédent intitulé "des loups et des ours", que je vous invite à relire.

Et j'espère que vous serez aussi écoeuré que moi.

04 mai 2006

Y'a vraiment que lors des enterrements...


Oui, y'a vraiment que lors des enterrements et des mariages que l'on rit autant. Si si. J'étais à l'office funéraire de la maman d'un ami. Une fois l'émotion de la cérémonie passée, qu'est-ce qu'on a pu se marrer, avec tous les potes retrouvés à cette occasion. A en avoir un peu honte. Retrouvé, oui, car perdus de vue depuis... pffff, des années, vaut mieux pas compter, ça donne le vertige. Ca ne nous rajeunit pas, tout ça.

Mais plus que tout, j'ai vu un ange. Non pas une apparition divine sans sexe, non. A moins que dans un éclair fulgurant de génie, j'ai découvert le sexe des anges? Sans ailes, mais avec une auréole dorée. Et surtout avec un visage de Madonne. Ca m'a soudainement fait tout drôle, tout mou dans les genoux, la température corporelle qui grimpe en flèche, le pouls qui s'affole. Et ça, ce n'était pas lié aux bonnes bouteilles du pot d'après funérailles.

Etonnant, non? comme eu dit Pierre Desproge, alias Monsieur Cyclopède, lors de sa minute nécessaire, et ça me fait penser qu'à propos duquel il faut que j'édite un message dès que les congés payés arriveront. Oui, je sais je suis au chômage, mais il faut que j'attende les congés payés quand même. Mais revenons à nos agneaux.

Donc, disais-je, une apparition presque surnaturelle. Faites une petite expérience (peu scientifique) pour savoir dans quel état je me trouvais : buvez cul sec une demi bouteille de whisky* (37.5 cl, en gros) puis patientez quelques minutes. Après, vous en aurez une idée. Si pour éviter la gueule de bois, vous préférez le tarpé**, à votre guise, mais 5 à la file, et bien tassés. Ah, une chose, encore, ne prenez pas le volant après cette expérience.


J'vous jure, il n'y a que lors des enterrements que ce genre de choses arrivent. Ou dans les rêves. Ou dans les films de Hollywood. Bon, allez, c'est passé, j'ai même plus la gueule de bois.

Blackbird Comateux

Ps : les icônes orthodoxes, c'est magnifique, incroyable, non?
Ps2 : Concernant la Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède, j'attend avec impatience qu'elles paraissent en DVD. Si c'est déja fait, voudriez vous me mettre au parfum? Je déteste être en retard d'une guerre.
Ps3 : Et comme disait Desproge, la maman de mon pote est morte, mais Jean Marie LePen est toujours vivant - le monde est mal fait.
Ps4 : Bon, je crois que j'en ai fini avec les Ps à rallonge.

* l'abus d'alcool nuit à votre santé
** l'abus du tarpé aussi
*** l'abus de ce blog aussi, je pense, je me sens soudainement tout chose !

Mort ... de rire


Oui, mort de rire. Allez, pour une fois, je vais parler un peu de politique. Le duel a toujours été un élément indispensable au western. Sans duel, pas de vrai film sur l'Ouest.

V'la ty pas que c'est chez nous que se déroulent les duels, sous les yeux des caméras et des micros des médias - qui s'en réjouissent sans doute, enfin quelque chose de sérieux à se mettre sous la dent.

Vrai duel, avec vrais colts, entre Wild Sarko (celui qui parle plus vite qu'il ne dégaine) et Gentleman Villepin (celui dont le revolver est chargé à blanc). Tout ça pour un fauteuil à l'Elysée.

A titre personnel, je les trouve ridicules. Parcequ'à force de s'entre-tuer, ils finiront par se faire tous scalper par les indiens. Et ça, ça me ferait bien rire. J'irai jusqu'à dire que ça me ferait plaisir. Dans les westerns, j'ai toujours préféré les indiens aux cowboys, sauf quand il y avait le Général John Wayne. Il est vrai que lui, au moins, était un grand homme.Dommage qu'il soit mort depuis si longtemps.

Blackbird Colt-Pacificateur.

03 mai 2006

La couleur des prunes

Il faut que je remercie Jipes de m'avoir fait découvrir "La couleur des prunes" (première et deuxième partie). Un air lancinant d'enfance, de ces jours qui devraient n'être qu'heureux. Un air qui sent bon les foins, les premiers amours de l'enfance et l'odeur prenante de désinfectant de l'Assistance. Une petite chanson sucrée salée, comme amère et nostalgique en même temps.

Ces lignes magnifiques me font un peu penser à la grenadine de mon enfance, à un parfum des jours que l'on ne retrouvera jamais.

http://lacouleurdesprunes.blogspirit.com
http://lacouleurdesprunessuite.blogspirit.com

Blackbird Nostalgique

02 mai 2006

De quoi je vais me plaindre aujourd'hui?

Oui, oui, si si. En somme, tout va bien, quoi. Bon, bien entendu, il y a le chômage, mais bon; pis il y a le loyer à payer - on est le 2, faut que j'envoie le chèque à mon voleur de proprio; tiens, il y avait encore 2 factures dans la boite aux lettres, ce matin - pffffffffffffffff; ah, pis un coup de fil de mon banquier, qui aimerait que je passe lui rendre ma carte bancaire - il attendra. Mais de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Je ne peux pas non plus endosser tout le malheur du monde - je sais que j'ai le dos large, mais il n'y suffirait quand même pas. Les guerres, les famines, les animaux en voie de disparition, la raréfaction de l'eau potable, du pétrole, tout ça les petits nenfants qui meurent. De quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Il fait beau, j'ai un ordi et une connexion internet, je m'éclate sur mon blog, il me reste même un peu de whisky au fond de la bouteille et assez de tabac pour me bourrer une pipe. Mais de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Pourtant chuis un bluesman, moi, faut bien que je trouve quelque chose ! J'peux pas rester comme ça. Faut que j'fasse mon boulot de bluesman, alors de quoi j'vais me plaindre, de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui?


Bluesbird (jeu de mot)

Blogs en cascade

Ce qui est fantastique avec les blogs, c'est que chaque fois qu'on en lit un, on y trouve des liens intéressants vers d'autres blogs. Et ainsi de suite, comme une cascade, comme un mouvement sans fin.

admettons que pour chaque blog visité, vous trouviez 2 liens qui vous tentent. Eh bien cela nous donne la suite suivante: 2, 4, 8, 16, 32, 64 (qui peut me donner le prochain? personne? Jipes, une idée? Bravo, ce n'est pas pour rien que tu es un scientifique !). A raison de 2 liens par jour, au 7ème jour, vous aurez donc visité 128 nouveaux blogs. Et on se laisse facilement prendre au jeu. Tiens, ce site est sympa, s'il recommande cela, c'est que ça doit être chouette aussi.

Bien sûr, il y a du déchet, des déceptions, mais avouez que c'est une façon vraiment fascinante de "surprendre" ainsi des gens nouveaux. Dans leur intimité virtuelle. Et qu'à chaque fois, au moins, on apprend quelque chose. Passer ainsi de découverte en découverte fait un peu tourner la tête.

Blogbird (jeu de mots)

Jacques Dufilho


Vous vous souvenez? Mais si, regardez la photo, Jacques Dufilho (Zazie dans le métro etc). Et bien mon chien lui ressemble, lorsqu'il sort de chez sa toiletteuse. Si si. Les mêmes sourcils très prohéminents et brousailleux au dessus d'yeux enfoncés dans leurs orbites, le même visage un peu émacié, les mêmes rouflaquettes, les moustaches et la barbe en bataille. Le même regard, aussi, profond (celui de mon chien, c'est parcequ'il est presque aveugle). La truffe est différente, certe - celle de Jacques n'est ni noire ni froide.

C'est vrai que mon Dufilho à une tête de Fox terrier - euh, non, l'inverse, je veux dire. C'est même fait exprès, et tous les bons toiletteurs feront une tête assez similaire à un Fox terrier. Mais là, avec l'âge, mon chien est devenu tout gris et la ressemblance n'en est que plus forte.

Il va me manquer (le chien, Dufilho me manque déja, quel artiste c'était).

Blackbird

01 mai 2006

Jean François Revel

Je voulais faire un papier sur Jean François Revel, mais je viens de me rendre compte qu'il avait déja été fait, bien mieux que je ne le saurai, par Anaik - Le confit, c'est pas gras ( http://anaikcuisine.canalblog.com ), que vous connaissez si vous êtes des fidèles de ce blog. Je voudrais juste ajouter que l'intérêt qu'il a porté pour le Boudhisme m'a poussé à l'apprécier plus encore.

Blackbird

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