30 avril 2006

Les mystères du cerveau


Ce qui me fascine dans le cerveau, c'est non que personne n'y comprenne grand chose, non que ce soit l'outil le plus puissant connu, non qu'aucun ordinateur, le plus perfectionné soit-il, ne rivalisera avec lui. Non.

Ce qui me fascine c'est que c'est le siège de toutes nos idées, mais surtout de toutes nos émotions, dont la variété est infinie. C'est que même lorsque nous dormons, lui continue à travailler. C'est que lorsque nous nous acharnons à faire un noeud de cravate (enfin, nous les hommes, et ce n'est pas facile - que vous vous maquillez, vous les filles), nous pouvons penser à autre chose. A être président, par exemple. Pas vrai, Laurent, Nicolas & C°?

Lorsque vous choisissez un papier peint ou une robe (non, pas vous, les gars), qui est-ce qui vous envoie un petit signal vous disant "ça, c'est ça que je veux". Qui est-ce qui enmagasine tous vos souvenirs sans que vous vous en rendiez compte, vous les restitue lorsque vous les croiiez perdus? Qui libère les endorphines qui vous envoient voler sur un petit nuage lorsque l'Autre vous embrasse tendrement? Le cerveau, toujours lui.

Bon, moi, je retourne laisser travailler mon cerveau tranquillement - en dormant.

Blackbird Fainénant.

Du caractère hypnotique du ressac



Vous êtes-vous déja rendu compte du caractère hypnotique du ressac? C'est pour cela que je préfère l'océan à la mer. Parceque le flux et le reflux y sont plus puissants, plus envoutants.
J'aime me laisser bercer par ce mouvement inninterrompu, massif et pourtant doux. C'est d'autant plus agréable hors saison, lorsqu'on est pas dérangé par les estivants bruyants aux couleurs criardes, par la population aoûtarde, par la viande rouge offerte au soleil comme sur l'étal du boucher.

Non, moi j'aime l'océan en hiver, lorsque seuls les cris des mouettes et les hurlements du vent viennent troubler ma méditation, lorsque seuls les chalutiers aux couleurs vives barrent l'horizon, partant pour leurs zones de pêche. Lorsque seuls les gens du cru font teinter la cloche de la porte du vieux bar, sur le port. Jamais Rimbaud n'aurait du partir pour ses voyages fous; il aurait dû simplement passer l'hiver sur une jetée, à voir le continuel mouvement liquide et à puiser en lui-même plus encore de ces vers afin de nous en gratifier.

Blackbird.

29 avril 2006

Vous souvenez vous?


Je me demande comment fonctionne la mémoire, pourquoi l'on a parfois des flash de réminiscence innatendus, qui nous prennent au dépourvu. Vous bossez, puis, soudainement, vous lâchez votre souris, votre crayon ou quoi que ce soit que vous ayez en main à ce moment là, et vous mettez à penser à un morceau de votre enfance. Etrange!

Et v'la ti pas que ce matin, j'étais au téléphone lorsque, soudain, le trou. Mon interlocuteur avait beau s'égosiller, j'étais ailleurs, je m'étais télétransporté par quelque miracle sur l'Ile aux Enfants.

Si si, je suis sûr que vous vous souvenez. Même si vous avez mon âge ou plus, je suis sûr que ous vous souvenez. Vous aviez peut être comme moi des cadets dont c'était le rendez vous télévisé principal de la journée. Je crois bien que j'étais au lycée, à l'époque, mais en rentrant, je posais les devoirs sur la table et filais rejoindre ma petite soeur, scotchée devant le vieux poste noir et blanc. Puis de toute façon, cette émission quotidienne avait beau dire aux enfants, elle était comme Tintin (7 à 77 ans). Quoique 1 à 111 ans me semblerait plus juste.

Est-ce que vous vous souvenez de la recette du gloubiboulga? Je crois qu'il y avait des bananes, des saucisses de Franfort, de la crème, de la confiture de groseille. Peut être des sardines, non? Je ne sais plus. Il faut que je demande sur les blogs culinaires dont je vous ai laissé les liens si l'on y connait la recette.

Bien avant, il y avait le Manège Enchanté, avec Pollux qui quémendait "enco'e un petit susuc'e, ma chè'e Ma'got", avec son accent British si iinimitable. Là, j'étais vraiment très enfant, nous n'avions pas encore de téléviseur, et j'allais regarder Tournicoti Tournicotons sur celui, vieille et grosse machine encombrante, en noir et blanc, de mes grands parents.

Mon amie Vanille a laissé l'autre jour sur un autre billet comme commentaire que j'avais gardé mes yeux d'enfants. Les yeux, je ne sais pas, mais l'âme, j'espère bien.

Blackbird Nenfant

Un nenfant, deux nenfants, trois nenfants ...

"Helena" de Jipes

En voilà encore, du miel pour les oreilles ! Une porte ouverte sur l'ailleurs, sur un morceau de méditation, une part d'intime, comme entrevu au travers d'un voile très fin. L'apiculteur travaille à la main, c'est du naturel, du biologique, et si ça ne vous emporte pas ailleurs, si ça ne vous porte pas à la rêverie, je mange mon chapeau*.

cliquez sur l'icone à coté du titre pour écouter.

Magique.

Blackbird

* de paille, le chapeau, comme il convient aux apiculteurs

28 avril 2006

De la bruyère.



C'est pour le calme et le rituel que cela constitue que j'aime fumer la pipe. A ma grande honte, j'ai souvent des clops sur moi lorsque je m'en vais au boulot.

Mais lorsqu'enfin je rentre chez moi, j'apprécie de faire retomber le stress de la journée par ces gestes simples et répétitifs, qui consistent en nettoyer et déculotter le fourneau, puis le tuyau, d'ouvrir le pot à tabac, de mettre le nez dessus pour sentir les effluves, de le prendre entre les doigts, de bourrer la pipe, gratter l'allumette pour y bouter le feu et de finalement déguster l'odeur de vanille ou de pain d'épice qui s'en dégage.

Rien à voir avec le foin qui remplit les cigarettes, et qui brûle en un rien de temps. Le mélange de Burley, de Virginie et d'Oriental qui remplit ma pipe se consumme lentement, à petites aspirations, à petites lampées, presque, et dure longtemps. Peu à peu, le calme revient, et je me sens enfin apaisé. Le contact chaud du fourneau sur mes doigts, la cadence lente des bouffées, c'est tout cela que j'aime.

Je fume aussi la pipe parce que je parle peu, et que je n'aime pas me mettre en colère. Les dents serrées sur le tuyau de corne, je canalise mes émotions trop violentes. En fait, fumer la pipe incite à un calme propice à la méditation, à la réflexion. Et une pipe mérite qu'on s'en occupe: entretenir le foyer, enlever les cendres petit à petit... Presque un art de vivre. Au bout de près d'une heure de plaisir, la pièce sent bon, contrairement à la fumée de cigarette. Les mélanges de tabacs et d'arômes rendent presque chaque bonne marque reconnaissable.

Qui plus est, une pipe est un bel objet aux formes variées, les maîtres pipiers jouant d'imagination. La racine de bruyère utilisé peut présenter des teintes chaudes et variées.

Blackbird

Etre une petite souris



Oh oui, j'aimerai parfois être une petite souris, pour voir se qui se passe pendant les soirées entre copines, ces sorties ou nous ne sommes pas les bienvenus. Les soirées entre mecs, je connais, et je dois avouer que je n'apprécie pas toujours. Trop de "Qu'est-ce qu'elle est bonne", trop de "550 chevaux à 3500 tours minutes", trop de "Zizou prend sa retraite" etc, trop de ces sujets qui certe peuvent m'intéresser mais qui, en bande de copains, peuvent vite dégénérer. J'aime beaucoup plus les soirées entre amis des deux sexes, ou l'ambiance est détendue et ou les considérations sexistes et machistes restent au placard. Mais ce que j'aimerai vraiment savoir, c'est ce qui se passe durant les soirées entre filles.

Est-ce que vous parlez de nous en disant "Qu'est-ce qu'il est bon"? Est-ce que vous faites preuve de la même mufflerie dont nous sommes capables? Certains d'entre nous, en tout cas. Est-ce que lorsque vous sortez au restau ou en boite entre copine, vous matez les fesses des garçons comme nous le faisons des votres? De quoi discutez vous? Passez vous vos soirées à parler de régimes et de produits de beauté? De sexe??? Etes-vous, finalement, un peu comme nous, mais en plus distinguées?

Lao Tseu disait "Ne pose pas de question dont tu ne connaisse pas la réponse à l'avance". Pourtant, il est des fois ou je me vois obligé de demander pour savoir. Répondez moi, s'il vous plait.

Blackbird Curieux.

Nous sommes tous prisonniers !



Oui, nous sommes tous prisonniers, et si je n'avais craint de vous rendre malades, j'aurais mis une photo de notre véritable geolier: Wall Street, la bourse, le CAC40, le banquier. En un mot, l'argent.

Vous en avez beacoup et vous croyez libre pour cela? Plus vous en aurez, plus vous serez sous sa coupe. Si vous n'avez pas un sous de trop, vous pouvez au moins vous consoler en vous disant que vous n'avez rien à perdre, et surtout pas votre âme.

Il paraît que la politique ne se fait pas à la corbeille. Nous en sommes pourtant tous dépendants. Ce sont les actionnaires et les traders qui décident de ce que feront les entreprises, à quel prix seront vendus leurs produits. Que nous ne puissions plus nous les offrir, peu leur importe. Tout ce qui les intéresse, c'est le montant de ce qu'ils toucheront au prochain conseil.

Edith Cresson se trompait lourdement mais je crois qu'elle était honnête, en nous déclarant celà. Je crains toutefois qu'elle soit, comme nous tous, prisonnière. Et que jamais la politique ne se libère complètement des impératifs monétaires.

Est-ce qu'un jour, vraiment, la démocratie sera libérée du poids des actionnaires? Il doit bien y avoir un moyen, non? Pas un moyen dictatoriel, rien qui ressemble à l'URSS. Mais un moyen humain, juste humain...

Blackbird Pauvre.

27 avril 2006

Valentine de Meaugort


Sa bouffissure faciale émolliente et rouge érigée sur un châssis de poussah ventripotent décourageait de guerre lasse sa motivation pour paraître proportionnellement aussi sociable qu’il était gentil et bon. Cet espoir de plaire aux gens s’était, du début de son expérience humaine jusqu’à aujourd’hui, retrouvée devenir une impossibilité comme une fatalité. Comme succédané au bonheur de jouir d’une apparence agréable il savait pratiquer l’altruisme, prouvant ainsi l’axiome antédiluvien selon lequel l’habit ne fait pas le moine. Ca lui donnait une richesse de cœur qui le réconfortait un peu.

Illusoire espoir de vaincre quelconque auditoire et leur a priori, qui ne voyait en lui que de la viande. Le gros homme était boucher charcutier.

Gourmand atavique de ses friandises carnassières, ils les engloutissaient goulûment comme le faisait son père et son grand père et tous les charcutiers d’Epercieux Saint Paul qui l’ont précédé selon la tradition.
Un jour, Mme Canut lui demande un gigot d’agneau qu’il lui sert avec un sourire hideux (le pauvre, ce n’est pas de sa faute). La dame lui lance de dos : « Bon week-end Pascal ! » ce à quoi il rétorque : « Non ! Moi c’est Michel… » dans le vide… Et voila ! Ça part en eau de boudin…Personne ne l’écoutait vraiment voila l’histoire. On ne voyait en lui que le gras qu’il déployait à l’étal, que le lard qu’il emmagasinait, les jambonneaux exposés, le foie gavé, la bidoche abondante, la chair adipeuse, la barbaque dodue, ou encore ses esses,… sans remarquer ceux de Sa Souffrance.

Valentine de Meaugort


« Le café

Quand l’envie nous prend d’un bon café
Généreux, velouté à souhait
Sur la cafetière il faut du doigté
On programme, on tripote le boîtier

L’amoureux du café
Idolâtre la machine
Et c’est une sensation divine
Que sur le socle de déposer le gobelet

Pas besoin d’être patient
Le percolateur est précoce
Et bientôt le liquide parfumé gicle dedans
Le joli verre en plastoc

L’amateur ne boit pas,
Il le suce, déguste l’arabica
Jusqu’à ce qu’enfin le liquide chaud et amer

Enflamme l’essence ordinaire ! »

Valentine de Meaugort.

J'avais promis de vous en donner plus, et je vais lui en demander encore, afin de nous en régaler. J'adore sa façon d'aligner les mots de façon si naturelle, comme si aucun autre ne pouvait s'accoler au précédent. J'adore sa façon imagée de décrire des situations si quotidiennes que la machine à café du boulot ou votre boucher habituel.

J'adore sa façon de faire rimer plastoc à précoce, comme Rimbaud parlait de flache au lieu de flaque, pliant un peu la réalité à ses besoin. Valentine et Rimbaud? Belle comparaison, et un compliment ... pour lui!

J'aime l'étendue du vocabulaire qu'elle utilise pour décrire une situation pourtant simple : relisez donc la prose sur le boucher, et soulignez les vocables que vous n'utilisez pas plus d'une fois par an, voir jamais ! Enfin voilà, j'aime ce qu'elle écrit, c'est tout.

Laissez vos commentaires, s'il vous plait, ils seront lus par elle comme par moi. Merci.

Blackbird Admiratif.

Des loups et des ours


C'est étonnant : nos voisins transalpins ont des moutons, des bergers et des loups, et aucun problème. Les italiens seraient-ils plus intelligents que nous?
Depuis la réintroduction du canis lupus, il n'y a que des soucis, chez nous. On nous égorge nos brebis, clament les bergers, on nous tue notre gibier hurlent les chasseurs. Et il en va de même pour l'ours. Ces imbéciles, armés, vont jusqu'à abattre en toute impunité des espèces protégées.
Et nos autorités vont jusqu'à autoriser l'abbattage de 5 loups (pourquoi 5, on se le demande), juste pour des raisons bassement politiques, pour ne pas se mettre à dos une partie de l'électorat. Il est vrai que les chasseurs sont en général riches - une chasse coûte cher - et peuvent faire basculer une élection. On aura tout vu.

Il se trouve que la pyramide écologique était depuis longtemps privée de sa partie supérieure, à savoir les grands prédateurs, dont le rôle est de réguler la population de couches inférieures: lapins, rongeurs etc


Réintroduire l'ours et le loup est donc une action fortement écologique, visant à rétablir cette pyramide et par la même une auto-régulation de la faune. Un documentaire très bien fait, "le cauchemar de Darwin", nous montre par l'exemple ce qu'une modification de la chaine écologique peut apporter: une catastrophe.


Alors protégeons nous, oui, et il y a beaucoup de manières pour le faire, mais acceptons aussi ces voisins peut être encombrants, mais si nécessaires et le plus souvent si charmants. Acceptons le loup et l'ours. Notre monde n'en sera que plus beau.


Blackbird Ecolo.


05 Mai 2006


Je viens d'entendre à la radio qu'on avait retrouvé dans les Pyrénées, près de l'endroit ou les ours slovaques ont été lachés, des récipients contenant du miel et des ... tessons de verre.

Moyen facile de se débarrasser de ses voisins qui n'ont pour seul tort que de faire peur non pas aux petits enfants mais aux grands cons.

C'est d'autant plus révoltant que la mort de l'ours, par hémoragie interne, doit provoquer des douleurs insupportables.


Peut-on imaginer moyen plus barbare pour se débarrasser d'un animal sans avoir à sortir son fusil et risquer de se faire coincer par un garde chasse un peu trop zélé?
Je suis absolument révolté.

En 1960, il restait une centaine d'ours dans les Pyrénées, mais à force de les chasser, car la peau, la graisse et la viande étaient vendues cher et que l'animal n'était pas encore protégé. Est arrivé ce qui devait arriver, il n'en resta plus un seul.

Il y a peu de temps, vous vous en souvenez, Canelle fut abattue par un chasseur. Lequel chasseur, bien qu'ayant été retrouvé et arrêté, fut relaché devant la vindicte d'une poignée de ses confrères. Aujourd'hui, une poignée d'entre eux - 200 chasseurs et éleveurs - font reculer Nelly Olin, notre ministre de l'écologie. Deux cents manifestants ! mais ou donc est la démocratie dans tout cela?

Bon, moi, je propose qu'on réintègre l'ours et qu'on rende à ces deux cents le droit de les chasser, comme ça, tout le monde sera content.

Blackbird Dégoûté par la cruauté des hommes.

De Valentine


Mon amie Valentine m'a écrit ceci sur un coin de table, en quelques instants, d'un seul jet. Comme j'e suis très admiratif de son talent, j'ai déchiré la nappe en papier pour garder le souvenir de ce moment. J'adore sa façon si spontanée de poser les mots comme s'ils étaient évidents, comme si ils avaient déja été écrits quelque part dans son subconscient. Je souhaite maintenant le partager avec vous.



SgtPepper n'aime pas le café
SgtSalt est bien ennuyée
Et elle va voire Agathe Deblouse
La vendeuse de thés en blouse

SgtPepper accorde sa gratte
Emerveillée est SgtSalt
Elle lui prépare une cup of tea
Le blues: sa tasse de thé aussi !

SgtPepper tient le breuvage
Et SgtSalt reste bien sage
Elle attend le concert privé
Que son ami va lui donner

Mais le thé est bien trop brulant
StPepper n'est pas content
Il ne dira pas son secret:
Aux concerts il ne veut plus jouer

La musique reste sa maitresse
Et le blues son adresse
SgtSalt se trouve fade un peu
Devant cet homme si mystérieux !

Valentine de Meaugort.


Je l'ai publié tel quel, sans toucher une virgule. Et pour les amateurs, il y aura d'autres morceaux de choix.

Blackbird SgtPepper.

26 avril 2006

De la grossesse


***


Que vous êtes belles, pendant la grossesse. Que vous êtes belles et que je vous aime. Existe-il chose plus boulversante qu'une femme enceinte? D'aucun disent que vous perdez votre féminité après la naissance. Il n'en n'est rien. Vous prenez des kilos? Fichtre, vous n'en êtes que plus aimables. Et nous en prenons aussi.

Je suis toujours extrêmement attendri devant le spectacle d'une femme se tenant les reins, son ventre rebondi comme une figure de proue, resplendissante, rayonnante de féminité. Ma première envie est de la prendre dans mes bras et de lui faire sur chaque joue un gros baiser.

Je voudrais, en tant qu'homme, être ne serait-ce qu'une heure durant, à votre place et porter un enfant. Devenir mère a sans doute un effet tout a fait différent de celui que nous ressentons en tant que père. Sentir la vie en soi pendant 9 mois doit complètement modifier la vision que l'on a en tant que parent. Oui, je vous aime, avant, pendant et après la grossesse.

Blackbird en cloque again.

PS: je me rend compte que c'est le deuxième billet ou je parle d'hormones, de grossesse. Névrose?

25 avril 2006

Les hormones, je suppose !


Je dois être enceinte, je suppose. Je pense que ce sont les hormones, en ce moment, j'ai des envies. Des envies musicales.
Lorsque je n'ai pas des envies d'Agnès Jaoui (lire le billet que je lui ai consacré), j'ai des envies de Franck Sinatra (en photo avec Dean Martin et Sammy Davis Jr). Des envies de sa voix d'or, de son swing si particulier.

Bon sang, il avait beau faire partie de la Mafia, qu'est-ce qu'il chantait bien, le bougre. Pour interprêter "The lady is a tramp" ou "Fly me to the moon", personne ne lui arrive à la cheville. Sa façon de placer les mots, de les caresser.

Il n'y a pas à dire, à l'époque, on aimait les vrais chanteurs. C'est pas du Florent Pagny, ça.

Blackbird en cloque.

Le confit, c'est pas gras du tout (je confirme)



Oui, je sais ce que vous allez me dire : ça tourne à l'obsession. Mais que voulez-vous, j'adore manger - non, pardon, j'adore bien manger - ce n'est pas pareil.

Et avouez que vous ne sauriez pas résister non plus aux fonds d'artichauts à la tapenade, aux tomates confites et au fromage de chèvre ! Rien que d'en parler, j'ai faim.

Donc, faites comme moi, courez voir http://anaikcuisine.canalblog.com (Le confit, c'est pas gras)

Et laissez moi manger. C'est vrai, quoi, à la faim, euh, à la fin.

Blackbird affamé.

De la cuisine et de l'Art


Je pense que Caroline http://culinotests.com ne sera pas fâchée que je référence ce site là aussi, puisque c'est par elle que je l'ai découvert: La cuisine de Mercotte.

Ce blog présente plusieurs particularités: il est magnifiquement réalisé, on s'y régale rien qu'à voir les photos, et last but not least, on y parle d'art. Tout ce que j'aime, comme vous aurez pu le constater à la lecture des billets précédents.

En commentaire, je me contenterai de dire : précipitez vous !

Blackbird gourmand.

Ecrire.


J'adore écrire. Et j'ai une nette préférence pour la plume - mais pas n'importe laquelle: mon Montblanc Meisterstück. Et sur du vélin vergé légèrement ivoire, de préférence. J'adore le petit bruit du glissement de la plume, l'odeur de l'encre noire (toujours noire, l'encre, c'est beaucoup plus classe que le bleu) et du papier.

Je n'en ai qu'un mais j'y tiens comme à la prunnelle de mes yeux. Parceque le geste est si naturel, avec lui. Parceque l'écriture est si fluide. Parce qu'enfin, ce stylo sait tout ce que j'ai écris depuis une bonne vingtaine d'années que je l'ai.

Oui, mon Meisterstück a lu mes lettres d'amour, celles qui n'étaient destinées qu'à l'Autre. Celles que j'ai recommencées si souvent, pour un mot, une tournure qui ne me plaisaient pas. Pour un tremblement de la main, à cause de l'émotion. Pour une larme, enfin, tombée inconsidérément sur le papier. Oui, il sait le nombre de feuilles froissées et déchirées qui ont jonché le sol autour de mon bureau. Je ne tiens pas à grand chose dans le vie, à part ma guitare (Fender Telecaster, pour cause de son), mon couteau Laguiole (pour cause de souvenirs) et mon stylo. Est-ce là une forme de sentimentalisme idiot, ou de snobisme?

Blackbird Snob

23 avril 2006

Aimer, être et avoir: petite grammaire du coeur



On dit souvent qu'à trop l'utiliser, le verbe "aimer" perds toute sa force, et qu'il ne faut l'employer qu'à bon escient. Foutaises. Personne ne peut se lasser de l'entendre. Connaissez vous plus douce grammaire que la déclinaison, sous toutes ses formes, de ce mot? Aimer, être aimé...
J'aime, j'aimerai, j'aimai, j'ai aimé, j'aime encore. Sur tous les tons et tous les modes, à toutes les personnes, ces déclinaisons me sont poésie.

Lorsque je dis que j'aime, je le dis avec le coeur. Si l'on me dit "je t'aime", j'espère que c'est de la même façon.
Certe, il faut être un peu candide pour dire "je t'aime", un peu crédule pour croire la personne qui vous le dit. Pourtant, qu'il est doux de le recevoir et de le donner. Car aimer ne se dit pas, il se donne. Et puis, regardez au fond de vous même, vous saurez ce qu'il en est.

Et je le donnerai tant que j'en aurai la force, et sans que jamais, pour moi, il perde son sens. A toi.


Blackbird in love.

22 avril 2006

Corto Maltese et Arthur Rimbaud : un romantique




Arthur et Corto ne font qu'un. Le poête précède le marin, Maltese marche dans les pas de Rimbaud.

Le français s'ennuie et cherche dans les voyages sa Muse qui l'a abandonné. Passé 20 ans, il n'a plus écrit la moindre poésie. Il partira pour l'Afrique, découvrir d'autres horizons, faire du traffic d'armes, entre autre. Le maltais voyage pour aller à la rencontre de son destin, car il est le fils d'une gitane et d'un marin anglais. Corto ira jusqu'à se tracer dans la paume de la main gauche, au couteau, une ligne de la chance. Ne pas en avoir porte malheur. Ses origines le poursuivront toujours, l'amenant à explorer la voyance, le vaudou, les mondes de la magie, sous les Tropiques ou en pays celtiques.
Tous deux semblent nés sous le signe de l'Aventure.

Arthur sera l'homme d'un seul grand amour - Verlaine - alors que Corto le rencontrera de nombreuses fois, sans jamais pouvoir l'arrêter. Pourtant, toutes ces femmes continueront à le hanter, particulièrement Pandora.
Tous deux semblent nés sous le signe de la solitude.

Corto Maltese prendra toujours le parti du plus faible contre l'oppresseur: il sera aux cotés du Sinn Fein contre l'envahisseur anglais, des franc-maçons contre les fachistes vénitiens, des cangaceïros contre les propriétaires terriens... Arthur Rimbaud se précipitera en Angleterre lorsqu'il apprendra son ami Verlaine malade.
Tous deux semblent nés sous le signe de l'amitié.

En fait, on dirait que ces deux hommes sont dirigés par une seule et même étoile, qui les mènera hors des sentiers battus, vers l'inconnu et surtout vers les autres. Chacun d'eux rencontrera la mort, littéralement ou au sens figuré.
Oui, arthur Rimbaud et Corto Maltese ne font qu'un, même si ce dernier présente de singulières ressemblances avec d'autres personnages de l'histoire ou de la mythologie (souvent, elles ne font qu'une): Lawrence d'Arabie et bien d'autres.


Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Que buvais-je, à genoux dans cette bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Dans un brouillard d'après-midi tiède et vert ?

Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise, —
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert ! —
Boire à ces gourdes jaunes, loin de ma caseChérie ?
Quelque liqueur d'or qui fait suer.

Je faisais une louche enseigne d'auberge. —
Un orage vint chasser le ciel. au soir
L'eau des bois se perdait sur les sables vierges,
Le vent de Dieu jetait des glaçons aux mares ;

Pleurant, je voyais de l'or — et ne pus boire.


Rimbaud


Blackbird Poétique.

21 avril 2006

La méditation




J'ai une profonde sympathie envers le bouddhisme, vous l'aurez peut être subodoré à la lecture du billet précédent (Le Népal ensanglanté) et pour le Dalaï Lama, en photo ci dessus.

J'ai une grande sympathie pour cette philosophie parcequ'elle met l'homme au centre de tout, et non quelque divinité. Et aussi parceque, comme cela, je me dis qu'avec la réincarnation, et vu mon karma, dans autre vie, je pourrais être une chèvre à laquelle on viendra peigner la gorge pour récupérer des poils et faire du cachemire, lequel caressera peut être la douce peau d'une femme.
Les moulins à prières et la méditation sont là en fait pour nous aider à entrer en contact avec notre moi le plus profond.

Chacun peut trouver sa propre façon de méditer, et d'atteindre à la réalité débarrassée de toute émotion. La mienne est de marcher. Le rythme de mes pas m'est comme une berceuse et m'aide à entrer en moi même pour essayer de me soustraire à l'envie, la jalousie, la méchanceté, la haine. Je reviens de mes promenades comme... lavé de l'intérieur, comme imprégné non plus de mes soucis mais de tout ce que mon regard a rencontré de beau. J'essaye de m'améliorer jour après jour, de tourner mes pensées vers l'empathie, la compréhension...

On voit la vie autrement, après une scéance de méditation (ou de yoga, pour ceux qui pratiquent). Laissez juste votre esprit divaguer sans but précis, puis essayez d'en canaliser le flot. Vous verrez, c'est facile, juste un truc à prendre pour se sentir mieux. Moi qui n'en suis qu'au niveau 0 de la méditation, ça me fait déja beaucoup de bien.

Blackbird Lama

En photo en haut, mon moulin à prières (authentique, il a été acheté sur place. Il se tourne toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Je ne l'ai jamais ouvert, ça porte malheur).

20 avril 2006

Coup de gueule: le Nepal ensanglanté


Ma pratique de la méditation devrait me permettre de rester zen. Mais là, NON.

Depuis des années, le Tibet est envahi par son grand voisin chinois, Ses habitants, pourtant si accueillants et pacifiques en sont chassés, diasporisés (désolé pour le néologisme), voir fusillés. Une grande partie d'entre eux est réfugiée au Bouthang et au Nepal, ou le Bouddhisme, leur philosophie ou religion, est la bienvenue. Ceci suffirait à me mettre en colère contre ces xxx (censuré) de chinois, mais ce n'est pas tout.

Voilà qu'au Nepal voisin, un roitelet auto-proclamé se met à faire donner la garde et à faire tirer à balles réelles sur des manifestants qui luttent contre l'autocratie. D'accord, ce sont des manifestants communistes-marxistes-léninistes-maoistes (ça fait beaucoup, ça!), mais bon... Ce qu'ils demandent avant tout, c'est la démocratie. Ceci aussi suffirait à me mettre en colère.

Mais parfois, 1 + 1 font 3, si on y ajoute la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ces gens qui passent leur temps entre leurs yacks, leurs chèvres (cachemire ou changra - merci Hélène (www.monblogdefille.mabulle.com) et leurs moulins à prières, ces moines vêtus en safran, que l'on oblige à l'exil et finalement tue sont pacifiques ! Même si je sais qu'il y a beaucoup d'autres conflits de par le monde, en Amérique Centrale, en Afrique, en Asie, je me sens particulièrement concerné par celui-ci. Bon, je retourne à mon moulin de prières et à ma méditation.

Freedom for Tibet.


Blackbird Lama

L'Art de la Féminité.





Oui, reparlons des filles. Parfois, je suis envieux de leur liberté de s'habiller. Entendez moi bien, je sais que vous êtes, gentes Dames, tenues de suivre un minimum la mode pour paraître dans le vent. Mais par rapport à nos sempiternels jeans et costumes cravates, vous disposez d'une latitude et d'une imagination qui nous sont interdites. En tout cas, je me sentirai ridicule dans un costume jaune à rayures.

Commençons par le début : à voir le nombre et la diversité des modèles dans les vitrines, la liberté commence à vos dessous. Je ne puis qu'imaginer, qui ne porte que des caleçons, le plaisir que vous pouvez éprouver à porter ces dentelles et broderies. Foin des traditionnels blancs ou noirs, en voici des formes, de la couleur, des motifs, des fleurs...

Des couleurs, motifs et fleurs encore, pour vous mettre en valeur. Mais surtout de l'amplitude, des ondoiements, des négligés savamment arrangés, des transparents couvrant de sages chemises, des mélanges de tissus légers posés sur vous comme la caresse d'un papillon, tout ce qui peut laisser de la liberté à vos corps tout en mettant vos avantages en avant. Que vous devez être à l'aise sous la douce brise des beaux jours. J'en viendrais presque à souhaiter prendre votre place une heure, rien qu'une heure durant. Vous avez tant de liberté, de libertés, pour vous mettre en valeur. Tout vous est permis, vous êtes toujours belles.

Jupes légères qui claquent au vent

Telles les couleurs d'armées pacifiques

Mais oui, c'est le printemps

A nos coeurs d'hommes critique.

Car nous aimons ces étoffes légères

Qui s'enroulent dessus vos genoux

Et qui provoquent en nos artères

Un afflux de sang si doux.

L'Art de la féminité vous vient si naturellement. Ne nous en privez pas, s'il vous plait.

Merci - Blackbird Amoureux.

19 avril 2006

Bienvenue à Barjoland, ou Les Envahisseurs

Un soir qu'il s'était perdu en cherchant un raccourci, David Vincent les a vus : les envahisseurs. Moi aussi, mais pas au détour d'un chemin par une nuit d'orage.

Ce matin, vêtu d'un beau pantalon, d'un beau polo, d'une belle veste légère, d'une belle paire de chaussures toutes neuves spéciales printemps, et muni du dossier qu'on m'avait envoyé, préalablement complété, je me dirigeai, nez en l'air vers mon rendez vous à l'Assedic pour mon inscription comme demandeur d'emploi. Nez en l'air parceque le temps était magnifique, que les premiers beaux jours avaient fait poindre sur les arbres de belles fleurs blanches, roses et jaunes. Le ciel était d'un bleu uniforme, et, mes lunettes de soleil sur le nez, je cheminai tranquillement.

C'est en arrivant à Barjoland que je les ai vus : une longue file de personnages gris, tristes, voutés, attendant leur tour devant un guichet occupé par une blonde pimpante. Les envahisseurs.

A l'inverse de ceux de David Vincent, les miens peuvent plier le petit doigt et saignent lorsqu'ils se blessent; mais ils semblent avoir été atteints par une maladie grave et contagieuse : la grisitude, encore appelée tristitude. J'ai dû les cotoyer assez longtemps avant que l'on s'occupe de mon cas - j'avais oublié combien ça pouvait être long - pour avoir les pires craintes quant à mon propre cas. En rentrant chez moi, j'ai ressorti du fond de l'armoire une vieille veste demi saison noire frippée et dont un accroc a été réparé à la hussarde par votre serviteur.

Ne vous approchez plus de moi, je suis contagieux à mon tour. J'ai attrapé cette maladie propre à Barjoland, et je sens que je mes épaules s'affaissent petit à petit, que ma tête tombe en avant. Et dire qu'il faut encore que je repasse à l'Assedic - bien entendu, ils voulaient des papiers qu'ils ne m'avaient pas demandés et que donc je n'avais pas - et àL'ANPE. Mon cas n'est pas prêt de s'arranger !

Bienvenue à Barjoland.

Blackbird Envahisseur.

18 avril 2006

Quel âne (non, pas moi ! )


J'adore les ânes. Non pas pour un quelconque cousinage que m'attribuent certains un peu trop facilement, ni parcequ'on en fait un saucisson sec très savoureux. Mais parceque c'est un animal doux et gai et qui se familiarise aisément. Beaucoup plus intelligent et moins fainéant qu'on le dit, aussi. Je n'ai rien contre le progrès, mais avouez que pour rapporter ses courses jusqu'à sa cabane, mieux vaut un baudet du poitou qu'un gros 4x4 (oui, j'ai une dent contre les 4x4 de toutes sortes que l'on trouve garés dans nos villes, je ferai un billet la dessus).

Un peu comme la Deuche, l'âne a longtemps fait partie du quotidien de nos campagnes. Plus qu'un "cheval du pauvre", comme on le surnommait, il était et redevient un véritable animal de compagnie, qui dresse les oreilles à l'arrivée de ses maîtres, en signe de reconnaissance et de joie.

C'est aussi avec un âne que Stevenson a traversé le Massif Central, et, à la lecture de son livre, on comprend que les deux sont devenus de vrais amis. Certe, c'est plus gros qu'un chien et moins pratique en appartement. Mais bon...

En fait, mon amour pour les ânes et les Deuches vient sans doute d'une espèce de romantisme idiot qui me fait penser qu'autrefois, la vie était plus facile. Ce qui n'était certainement pas le cas, mais on avait un certain sens de la solidarité, et une douceur de vivre supérieur à aujourd'hui.

Oui, je sais, ce billet est vraiment complètement idiot - asinum sum.

Greybird (jeu de mot).

17 avril 2006

La Deuche ou l'éloge de la lenteur.

Non, ce n'est pas de la publicité pour une voiture, cela fait bien longtemps qu'elle n'est plus produite. Mais j'aime la Deuche, comme on la surnome.

Oui, c'est comme pour les Clarcks, ça peut paraître un peu rétro, mais j'aime la Deuche. Oui, c'est de loin le moyen le moins rapide et confortable de tracer sur l'autoroute pour passer le week end à Dauville, mais j'aime la Deuche. Non, je ne fais pas partie de la flower-genereration (j'avais 5 ans, en 68), je ne suis pas un crypto-bab, mais j'aime la deuche. Oui, je sais, l'âge, les pannes, les pièces détachées introuvables, mais ça se répare tout seul, à la main, et j'aime la Deuche. Oui, lorsqu'on se fait doubler ou que l'on croise un camion, elle penche et secoue, mais j'aime la Deuche. Voilà longtemps déja que j'aime la Deuche. Qui n'en a pas eu une ne peut pas comprendre.

Connaissez vous moyen plus rigolo et sympa d'aller à la chasse aux champignons, ou pour rapporter la cueillette de pommes de l'après midi au soleil, ou mieux, de bronzer tout en allant au boulot? En fait, plus qu'un moyen de locomotion, cette voiture représente pour moi un mode de vie. Foin de gros 4x4, nos grands parents allaient de tous temps et par tous chemins avec ce carosse, capote ouverte en été. La brave bête acceptait de passer partout, sans trop rechigner. Et pour partir en vacances par les petites routes, tranquillement, sans horaires à respecter, en prenant le temps de découvrir de beaux paysages, avec le pique nique sur la banquette arrière, c'est l'idéal. Je préfère cela aux aires d' autoroutes. C'est pour cela que j'aime la Deuche.

Et laissez moi vous dire que c'est hyper hype, bien plus qu'un cabriolet pseudo branché. Et vous vous ferez vites des amis, en Deuche : des collectionneurs fanatiques, qui vous parleront des heures durant de leurs... Deuches.

Ah, si vous connaissez une Deuche pas trop chère à vendre (ça devient des pièces de collection, et les tarifs montent), faites le moi savoir, s'il vous plait.

Merci - Blackbird Rétro

Tout ce que font les filles...


C'est dingue tout ce que font les filles : crèmes exfolliantes, anti-capitons, hydratantes, anti-cernes, liftantes jour et nuit, remodelantes, huiles de massages, après shampoing lissant ou volumisant, teintes et mêchages de tous styles, masques en tous genres, sans compter des comprimés de toutes sortes et les traditionnels rouge à lèvres, fond de teint... La liste est très longue de soins et maquillages divers. Qu'ai-je oublié? Ah, oui, les dépoilants qui agissent en 2 minutes sous la douche (bien moins douloureux que l'épilation à la cire, et ça vous laisse la peau douce pendant 4 semaines). Et les parfums. Et les manucures. Et le coiffeur, aussi, mais pas n'importe lequel. Comme dit mon amie Hélène, son vanity est plus lourd que sa valise lorsqu'elle part en week end. Pourtant, pour ce qui est des fringues, faut pas mollir non plus.

Tout ceci pour dire que je suis admiratif des efforts que font les femmes de tous âges, et du temps qu'elles passent pour paraître plus... plus quoi, en fait? Plus belles? Plus séduisantes? Plus jeunes?
Oui, je suis admiratif parceque je ne saurai jamais en faire autant. Garder un masque pendant plus d'une demi minute me semble une véritable torture. Je ne supporte même pas la crème solaire.

Pourquoi, alors, pourquoi? Se plaire? Nous plaire? Peur de vieillir? De ne plus séduire? Pourtant, elles sont si belles de nature. Et c'est dans ma nature de les aimer, telles qu'elles sont.

Si vous êtes une lectrice, s'il vous plait, expliquez moi, laissez un commentaire.


Merci - Blackbird Admiratif

Merci à http://monblogdefille.mabulle.com pour la photo

16 avril 2006

Aimer, c'est quoi?


Dis, maman, aimer, c'est quoi? Maman, institutrice de son état, essaye de trouver une réponse adaptée à son fiston de 5 ou 6 ans. Toussote, essaye autrement, et finit par appeler papa à la rescousse. Trente sept ans et quelques expériences plus tard, je ne suis toujours pas sûr d'avoir compris.

Pourquoi évoquai-je ce sujet, vous ouis-je vous exclamer in petto - ou tout haut, c'est selon? Eh bien parceque j'ai rencontré il y a peu La Femme de mes rêves. De mes rêves au sens strictement littéral. Au pied de la lettre, quoi. Pas belle, non, mieux, jolie, très jolie. Je n'aime pas les top-modèles trop parfaits que l'on ne voit que sur papier glacé.
Très jolie, donc, des fossettes creusées par un sourire communicatif, des étincelles dans les yeux, une gentillesse à toute épreuve, de l'esprit et un petit rhume. Pas un diamant, mieux, ma pierre précieuse à moi. Mon aigue-marine montée sur or blanc 24 carats. En rêve. Beaucoup de choses font qu'elle ne le restera qu'en rêve.

C'est pourquoi ce soir, seul dans ma chambrette, je me pose beaucoup de questions. Qu'est-ce qu'aimer? L'amour peut-il durer toujours? etc

Mais plutôt qu'essayer d'y répondre, je vais partir de ce que je sais.

Si aimer veut dire se sentir léger au point de voler au moindre regard de La Femme (ou de L'Homme pour mes lectrices, ou vice versa pour les non-hétéros - restons politiquement correct), si se sentir déprimé dès que l'on n'est pas en présence de l'Autre, alors oui, je sais ce que c'est. Si passer la nuit à regarder l'Autre dormir, à écouter son souffle, en souhaitant que ce moment dure toujours, alors oui, je sais. Si accepter l'Autre et vouloir construire quelque chose pour et avec lui est de l'amour, alors oui, je sais. Si accepter que l'Autre conserve ses mystères et son jardin secret est de l'amour, alors oui, je sais.

Si l'Autre vous manque toujours un peu, reste imprimé à l'encre indélébile quelque part dans votre esprit après des années de séparation, c'est de l'amour, alors oui, il peut durer toujours. Si des souvenirs, seuls les meilleurs restent, alors oui, il peut durer toujours. Si des années plus tard, son parfum, sa robe ou ses fleurs préférés vous restent en mémoire, alors oui, il peut durer toujours.

Je n'ai toujours pas de réponses à toutes mes questions, aucune certitude, mais avec votre aide et vos commentaires, peut être...

Merci - Blackbird Inlove.

15 avril 2006

Dessine-moi un mouton


Je me souviens d'avoir lu - ou qu'on m'ait lu - Le Petit Prince quand j'étais tout enfant. Peut être même ne savais-je pas encore lire? Je ne sais plus. Mais je me souviens que je n'y avais pas compris grand chose. Je me souviens que je me laissai juste bercer par la poésie du texte, et que je regardai les belles images.

"Qu'est-ce que cela signifie, apprivoiser?
- c'est une chose trop oubliée, dit le renard
Ca signifie créer des liens
S'il te plait, apprivoise-moi. Si tu veux un ami, apprivoise-moi."


Aujourd'hui que je ne suis plus un enfant (enfin, euh...), j'ai compris ce passage qui me laissait si perplexe autrefois. Et chaque fois que je le relis, j'en ressens le sens plus profondément. Et chaque fois, je remercie le renard. J'essaye chaque jour d'appliquer ce précepte, et d'être le plus ouvert possible aux rencontres.
S'il te plait...


Merci, le renard - Blackbird Nenfant.
PS: je viens d'apprendre, après avoir publié ce billet, que Le Petit Prince a 60 ans cette semaine. Je le trouve plutôt bien conservé !

Meet Joe Black




Meet Joe Black - Rencontre avec Joe Black, en français, est un film que je ne me lasse pas de regarder depuis plusieurs années que j'ai le DVD. Grâce un trio d'acteurs merveilleux, Brad Pitt, Anthony Hopkins et surtout la ravissante Claire Forlani, il est en passe de devenir culte chez pas mal de gens. Ce film est d'un esthétisme très poussé : lumières, couleurs, ambiances, tout est très recherché et magnifique.

Voici donc la mort qui veut prendre quelques vacances pour se rendre compte de l'évolution du monde, et choisit comme guide un magnat de la presse pour qui elle est venue, en échange de temps. Au moment fatidique, la grande faucheuse hésitera entre lui et sa fille qui lui a fait découvrir l'amour (le vrai, le grand, le beau, y compris le charnel, forcément, si non ce ne serait pas un film complet). Cruel dilemme, dont la morale est, outre que les requins ne sont pas forcément ceux que l'on croit, que la mort est finalement un chic type.

Un film aussi profond que romantique et avant tout beau.Beaucoup de gens auxquels je l'ai montré en sont resté sous le charme, comme moi sous celui des beaux yeux de Claire Forlani.

Blackbird Lesyeuxdoux.

ps: oui, je suis romantique, et alors?

Claudine Legastelois




Claudine Legastelois: nu, aquarelle 50 x 33 / reflets sur le lac, aquarelle, 50 x 40 / mouettes, aquateinte, 50 x 33

Je viens de découvrir le site de Claudine Legastelois et j'ai décidé de vous faire partager ce coup de coeur pour une artiste dont le travail me plait beaucoup. Plutôt qu'un long discours, je vous donne l'adresse pour que vous vous rendiez compte par vous même :

Blackbird Cestbeau

Canta


En voilà un album magnifique ! Loin d'être une actrice qui chante, Agnès Jaoui montre sur ce disque un talent certain. Chansons en portugais ou en espagnol, d'un murmure ou clamées, accompagnées d'un combo de cordes - souvent d'une simple guitare, elle réexplore le fado, le flamenco, les musiques brésiliennes, de façon très personnelle.
Les sonorités sont douces, les rythmes sont envoûtants, la voix se pose sur la musique comme une caresse, et les standards qu'Agnès revisite (Historia de un amor, par exemple - vous reconnaitrez à l'écoute), plus qu'une reprise, semblent nés de l'aube.
Agnès Jaoui chante en duo sur certains morceaux, avec Marcos Arrieta ou Maria Bethânia, par exemple.

Cette musique vous monte un peu au cerveau, comme la fumée d'un bon havane : en volutes. Du miel pour les oreilles.

Blackbird Havane.

Je l'aime !



Sandrine, je l'aime, j'en suis raide dingue, c'est tout. Pas de commentaires (enfin, de ma part, vous pouvez laisser les votres, bien entendu).

Blackbird Emu.



Ou étiez vous?


Ou étiez vous le 26 Avril 1986? Que faisiez vous ce jour là? Si si, vous devriez vous en souvenir, c'est le jour ou le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé. Vous devriez tout au moins vous souvenir du nuage arrêté par les frontières, a moins qu'à l'époque vous ayez fait une retraite dans quelque monastère perdu, sans téléphone, radio ni journeaux. A moins aussi, heureux visiteur, que vous ne soyez trop jeune?
Moi, je me souviens : j'avais 23 ans, il faisait très beau, ces jours là, et comme je ne travaillais pas, à ce moment là, je m'occupais du jardin de la maison familiale, en t-shirt, au soleil.

J'aimerai bien savoir ou vous étiez, ce que vous faisiez et avoir vos réactions, 20 ans après. Racontez moi, s'il vous plait.

En illustration, le sarcophage du réacteur n°4

Blackbird Radioactif.

14 avril 2006

Le Haïku



J'aime les Haïku, cette forme de poésie japonaise millénaire, très courte et qui répond à des normes très sévères. Il s'agit de 3 vers (5, 7 et 5 syllabes), qui décrivent en général lieu, moment, action et comportent une chute courte, souvent drôle. Le Haïku évoque la réalité la plus simple mais doit nous en présenter en-deça des mots l'essence telle que perçue par le philosophe. Il fait avant tout appel à la sensibilité et à l'imagination du lecteur. Foin d'adjectifs, de qualificatifs, la saveur et la couleur des mots n'appartiennent qu'à celui qui les reçoit en toute innocence, puisqu'il n'a, lui, pas vu la scène.


Réveille, réveille-toi
Je te prends pour ami
Papillon
(de Bashô, considéré comme le plus grand poête japonais / 1644-1694)
Le vieil étang
Une grenouille y plonge
Plop !
(du même auteur)
Une souche de chêne
Les brousailles lui font
Un vieux chapeau

Automne
Le bouleau jette
Sa monnaie d'or
Ces deux exemples sont très parlants, sans un mot de trop. C'est le principe même du haïku : donner à imaginer. Et je suis sûr que vous voyez très bien l'image évoquée. Ils sont de H. Brunel, auteur d'un ouvrage sur le sujet.
Novembre dehors
Ma voisine, une mèche
Comme une virgule
(celui ci est de moi - désolé)
S'il vous plait, laissez moi vos Haïku en commentaires, ils seront lus et appréciés.
Blackbird Japonais.

Des goûts et des couleurs


José Pimmel, huile sur carton 11 x 17 cm, ma collection privée


J'aime l'art. Pas forcément le résultat, on ne peut pas apprécier tous les livres, tous les tableaux, toutes les musiques. Mais le simple fait de s'exprimer, quelque soit le talent que l'on possède (ou pas). A mon grand regret, je n'en ai aucun crayon en main. Dommage. Mais j'essaye de discerner celui des autres, en regardant avec les yeux du coeur. Ou de l'âme, c'est celon, vous choisirez.
J'ai beaucoup aimé cette petite huile sur carton, non qu'elle soit particulièrement "belle" ou "bien peinte" (ce n'est pas vraiment du figuratif), mais parceque, pour moi, elle dégage une émotion certaine. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

Il n'y a pas 2 perceptions identiques d'une oeuvre, elles sont multiples et dépendent de la sensibilité, de l'histoire de la personnes qui la regarde ou l'écoute. Que notre couleur préférée soit le bleu, le rouge, le vert, qu'importe, seul compte l'émotion.


Si vous aussi, vous aimez l'art, allez visiter le blog de mon amie Audrey:
http://www.archess.skyblog.com et laissez lui des commentaires, elle adore ça. Elle est une bloggeuse chevronnée, et s'occupe aussi de www.titeuf0982.skyblog.com (photos et délires), www.furian-eyes.skyblog.com (Vin Diesel) .

Blackbird Copinage.

13 avril 2006

Un blog de Fille ou la "girlitude"

Que tous les hommes qui n'ont jamais lu le Marie-Claire ou le Femme Actuelle de leur femme, ou encore dans la salle d'attente chez le médecin ou le dentiste (ça me fait penser qu'il faut que j'y aille, moi), que tous les hommes, disais-je, lèvent le doigt. Ah, je vois quelques célibataires qui ne sont jamais malades. Moi, j'achète des journaux de bagnoles, mais je l'avoue sans honte: il m'arrive de lire les journeaux dits féminins. Et je viens de découvrir le blog de mes rêves :
http://monblogdefille.mabulle.com


Vous y découvrirez tout sur les achats de lingerie fine sur internet, les meilleurs produits contre la peau d'orange, la dernière mode en matière de sandales pour cet été, l'épilation du maillot et autres sujets du même tonneau, mais aussi des billets sur les voyages, de critiques de livres, de belles photos pour illuster le tout... C'est fait avec un grand professionalisme, les articles et les commentaires sont trop drôles.

J'adore, courrez y vite.

Blackbird Dysmorphophobe.

12 avril 2006

Et encore du blues, mais à la radio

Route66, la meilleure émission de blues que je connaisse à la radio www.surlaroute66.free.fr et c'est podcastable, en plus.

Une émission de passionnés, pour passionnés, avec des fous de blues au micro et aux manettes. Et, en plus, un site très bien fait sur lequel vous trouverez interwiews, galerie photos, et pourrez podcaster les dernières heures diffusées. Et Jean-Luc est prêt, pour obtenir une interwiew, à ne pas dormir de la nuit avant de retourner bosser le matin. Même si RDL est une radio dite "locale", son travail est vraiment remarquable. Allez, tous à vos lecteurs MP3

Blackbird
Centtroispointhuitfmstéréo

Petit post scriptum: la bouteille de (pas de publicité mais tout le monde aura reconnu la marque) n'est là que pour le décor !!!

Les tests de Caroline


Est-ce que comme moi, vous aimez manger et rire? Indispensable, alors: www.culinotests.fr

Caroline, qui gère ce blog, vous accueillera avec un grand sourire et un mot gentil pour chacun. Elle présente recettes, trucs, astuces pour que votre cuisine se transforme en un véritable paradis. Un exemple : saviez vous qu'il fallait griffer les frites pour qu'elles soient bien moelleuses à l'intérieur et croustillantes dehors?
Le fin du fin, pour elle, c'est un croque madame aux oeufs de caille, pour avoir un jaune d'oeuf à chaque bouchée. Gourmande, va ! Elle répondra à tous vos commentaires ou questions, et, à force, j'en suis sûr, finira par devenir une amie. C'est en tout cas ce qui se passe pour moi.

Caroline explore avec délice (et délires) toutes sortes de recettes, de trucs et astuces, allant de l'apéritif au gingembre (attention à ne pas abuser) aux pancakes minutes, en passant par le carpaccio (de boeuf ou de pétoncles), les poellées de légumes, les sandwichs faits en un tour de main et la sauce mayo/ketchup pour accompgner les frites. Quelle belle constitution.

Je visite ce site quotidiennement, surtout lorsque je dois aller faire des courses, et à chaque fois je trouve une idée pour me régaler ou régaler mes amis. Et pour ce qui est de l'humour, elle n'est jamais en reste - a voir absolument.

Blackbird Gourmand.

Mes amis musiciens





















Voici les musiciens avec lesquels j'ai eu le plaisir et le privilège de jouer (de gauche à droite et de haut en bas) :

Patrick :
Un batteur qui sait mettre un tempo et un groove extraordinaire, quoiqu’il joue. Et un déconneur de première.


Photo de groupe : Mojo Blues Band en concert, avec Jipes (guitare), Mitch (batterie), Raphi (basse) et Mario (claviers). J'ai eu le plaisir de jammer avec eux, un vrai pied. www.mojo.fr

Fabrice : mon maître et ami. Exilé aux Etats-Unis pour vivre de son talent, il joue dans moult groupes de country et de blues.
http://www.guitartracks.us/

Mario :
Hammond, Rhodes, il sait tout jouer, et avec un sens rythmique et harmonique inimitable. Et toujours avec le sourire.


Phil :
A mon avis, le meilleur harmoniciste français, sans exagérer. Tout dans la finesse et le charme.


Joe : le plus américain des bassistes français. Un touche à tout de génie, et d’une gentillesse rare.
Vous pourrez découvrir des échantillons de leur talent sur www.ioverdubs.com

Et il y en a dont je n'ai pas de photo : Stephan, guitariste fou et spécialiste de la pédale wahwah, Nikoman, dont la basse gronde le tonerre de Dieu, Sébastien alias Wonderboy, un autre batteur talentueux, Nicolas "la Classe", pianiste de jazz au toucher incomparable.

Que tous soient remerciés ici pour tout ce qu'ils m'ont apporté.

Blackbird Bluesman.

photos ioverdubs.com

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