05 août 2006

Blackbird reloaded ... ailleurs

Pour information :

Blackbird est enfin reloaded ailleurs !
En effet, je suis passé de la cave au grenier, j'y ai retrouvé de la musique que vous pourrez entendre sur mon nouveau blog, ce qui était difficile ici.
A plus la-bas. Blackbird.

04 août 2006

La SPA

Je cherche à adopter un chien. Je pense qu'à l'automne, j'irai à la SPA trouver mon bonheur. Sauf si d'ici là un lecteur cherche à placer une portée, un foyer pour un toutou qu'il ne peut pas garder et souhaite voir bien traité. Car bien traité, il le serait, chez moi. Je vous dirais bien de demander à Bill le chien, mais là ou il est, il risque de ne pas répondre, le pauvre. Il me manque beaucoup, mais je pense qu'outre une compagnie, un clou chasse l'autre (comme le dit le dicton).


J'ai beaucoup de sympathie pour la SPA et d'admiration pour le travail que font ses adhérents, j'essaye de les aider un peu, quand je le peux. Je trouve qu'ils sont admirables d'abnégation, à donner de leur temps voir de leur argent pour quelques uns de nos trente millions d'amis. Mais si en attendant de réunir la somme (rondelette) demandée pour l'adoption d'une bête, je cherche une éventuelle "adoption contre bons soins" comme on dit.*

Ceci n'est à vrai dire pas un SOS, mais si vous savez un compagnon à quatre pattes cherchant à se faire adopter, n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Je lui donnerai tout ce dont il aura besoin, à commencer par l'amour.


Merci d'avance - Blackbird.

* gratuit, pour les non-comprenants.

30 juillet 2006

Tenir coûte que coûte ...

Tenir coûte que coûte. Parler, crier, hurler s'il le faut, mais tenir.
S'accrocher de toutes ses forces, se cramponner, ne pas lâcher.
creuser au plus profond, jusqu'aux dernières pépites de lucidité,
Puis creuser encore et encore, creuser comme pour en finir.
Puis même lorsque l'on touche le fond, recommencer.

Croire, encore. Penser. Puis, s'il le faut, pleurer avant de recommencer.
C'est ça, la vie.

à A, M et S, puissent-ils ne pas avoir à creuser.




Doctor Feelgood


Bon, passons aux choses sérieuses : manger ! Mais pas que, manger alsacien !

Au fur et à mesure de mes périgrinations sur la toile, j'ai découvert un blog culinaire tenu par un de mes coreligionaire alsacien.

Enfin, coréligionaire, faut pas pousser, il est du nord de l'Alsace, je suis du sud.

Mais fi de ces basses considérations géographiques, il pratique la cuisine Alsacienne. Oui m'sieurs dames. Et c'est là l'essentiel.

Je ne vais point là vous donner une liste exhaustive des recettes de notre beau pays qu'il décortique pour vous permettre de les réaliser chez vous, sachez simplement que c'est clair. Rien d'abscon, il parle simple et appelle un oeuf un oeuf, de la farine de la farine. Et le tout orchestré avec humour, qui plus est.


Si donc l'idée (qui peut paraître saugrenue à un parisien ou à breton, certe, et encore) vous prend de réaliser des grumberekiechle (coussinets de pommes de terre, que notre dialecte est savoureux), un beackeoffe (une potée de patates au four du boulanger), des spaetzle (des pâtes alsaciennnes aux bons oeufs frais), un sürlawerla (un foie aigre) ou une apflewaïa (une tarte aux pommes à l'alsacienne)une seule adresse : http://drfeelgood.canalblog.com


Blackbird.

28 juillet 2006

BNB vs PNB


Le PNB, vous connaissez : Produit National Brut. Mais si, on en entend parler dans toutes les informations économiques avec la croissance et autres sujets tellement intéressants.

J'ai été surpris, en revanche, en entendant parler aujourd'hui d'un petit pays, au nord de l'Inde et au pied des montagnes de l'Himalaya, dont le roi a institué le BNB : Bonheur National Brut. Voilà une initiative, basée sur le développement durable, qui devrait être étendue au monde entier.

En effet, les besoins primaires (un toit, de quoi manger, se vêtir, se protéger), tout le reste devrait être partagé entre tous afin que tout le monde puisse satisfaire ses besoins secondaires et bénéficier d'une part de bonheur équivalente à celle des autres (à commencer par moi, voilà, na !).

Alors je ne sais pas vous, mais cette initiative de BNB, je trouve cela vâchement bien, et je ne serais pas contre qu'on l'adoptat chez nous. Chez nous ou certains ne peuvent pas même satisfaire leurs besoins primaires quand d'autres font une consommation frénétique du reste. Comme le disait Proudhon et comme je l'écrivais l'autre jour, la propriété c'est du vol.


Blackbird.

25 juillet 2006

Ne troublez pas le sommeil des fonctionnaires, s'il vous plait !

Non, ne troublez pas le sommeil des fonctionnaires. Parcequ'ils pourraient être de mauvaise humeur. Et s'il s'agit de votre percepteur, ce serait gênant.

Et même s'il ne s'agit pas de lui, vous n'aurez pas votre réponse plus vite qu'en les laissant se réveiller tous seuls. J'ai essayé de secouer un peu la dame que j'avais en face de moi la dernière fois, ça n'a pas marché. Alors aujourd'hui, je l'ai laissé sortir d'elle même des bras de Morphée, et j'ai pu avoir le renseignement que je désirai.

Alors ne troublez pas le sommeil des fonctionaires, les laisser dormir est encore le meilleur moyen d'arriver à vos fins.


Blackbird.

24 juillet 2006

Belle et déserte !


Que la vie peut être belle ... quand on la prend par le bon bout. Il suffit pour celà de faire fi de tous ses problèmes, de fermer les yeux, de s'allonger mollement et de s'imaginer ... de s'imaginer ou vous voudrez. Pour moi, ce sera quelque part là au dessus, une plage déserte, mes lunettes de soleil sur le nez, à lire - enfin - "Utopia" de Thomas Moore*, que je n'ai jamais réussi à finir jusqu'à maintenant. Ou à relire toute la collection de "Oui-oui" de Enyd Blython, histoire de me rappeler mon enfance. Puis, endui de crème, j'irai voir les jolis poissons multicolores dans le lagon.

Je t'enmène, tu viens** ? Alors fermes les yeux et donnes moi la main, il suffit d'imaginer.


Blackbird.

* je n'ai jamais eu le temps d'arriver jusqu'au bout de ce livre, je m'endors plus facilement dessus que sur un traité de physique appliquée.
** eh, pas tout le monde, si vous venez tous, ce n'est plus une plage déserte !

23 juillet 2006

La tête dans les étoiles !



La tête dans les étoiles, oui, ou plus exactement dans la nébuleuse de la tête de cheval (galaxie d'Orion). Et pourtant, si vous joignez un jour une bande d'astronomes amateurs, vous risquez d'être déçus. Nulle poésie, ni cantate de Bach : des angles en minutes, secondes et dixièmes, quelques "Oh, t'as vu cette configuration ?" ou encore de "Trop de pollution nocturne, ce soir".

Vous pouvez me croire, j'ai fait l'expérience. Imaginez l'astronome dans "Tintin et l'étoile mystérieuse", les amateurs que j'ai eu l'occasion de cotoyer sont les même : une bande de têtes grossies trop vite, incapables de simplement se réjouir du spectacle d'une magnifique nuit d'été.

Lorsque ce soir, vous sortirez prendre un peu le frais, levez donc la tête, je suis sûr que vous, vous l'entendrez, cette cantate de Bach.

Blackbird.

19 juillet 2006

La propriété ...



La propriété, c'est du vol. Voici ce que disait Proudhon, le père de l'anarchie.

Voulez vous savoir la cérité? Je suis assez d'accord. Du moins je serais assez d'accord pour remettre en cause le système bancaire et financier de notre beau monde. Juste histoire que les riches blancs donnent un peu d'argent aux pauvres petits africains, afin que ceux-ci puissent se soigner contre le Sida ou se mettre quelque chose sous la dent. Ou, plus près de nous, que l'on ne puisse plus voir de gens être saisis par un vilain huissier simplement parcequ'ils ont perdu leur boulot.

Vous me direz qu'en prenant l'avion, maintenant, on donne (un petit) quelque chose sur le prix du billet. Foutaise que celà, autant mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Je ne suis pas pour la violence, Bonnot ne me plait pas particulièrement, mais je ne vois qu'une seule vrai solution : la propriété, c'est du vol. Et que chacun donne à la société selon ses moyens, sans en tirer quelque avantage que ce soit.

Blackbird anarchiste.

18 juillet 2006

Anne Archet


La schizophrénie bloggistique peut vous emmener loin. Car de fil en fil, je suis arrivé sur un site littéraire présentant poésies, aphorismes, essais puis sur un avertissement vous demandant premièrement si vous êtes majeur et deuxièmement si vous appartenez à une quelqonque ligue religieuse qui vous interdirait de savourer un certain érotisme, voir un érotisme certain.

Et comme je suis majeur, vacciné et non-croyant, j'ai entrouvert la porte pour jeter un oeil, avant de me précipiter en défonçant la sus-dite (la suce-dite?). Je craignais le pire, j'y ai trouvé le meilleur : une langue (le français, pas ce à quoi vous pensez, petits polissons) - un français disais-je... Voilà, à force de vouloir faire des phrases, je suis perdu ! un français que l'on s'attendrait plutôt à trouver chez Proust.

Or donc, frustrés de la bistouquette qui cherchez des émotions fortes afin de ... de quoi, d'ailleurs ? de poivrer vos soirées solitaires, passez votre chemin. Nulle photo salace n'illustre ce bijou. Tout est suggéré, rien n'est vraiment dévoilé, la langue - ah, zut, encore ! - le langage est là plus pour vous laisser imaginer plus que pour dévoiler. Comme si Anne plutôt que de se montrer nue nous laissait entrevoir, deviner, fantasmer, sous une légère robe d'été.

Oui, le mot est dit, fantasmer. Le fantasme n'est il pas ce qu'il y a de meilleur dans l'amour ? L'attente ce qu'il y a de plus savoureux? http://www.archet.net

Aphorismes, poésies, nouvelles, tout y est vraiment beau, simplement beau. Et en plus, elle est anarchiste et connait Proudhon. Quelqu'un selon mon coeur.


Blackbird.

15 juillet 2006

L'oeuf coque !

Mon plus grand régal : l'oeuf coque, sel de Guérande et mouillettes. Cuisson 3 minutes et demi, de sorte que le jaune soit liquide, coulant, et enrobe bien les mouillettes. Le pain ? Campagne, bien entendu, une belle miche, de sorte que je puisse faire de longues mouillettes. Je ne suis pas pour le poivre, je trouve qu'il masque un peu les saveurs si subtiles du jaune. C'est étrange comme les meilleures choses sont souvent les plus simples*.

Blackbird.

* et les plus difficiles à réussir parfaitement.

FIV ou la preuve par l'amour.



Une Fécondation In Vitro (FIV) est un tel parcours du combattant que ça peut en devenir une épreuve pour le couple. Lorsque le désir d'enfant devient si fort qu'on entame une FIV, c'est surtout une preuve d'amour. Car c'est long, c'est dur, c'est aléatoire - le taux de réussite n'est que de 15 %.

Car si Amandine, le premier bébé eprouvette au monde, a maintenant 24 ans, combien de parents déçus, combien de couples qui, à l'issue de la sixième tentative* devront tester leur amour, leur solidité.

Mais pour les autres, pour les quelques élus qui se voient courronnés de succès, c'est le début du bonheur et d'une route non moins cahotique : enfanter dans la douleur (merci, Eve, d'avoir croqué la pomme!), se lever plusieurs fois par nuit, les premières dents. Puis viendront les bêtises à l'école (ou ailleurs), les inscriptions au judo ou à la danse, les redoublements voir les renvois du lycée.

Je suis admiratif devant des aspirants parents prêts à se lancer dans le parcours du combattant de la FIV et leur souhaite à tous de posséder tout l'amour qu'il faut pour surmonter les épreuves, les déceptions, les incertitudes avant, peut être, de connaitre le bonheur.

Blackbird.

* pour des raisons de santés, les tentatives de FIV sont limités à 6.

14 juillet 2006

Appollo



Je me souviens que je rentrais très très vite de l'école et me précipitais sur le téléviseur, pour voir les retransmissions de la première mission Appollo sur la lune, celle ou Armstrong prononça une phrase devenue mythique : "c'est un petit pas pour moi mais un bond de géant pour l'humanité".

Je me souviens du module lunaire, du char lunaire, des bonds de 6 mètres, des reflets dans les visières des casques des cosmaunautes, des morceaux de roche lunaire rapportés par Aldrin, Armstrong et Collins. Je me souviens encore de l'amerissage, les trois parachutes ouverts en corolles colorées derrière la capsule lunaire.

Je me souviens enfin de ma grand mère persuadée qu'il s'agissait d'une fiction et qui soutenait mordicus que jamais personne n'irait jamais sur la lune. Et pour quoi faire, en plus? Quelle idée, Grand Dieu.

Je me souviens de tout cela comme si c'était hier tant c'était extraordinaire, tant les images en noir et blanc que diffusait notre vieille télé semblaient magiques. C'était en 1969, j'avais 6 ans.

J'en suis encore émerveillé, j'en ai encore la tête dans les étoiles. Et chaque fois que, dans un beau ciel d'été, je vois la lune, je lui adresse un grand sourire, la salue et lui demande si le drapeau américain flotte toujours, la-haut.

Blackbird.

13 juillet 2006

Du bon pain !


Onques vit-on homme manger sans pain. Quoi qu'il ait dans l'assiette, il y en aura à côté, pour pousser, saucer, tartiner, mouilletter ...

Alors tant qu'à manger du pain, autant qu'il soit bon. Et que celui qui n'a jamais mangé le bout de la baguette en rentrant de la boulangerie me jette la première pierre. Et pareil pour celui qui n'a jamais apprécié un morceau de pain tel que ou avec juste un petit morceau de beurre dessus.

Or donc, si comme moi vous aimez le pain - ce dont je ne saurai douter - que vous le fassiez "maison" ou non et que vous travaillez à la main ou à la machine à pain (MAP), voici un blog culinaire qui lui est strictement consacré. Réalisé par une accro à la farine et au levain, une très belle adresse, avec des photos qui donnent envie de vite se faire cuire un oeuf coque, mais aussi avec des recettes de desserts à faire glouglouter les estomacs les plus blindés. Un blog aussi beau qu'appétissant : Fidji Passion Boulange
http://fidji.canalblog.com

Je sens que ma MAP va beaucoup tourner dans les temps à venir.


Blackbird

12 juillet 2006

Chaud ? Thé glacé home made.



Il fait chaud ? Oui, n'est-ce pas. Trop chaud pour boire de l'alcool qui vous assome très vite. Et puis il y en a marre de boire de l'eau sans relief ou des sodas pas bons, pleins de sucre et qui plus est, super chers.

Rassurez vous, j'ai LA solution.

Dans votre cave, vous avez bien quelques bouteilles vides, voir même des bocaux. Alors voici la recette pour un litre de thé glacé home made, super facile et pas cher du tout.

Prenez un demi citron, vous le coupez en morceaux selon votre humeur, mais de sorte à ce qu'ils passent aisément par le goulot de la bouteille que vous avez prévue.

Ajoutez du sucre si vous le souhaitez - j'en met un morceau par litre, mais c'est comme on aime. De toute façon, si après vous trouvez qu'il en faut plus, vous pourrez en rajouter.

Remplissez la bouteille d'eau froide.

Mettez du thé (un sachet ou 1 cc en vrac*) directement dans l'eau froide. Fermez la bouteille et placez la au réfrigérateur. Laissez macérer pendant une douzaine d'heures.

Le lendemain, vous avez un thé glacé sans chauffer d'eau, dosé comme vous le souhaitez et quasiment gratuit**.

Vous pouvez si vous le souhaiter rajouter un peu de tout ce qui vous plaira : épices à vin chaud, par exemple (il y a de l'écorce d'orange, dedans, c'est bon), un sachet de tisane de votre choix, en plus du thé, de la cannelle, du clou de girofle etc.

Le lendemain, c'est bien frais, c'est comme on aime*** et à consommer sans aucune modération****.

Blackbird.

* si en vrac, prévoyez une passoire pour le service.

** je ne suis pas radin, mais vu les prix pratiqués ...

*** c'est comme on aime, oui, il faut tatonner un peu pour trouvé les dosages qui vous conviennent.

**** si, juste une, prévoir des toilettes à proximité si l'on abuse.

2000

2000 visites chez l'oiseau !

Merci, merci à tous.

Blackbird.

Chez Elodie.

photo : Chez Elodie

Voilà un moment que je ne vous avais pas parlé de bouffe. Oui, je sais, j'ai honte, je suis impardonnable. Mais j'ai des circonstances atténuantes. Enfin, bon, voilà, le tort est réparé, puisque je vous présente : Chez Elodie : http://lechebabines.canalblog.com

Si vous faites vos bocaux, votre pain, vos desserts et si vous vous éclatez devant vos fourneaux, il est indispensable que vous alliez visiter ce blog magnifique et vivant. Tiens, quelques exemples : la truffade (j'adore ça, même si je préfère l'aligot), la salade vigneronne de mon Alsace natale, une relecture du bourguignon qui a l'air alléchante, une salade de pâtes aux fruits de mer, des tournedos aux carottes caramélisées ... et toutes sortes de tartes et desserts qui tous plus les uns que les autres font produire à mon estomac de drôles de bruits.

Pour moi qui ai une machine à pain et adore l'odeur persistante et envahissante du pain juste cuit, c'est une mine d'information. Et Elodie ne parle pas que de ça, elle écrit - et bien, qui plus est - sur d'autres sujets parmis lesquels chacun trouvera son bonheur. En somme, je sens que je vais devenir un habitué de ce blog si appétissant.

Blackbird.

10 juillet 2006

On se calme !



On se calme ! A la radio, dans le journal, à la boulangerie en cherchant mon petit pain ... partout, quoi : l'expulsion de Zidane. Bon, ok, on l'a peut être cherché, notre Zizou national, mais malgré tout, s'il on ne sait pas garder son calme sur un terrain, que ce soit en football ou dans n'importe quel autre sport, si on pète un plomb, on sort. Le sang froid doit faire partie de l'attirail technique d'un joueur, au même titre qu'une aile de pigeon ou qu'un coup du sombrero.

Ceci étant, et même si seule la victoire est belle, d'aller en finale est déja un parcours formidable pour cette équipe de France que l'on disait, il y a encore quelques temps, déja morte et enterrée.

Allez, Zizou, on ne t'en veux pas. Bonne retraite à toi. Tu restera pour nous (enfin, pour moi en tout cas) l'exemple d'un sportif génial.


Blackbird.

ps: je n'aborderai pas ici la qualité très discutable de l'arbitrage au cours de ce Mondial, mais faudrait quand même faire quelque chose...

08 juillet 2006

Politiquement correct !

Je déteste le politiquement correct. Je suis contre le politiquement correct. Je ne remercierai jamais assez Pierre Desproges d'avoir ainsi dénoncé le politiquement correct : comment appelles - t'on un paralytique aveugle, muet et idiot, en politiquement correct? Un non marchant, non voyant, non parlant et non comprenant !

On peut aller loin ainsi : une personne du troisième âge, est-ce assez politiquement correct? Si non, on pourrait dire "une personne non jeune". Un adulte? un non djeuns.
Un déficient mental ? Ce n'est pas assez correct ! Un non efficient mental conviendrait mieux. Un handicapé moteur? pareil, un non comprenant. Un handicapé carosserie? Un non efficient physique.

Allez, je vous laisse deviner : un non travaillant ? Bravo, un chômeur. Un non riche ? Oui, un pauvre, encore gagné. Un non bien-portant ? Oui, un malade.*

Et une femme ? Un non homme?


Blackbird


* si vous avez les 3 bonnes réponses, vous méritez de figurer au panthéon des non politiquement parlants.

TaxMan

TaxMan


G. Harrisson, The Beatles


Let me tell you how it will be
There's one for you, nineteen for me


Cause i'm the Taxman, Yeah, the Taxman.


Should five percent appear too small
Be thankfull i don't take it all


Cause i'm the Taxman, yeah, the Taxman.


If you drive a car, i'll tax the street
If you try to sit, i'll tax your seat
If you get too cold, i'll tax the heat
If you try to walk, i'll tax your feet



Cause i'm the Taxman, yeah, the Taxman.


Don't ask me what i wan't it for
(Taxman, Mister Wilson)
If you don't want to pay some more
(Taxman, Mister Heath)


Now my devise for those who die
Declare your pennies on your eyes


Cause i'm the Taxman, yeah, the Taxman


And you're working for no one but me

Taxman


Tiré de l'album "Revolver"

06 juillet 2006

La dictature de la beauté !


Marre, voilà. Vraiment marre de la dictature de la beauté, imposée par une société qui édicte des canons ridicules. Qui pourrait se sentir bien en ne mangeant jamais à sa fin pour conserver un ligne édictée par des publicitaires qui ne cherchent qu'à nous vendre des produits importables, inmangeables, incofortables et in-quoi-able, encore? Cela devient vraiment inssuportable. Les images que nous renvoit la télévision est infâme. Qui, dans la vraie vie peut ressembler aux icônes que l'on nous présente ?

Mesdames, un petit excès de féminité ? Quoi de plus normal si vous avez déja porté 2 enfants, mais on veut vous culpabiliser. Vous devez avoir une ligne de sylphide tout en étant maman. Faudrait quand même voir à pas exagérer.

Messieurs, passé 50 ans, votre pneu commence à remplacer vos cheveux ? Et alors ? Entendu, il ne faut pas exagérer, le surpoids n'est pas bon pour le coeur. Mais de là à en faire une maladie, il y a un grand pas. Entre 3 à 5 kg de trop et l'obésité, il reste quand même une certaine marge. Et puis avoir les cheveux qui tombent, ce n'est pas encore une maladie honteuse, que je sache.

Une façon, alors, de nous sentir bien serait d'acheter les produits de nos modèles de la petite lucarne : l'eau de toilette du mannequin que l'on nous montre nu - et quasiment sous toutes les coutures, histoire que nous nous sentions vraiment mal, la voiture de ce mec tellement à la coule, la montre de James Bond ...

De toute façon, on est jamais beau que dans les yeux des gens qui nous aiment


Blackbird

03 juillet 2006

The Fab Four


Comment ai-je pû mettre autant de temps avant de publier un billet sur les BEATLES ? Comment?

La qualité des chansons de John et Paul, la régularité métronomique de Ringo, la guitare de George, le jeu de scène et l'énergie des 4 réunis ... Rien à voir avec les Rolling Stones, comme on le demandait à l'époque. "Vous êtes plutôt Beatles ou Rolling Stones?" Pour moi, la question ne se pose même pas. J'ai réentendu pas plus tard qu'aujourd'hui les morceau composé par Paul et John pour le groupe de Mick Jagger, "I wanna be your man", interprêté "par les 2 groupes. Je préfère et de loin, la version des Beatles. L'harmonie des voix, la mise en place, tout me parait supérieur à ce qu'en ont fait les Stones.

"Plutôt Paul ou John?" Il serait stupide de faire un choix entre les deux, c'est leur collaboration dans la création des morceaux qui a fait des Beatles ce qu'ils sont : le groupe le plus mythique de l'histoire du rock'n roll et de la pop.

Oui, l'harmonie des voix, la cohésion du groupe, la ciselure des textes, l'humour, tout explique pourquoi les 4 garçons ont marqué d'une empreinte indélébile le monde de la musique moderne. George se tenant au milieu, allant chanter des choeurs tantôt à droite avec Paul si John chantait la partie principale, tantôt à gauche dans le cas inverse, la mise en scène était parfaite.

Je me souviens du concert au Shea Stadium, à New York, des crises de démences du public, avec évanouissement de jeunes filles amoureuses, des cris des aficionados qui couvraient littéralement la musique.
Je me souviens des enregistrements studio de qualité réalisés avec 4 pistes, de l'accord ouvert sonné qui ouvre "Help", des déguisements des 4 sur "The Walrus", de l'album concept "St Pepper". Tout cela n'a pas seulement laissé son empreinte sur la musique moderne mais aussi dans mon coeur. Parceque jusqu'au moment de la mort de John Winston Lennon, je conservais l'espoir de les revoir un jour sur scène.

Je me console maintenant avec l'Anthologie des Beatles, coffret de 5 DVD ou avec le livre qui porte le même titre. Très gros bouquin qui doit peser pas loin de 5 kg, paru au Seuil il y a quelques années. Les 2 sont de qualité exceptionnelle, un vrai régal que je ne saurai trop conseiller à ceux qui, comme moi, restent fans des Fab Four, malgré le temps qui passe.

Blackbird (j'ai trouvé ce pseudo sur l'album blanc).



02 juillet 2006

Marre des blagues sur les blondes !



Oui, j'en ai marre des blagues débiles sur les blondes, de cet ostrascisme qui ne fait rire que les imbéciles. Je suis même vraiment en colère, là.

Une de mes ex était très blonde et très intelligente. Elle était même très belle - je suis sûr, quoi que nous nous soyons perdu de vue, qu'elle l'est toujours - de quoi faire mentir tous les dictons sur les jolies filles intéressées uniquement par leur aspect.

Je cherchai une photo de jolie blonde sur internet, pour illustrer ce billet, mais en tapant "blonde" sous Google, je ne suis tombé que sur des adresses de sites consacrés à des blagues stupides. Je m'élève donc en faux, on peut être belle, belle et blonde, même belle, blonde et Belge sans être pour autant malcomprenante (pour rester politiquement correct).

Vous m'excuserez, sur Google, j'ai dû me contenter d'une blonde d'aquitaine. Belle bête, non? C'est un peu encombrant à mettre dans son lit, peut être ?*

Blackbird

* non, je ne pense pas qu'à ça !

30 juin 2006

Barjoland

Je l'ai entendu à la radio ce matin, le chômage aurait baissé de 2.4% le mois dernier. Et Jean-Louis et Dominique et Jacques de se féliciter de leur excellent travail. Mouais. Je doute. Si si.

D'abord parceque les radiations de l'Assedic, depuis Avril 2006 sont passées de 15 000 à 36 000 par mois. Pour le plus gros, ces gens arrivent en fin de droits et s'inscrivent au RMI. Lequel RMI malgré un nombre croissant, là aussi, de radiations, explose littéralement, pour passer à 1.25 millions de personnes.

Qui plus est, sur les quelques 45 000 personnes ayant trouvé un emploi, un tiers serait grâce à des contrats aidés. Et il y aurait en France entre 1.25 et 3.5 millions de travailleurs pauvres. Enfin, la croissance ne peut pas créer d'emplois si elle est inférieure à 2.5 / 3 %. Ce qui n'est pas le cas.

Mais la construction en nombre important de nouveaux logements sociaux - c'est une bonne chose - entraine mécaniquement des créations d'emploi. En somme, le domaine privé n'aurait pas créé d'emplois, seuls nos impôts l'auraient fait.

Alors manipulation des chiffres, coup de bluff en prévision de la prochaine élection présidentielle? Les chiffres du chômage en tout cas tels que donnés par le gouvernement français ne correspondent pas à ceux qui seraient calculés par l'OCDE. Mais en tout cas, il y a plus de gens qui galèrent qu'on ne veut bien nous le dire.


Barjoland, quand tu nous tiens.

Blackbird un peu en colère.

29 juin 2006

Colmar, petite quoi?


Quand on parle de "Petite Venise" au sujet de Colmar, je me demande si on ne se trompe pas. Petite Amsterdam me semblerait plus approprié, ne serait-ce qu'à cause des vélos.

Mais pour vous faire un avis, vous pouvez cliquer ici : http://www.ville-colmar.fr ou http://www.ot-colmar.fr.

Blackbird.

28 juin 2006

Je ne suis pas un fana du foot mais qu'est-ce qu'on rit.



Bon, voilà, je ne suis pas fana de foot, mais en cas de Mondial, je fais comme les autres, je regarde. Et j'écoute et me marre. En effet, les termes techniques et ceux des commentateurs sont trop drôles. En voici un petit florilège (dans le désordre).

Une mimine : faire main, ce qui est interdit (enfin, je crois) - c'est vraiment trop mimignion, comme terme !

Un tacle : se jeter sur le cul, les deux pieds en avant pour virer un obs ...tacle (en l'occurence, un adversaire, en l'envoyant bouler à quatre pattes sur l'herbe - allez, donne la baballe et va brouter !).

Viril, mais correct : c'est quand un plus grand balance un plus petit pour lui prendre la baballe. Des affaires d'hommes, quoi !

Ne pas faire le voyage pour rien : c'est quand on est le plus petit dans viril mais correct et qu'on se fait envoyer brouter l'herbe du terran. Même que des fois ça fais mal Ex. Djibril Sissé à subi un tacle viril mais correct d'un adversaire chinois et n'a pas fait le voyage pour rien (fracture tibia péronné, c'est pas pour rien, en effet).

Epaule contre épaule : c'est quand deux adversaires courent ensemble vers la balle, chacun essayant d'envoyer l'autre brouter (cf viril mais correct et ne pas faire le voyage pour rien).

Passer le bras devant : c'est lorsqu'on est épaule contre épaule, freiner l'autre en l'écartant du bras (cf viril mais correct et épaule contre épaule).

Casser du petit bois : rien de bucolique là dedans, c'est lorsqu'on se heurte jambes contre jambes en se disputant la baballe (cf viril mais correct et ne pas faire le voyage pour rien).

Etre cuit : être fatigué, vers la fin du match (cf avoir du gaz) - syn. ne plus rien avoir dans les chausettes.

Avoir du gaz : avoir encore des ressources physiques lorsque les autres sont fatigués - syn. avoir du jus (cf être cuit).

Faire la mobylette : faire des allers retours de terrain à toute vitesse (cf être cuit, avoir du gaz)

Etre trop gourmand : ne pas servire un coéquipier mais vouloir aller au but soi-même - syn. avoir les yeux plus gros que le ventre.

Servir (un coéquipier) : lui faire une passe pour qu'il puisse aller au but (cf être trop gourmand)

Hooligan : supporter anglais

Supporter : supporter (cf hooligan)

Bière : boisson sportive et nutritive très utilisée par les supporters et surtout par les hooligans

Klaxon : accessoire automobile que j'entend sous mes fenêtres en cas de victoire de la France - plus pour longtemps j'espère, non que je souhaite la défaite des français mais... (cf supporters, hooligans et Mannschaft)

Mannschaft : équipe nationale allemande de football (de l'allemand, litt. équipe d'hommes). Dicton : le football est un jeu qui se joue à 2 équipes de 11 hommes, et à la fin c'est la Mannschaft qui gagne.

Finalement, quand je fais le point sur ce que je sais du foot, avec ses tacles, ses virils mais correct, ses épaules contre épaule, passer le bras devant etc, ça ressemble pas mal au début des soldes dans les magasins d'habillement féminins. Une certaine hystérie collective. Non?

Blackbird (le retour)

15 juin 2006

YTM287



YTM287, c'est ce qu'il avait tatoué dans l'oreille à l'encre bleue et qui avec le temps devenait de moins en moins lisible, de plus en plus diaphane.

Je viens de me réveiller, comme chaque nuit depuis un certain temps pour voir s'il respirait encore. Je sais que demain matin, de bonne heure, je me lèverai surpris qu'il ne m'ait pas encore demandé à sortir. Je sais que pendant quelques jours encore, je le chercherai dans l'appartement, dans ses coins préférés, sur le canapé, devant le frigo, derrière le fauteuil ou il fait frais l'été et chaud l'hiver, laisse en main, à l'heure de sa promenade. Je sais que pendant quelques jours encore je m'attendrai à voir surgir un gourmand derrière moi, lorsque je serai à la cuisine. Pendant quelques temps encore, je croirai le voir jusqu'à ce que je me rende compte que ce n'est pas lui mais un coussin, un panier, et que mes yeux me jouent des tours.

Pendant un certain temps, puis viendra l'oubli qui enlise tous les souvenirs et toutes les peines dans ses sables mouvants et les fige comme sur une vieille photographie sépia. Vivement qu'il arrive.

A Bill le chien qui aimait tant se rouler dans l'herbe (surtout lorsqu'il y avait une bouse de vache tout près).

Blackbird

14 juin 2006

La météo marine.


Je ne sais pas vous, mais moi, j'écoute attentivement, chaque jour ou je le peux la Météo Marine de Marie Pierre Planchon, après le journal de 20h sur France Inter.

Les noms exotiques des zones, les pressions barométriques, les avis de vent force 7, de grand creux, tout cela m'entraine en une rêverie profonde, en une énorme envie d'ailleurs.

Forth, Dogger, German, Tamise ou Vikings et autres hPa (hecto pascals, mesure de pression barométrique) ou anticyclones me transforment instantanément en une mouette ou un sterne planant au dessus de flots déchaînés, tournant autours de bateaux de pêches secoués comme coquilles de noix colorées, marins cirés de jaune remontant leurs filets.

J'ai souvent rêvé de vivre dans un phare, sur un îlot balayé par les vents et battu par les vagues. Chaque soir la météo marine radio-diffusée donne à mon rêve un semblant de réalité. Et l'égrenage des noms de zones est extrêment poêtique.

Cliquez sur la carte pour la voir en grand.

Blackbird.

ps: retournez donc faire un tour sur "Ma Bretagne" (http://soffie64.skyblog.com), ses photos de mer en furie vous expliqueront sans doute mieux que moi ce que je ressens.

13 juin 2006

Matière (part II)


Voici encore les traces de l'oeuvre du temps, du soleil, de la pluie et du gel sur ce que l'homme construit. A croire que la nature cherche à détruire ce qu'on lui a pris pour bâtir, en y faisant pousser lichen, mousses et herbes folles, en le retournant à l'état de jardin. Vengeance?

Blackbird.

Naturisme et humanisme?


Est-ce que le naturisme est une forme d'humanisme? Je le pense, bien que n'ayant jamais pratiqué la vie libre à même la nature.

Je pense que ne rien cacher de ce que la vie (et nos parents) nous a fait doit rendre plus humble, et donc plus humain. Le seul fait de gommer toutes les différences sociales visibles, extérieures, nous rend plus égaux. D'ou ma conviction que le naturisme est une forme d'humanisme. Mais si ce n'était qu'une forme d'exibitionisme - de voyeurisme?

La ou j'ai plus de doutes, c'est lorsque la Fédération Française de Naturisme prétend que cela rend aussi plus écolo. Certe, vivre à même la nature doit inciter à plus la protéger. Et il est exact que les plages publiques (textiles, comme disent les nudistes et naturistes) le long du littoral sont parfois très sales. Mais de là à prétendre qu'être naturiste est plus écologique, je me demande. Parcequ'on évite d'user et donc de devoir remplacer un maillot de bain?


Parfois je me dis que je ferai volontier un tour au jardin d'Eden, avec mes frères et soeurs, goûter à une totale liberté. Dommage que je sois si pudique.


Blackbird.

Sa Bretagne.






Sa bretagne est sauvage. Sa Bretagne est en colère ou apaisée, selon les moments. Sa Bretagne montre de petits bateaux de pêche aux couleurs éclatantes. Sa Bretagne montre des bretons, des plages, des ports, des villages. En un mot, sa Bretagne est belle.

Sa Bretagne, c'est celle de Soffie, celle qu'elle montre si bien sur "Ma Bretagne"
(http://soffie64.skyblog.com), celle dont elle parle si bien, celle qui semble prendre vie sous l'objectif de son appareil photographique. Sa Bretagne donne envie de retourner se laisser prendre dans les embruns des vagues qui éclatent sur les rochers, de tremper les pieds dans celles qui viennent caresser les plages et de remplir ses poumons de ce bon air iodé.

Sa bretagne c'est tout celà, c'est si beau et c'est si bien fait.

Blackbird.


Cliquez sur la photo pour la voir en grand.

Conques


Il est interdit de prendre des photos de l'intérieur de l'Abbatiale de Conques. J'ai pu voler celle ci depuis l'entrée, mais elle ne montre pas la beauté des vitraux.

Car dans ce haut lieu du chemin de Compostelle, les vitraux sont signés de Pierre Soulages, le "peintre du noir", comme on le surnome. Pourtant, selon l'heure, selon le temps, ces vitraux se teintent de toutes les couleurs de la nature, pastellisées, adoucies, presque diaphanes. Un peu comme lorsque jette un voile sur une lumière trop crue.

La première chose que l'on ressent en entrant dans l'Abbatiale, c'est une sorte de respect. On se sent presque aspiré - inspiré ? - par la grandeur, la lumière et la sérénité qui y règnent. Celà vous donne un choc, et le plus mécréant se jetterait presque à genoux.

L'Abbatiale de Conques est en elle-même déja un chef d'oeuvre, illuminée par les vitraux de Soulages, elle touche au divin.


Blackbird.

L'oiseau de métal


J'ai eu beaucoup de mal à approcher cet oiseau de métal, dont je n'ai pu photographier que la tête, tant il était bien caché.

C'était un oiseau de métal abandonné, comme tombé du nid, laissé au sol, à la merci de son ennemi le plus dangereux : le temps, et son méfait le plus visible, la rouille.

C'était un oiseau de métal qui faisait tout pour se cacher mais dont le cou était trop long pour disparaître dans les hautes herbes.

L'exode rurale laisse derrière elle des oiseaux abandonnés qui se cachent dans les herbes. Parfois, pour une photo, ça peut être beau. Mais de la part de paysans qui vivent au contact de la nature, abandonner ainsi des oiseaux de métal, c'est moche.

L'agonie est longue pour ces oiseaux de métal avant que le temps et la rouille les fassent tomber en poussière.


Blackbird.

Pavel Nedved



Je ne suis ni un grand fan ni un connaisseur de foot, mais des matchs que j'ai vu de ce début de Mondial, le joueur qui m'a le plus impressioné, c'est lui : Pavel Nedved. Mais ce n'est pas pour parler technique que j'écris ce billet.

Outre ses qualités de footballeur, le tchèque me plait parcequ'il sourit tout le temps, parcequ'il semble prendre le plus grand plaisir à être sur le terrain. Limite hilare, quoi, et ça lui donne l'air d'un gamin qui aurait trouvé ses cadeaux sous le sapin au matin de Noël. Et ça, je trouve vraiment sympa. Il doit faire craquer toutes les filles.

Si tous les bleus pouvaient sourire, prendre du plaisir et avoir la même envie de jouer* que Pavel Nedved, je suis certain que l'équipe de France remporterait le trophée. Mais ça, c'est un autre débat.

Blackbird.

* jouer au sens premier du terme, s'amuser

12 juin 2006

Bill le chien

J'ai la gorge nouée et une grosse boule dans l'estomac. Mercredi, j'ai pris rendez vous pour faire euthanasier Bill, mon chien.

Voilà longtemps que nous sommes inséparables, mais il a maintenant 15 ans, un problème cardiaque et surtout un cancer qui a l'air de se développer beaucoup trop vite. En peu de temps, il est devenu maigre comme un clou, haletant, faible.
Alors j'ai décidé de lui foutre la paix, de le laisser partir tranquillement, entre les mains du vétérinaire. Mercredi. Un mercredi encore si lointain mais qui se rapproche avec l'inexorabilité du temps qui passe.

J'ai beau savoir que je fais cela pour son bien, afin qu'il ne souffre pas, je me sens un peu coupable. Coupanle de me débarasser de lui, coupable de ne pas pouvoir en faire plus pour lui qui en a tant fait pour moi.

S'il vous plait, aidez moi, laissez moi des messages de soutiens en commentaire, ils me seront nécessaires. Merci.


Blackbird.

Les Techtoniques Apesanties.



Dans la catégorie "schizophrénie bloggistique", voici ma dernière découverte : Les Techtoniques Apesanties.

Chroniques douces-amères, sucrées-salées, reflets d'un quotidien mélangé de rose et de noir, sentiments mi figue mi raisin, ce blog géré par une lycéenne surdouée présente de très beaux textes et de magnifiques photos.

Chloé, puisque c'est son prénom, semble entière, sans partage, sans concessions. Ces textes montrent une sorte de révolte, de rage de vivre même si les choses ne vont pas dans le sens qu'elle souhaite.

http://sans-contrefacon.blogspot.com

C'est beau, c'est touchant, allez-y.

Blackbird.

Erotisme ou pornographie ?



Je me demande souvent ou est la frontière entre l'érotisme et la pornographie.
Ces estampes japonaises du 18ème siècle, de type "Shunga" sont-elles pornographiques ou seulement érotiques?
Est-ce que ce que les publicitaires nous donnent à voir chaque jour à la télévision pour nous vendre de l'anti transpirant ou des tampons qui évitent les fuites et les mauvaises odeurs ne le serait pas bien plus? De bien plus mauvais goût, en tout cas?

Tout est dans l'emballage : ces estampes nous montrent un couple en train de faire l'amour; quoi de plus naturel, en somme. Que celui qui ne l'a jamais fait (ou jamais rêvé de le faire) me jette la première pierre - même les prêtres, même l'Abbé Pierre ont eu une vie ou une imagination avant d'entrer dans les ordres.

En tout cas, la fusion naturelle des âmes et des corps, même dévoilée, me semble moins dangereuse que ce que la publicité montre aux yeux de nos enfants à des heures de grande écoute. Au moins, les films dits "X" passent à des heures ou nos chères têtes blondes dorment.

Blackbird.




















Post-scriptum : contrairement à une croyance populaire fortement implantée, les estampes japonaises n'ont pas que l'érotisme comme sujet, loin de là. Il s'agit d'un véritable art millénaire d'une finesse rare. Les artistes donnaient leurs croquis à des graveurs très expérimenté afin de les faire reproduire dans des planches, généralement de cerisier. Il y a plusieurs sortes de d'estampes, militaires, de paysages, etc. En voici un exemple montrant un samouraï en tenue de guerre.




Chiens d'attaque : pour faire plus viril ?



Encore un incident. Celà fait plusieurs attaques de chiens en quelques jours à peine, dont au moins une mortelle.

On sait que ces chiens sont dangereux, pourquoi alors en posséder ? Pour prouver sa virilité ? Pour montrer que l'on a peur de rien ? Par bêtise ? Je pencherai pour cette dernière solution.

Mais ce qui est le plus bête, le plus irresponsable, dirais-je, c'est de les dresser, alors que c'est interdit et de ne pas leur faire porter de muselière alors que c'est obligatoire et que cela éviterait des accidents. Il est dramatique de voir ce à quoi la bêtise humaine conduit ! Tout ça pour prouver sa virilité ! Qui des deux est le plus agressif : le chien ou le maître ?

Blackbird.

Dans la série "photos d'antan" : maman et son amoureux.


Maman et son amoureux.

Temps de pause


Je trouve que cette très belle et très poétique photo se passe de tout commentaire. Je l'ai trouvée sur un autre blog de photographe : Temps de pause (http://tempsdepause.canalblog.com) que j'ai trouvé magnifique. Encore un artiste de l'ouverture et de l'exposition.
Génial, je vous dis.

Blackbird.

Matière


Encore des traces de l'oeuvre du temps, du soleil et de la pluie, sur une porte, cette fois ci. La photo est de moi.

11 juin 2006

Jeune (et beau) again

Vous vous souvenez certainement du petit jeu lancé par Miss Poivert concernant le retour dans le temps. Dans un premier billet, je vous avais proposé les quelques photos que j'avais à ma disposition. Aujourd'hui j'ai pu fouiller la cave de la maison familiale afin d'y trouver quelques perles qui devraient bien vous faire rire. Suite donc, de"Jeune (et Beau)". Il y en aura d'autres !!! Dont une immédiatement sur le post à propos de mon grand père Alphonse.



Le landeau, c'est pour les bébés, pas pour moi. Puis, il y a des roues, mais pas de volant, alors c'est pas drôle.

Les aventures de Junior au ski (mais sur les épaules de maman). Vous ne trouvez pas qu'elle ressemble un peu à Jackie Kennedy, sur cette photo? Si si, regardez bien !

Allez, fais ton rototo ! Mais j'avais l'air plus intéressé par autre chose. Quoi, je ne sais plus, mais le rotot, je n'en avais rien à faire, on dirait. Je ne sais pas ce qu'on me donnait à manger, mais j'ai déja une tête de bon vivant, là.

Sur les genoux de papa, on dort.


Dans les bras de maman, on regarde attentivement. On ne se refait pas.


Un peu mal cadrée, mais avec la ceinture de sécurité.

Bon, maintenant que nous nous sommes bien amusés, j'ai une mauvaise nouvelle : c'était suite et fin de "Jeune (et beau" car je ne pense plus en avoir d'autres. Quoi que, peut être...

Blackbird.

IloVarech


Le jour, n'ayez pas peur des Trolls. Le moindre rayon de soleil les transforme en rocher ou en vieille souche d'arbre. La preuve par cette photo que j'ai trouvée sur http://ilovarech.canalblog.com, blog de photographies que je vous recommande hautement. Faire de belles photos en noir et blanc - et en argentique, notez ! - est plus difficile qu'en couleur, même si cela permet plus de détails. L'auteur y parvient avec un talent certain et croque tout ce qui lui tombe sous l'oeil.
Car oui, il travaille à l'ancienne, développe et tire lui même ses clichés. Et surtout il a le chic pour shooter juste au bon moment, juste au bon endroit. J'adore.

Blackbird.

Eglise Romane de Perse, Espalion (Aveyron)

J'ai découvert la petite église de Perse à Espalion un jour de flânerie, nez au vent.

Les peintures intérieures, vieilles de plusieurs siècles, sont dans un assez bon état de conservation, malgré l'oeuvre du salpêtre au fil du temps.




Le haut des colonnes est décoré aussi, de peintures et de sculptures qui rappellent les croisades.


Je n'ai trouvé aucun renseignement qui puisse expliquer l'origine précise de son nom. Construite au 12ème et 13ème siècles, elle regorge de véritable trésors. Mais comme elle est assez cachée, il faut y arriver un peu par hasard, au prix d'efforts qui, sous une température caniculaire, sont méritoires d'une boisson bien fraîche et qui fait transpirer le verre.

Vous aurez remarqué que j'apprécie beaucoup la photographie. Ce billet n'est qu'un prétexte pour, au lieu de ne montrer que celles des autres, d'avoir une bonne excuse pour exposer mes clichés.

Blackbird.

10 juin 2006

Questionnaire : la Madeleine de Proust

A la demande (insistante) de Lilizen (http://gastronomades.canalblog.com) je répond ici à un petit questionnaire culinaire sur les saveurs d'enfance.

1/ Quel est votre premier souvenir de cuisine tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e) ?
Le far breton avec des pruneaux ou des cerises, que je faisais gamin, et que j'étais le seul à manger. Etonnement, je ne sais plus le réussir aujourd'hui, et puis je n'ai plus le livre de Françoise Bernard ou j'avais trouvé la recette.

2/ Qui a le plus influencé votre façon de cuisiner ?
Ma maman, sans aucun doute, même si elle redoutait mes incursions à la cuisine, à cause du bordel qui y règnait lorsque j'en sortai. Il est vrai que l'organisation n'a jamais été mon point fort.

3/ Avez vous une vieille photo qui prouve votre exposition au monde culinaire et souhaitez vous la montrer ?
Je ne crois pas, mais je promet de fouiller dans mes archives ! Je la mettrai en ligne ultérieurement si j'en trouve une.

4/ Avez vous des phobies culinaires, un plat qui vous donne des sueurs froides rien que d'y penser ?
Les huitres, après avoir été malaaaaaaaaaaade comme tout un lendemain de réveillon. Probablement aussi la cervelle d'agneau que ma maman nous faisait manger sous prétexte que c'était bon pour notre croissance et notre intelligence (je crois avoir prouvé depuis que ce n'est pas vrai).

5/ Parmis les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez le plus et lequel est le plus délaissé ?
Ce que j'utilise le plus souvent, c'est ma machine à pain - j'adore réaliser moi même mes mélanges de farines, ajouter des noix ou des graines de pavot ou de sésame. J'aime la bonne odeur de pain qui s'élève pendant la cuisson, et je suis un grand mangeur de pain.
Ce que j'utilise le moins souvent, c'est l'éponge qui traine sur mon évier, toute sèche, au millieu de la vaisselle sale qui attend une main secourable.

6 / Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment - vous et personne d'autre !
Les mélanges fondus de fromages : j'en mange énormément, et lorsque j'ai une foultitude de petits restes, je prends une petite casserole antiadhésive, je coupe le tout en petits morceaux et je fais fondre à feu doux en remuant continuellement. Le mélange roquefort munster peut parfois faire blémir les gens auxquels j'en parle. Une fois fondu, je sers le mélange sur un toast chaud. Ah, j'oubliais, le Gloubiboulga, aussi, passion que je partage avec Casimir.

7/ Quels sont les 3 aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre.
Le pain, le fromage.
Le riz colonial: il s'agit d'une recette que je tiens de ma maman, et qui consiste en un plat de riz servi avec un émincé de veau nappé d'une sauce du curry, et garni de toutes sortes de fruits préalablement passés dans une poêle bien beurrée et bien chaude. Pour la beauté du tout, on dresse sur un plat avec des cerises bigarreau, des tranches d'ananas, des arachides, des bananes ...

8/ Y a-t'il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et qui ne figure pas ici ? Si oui, ajoutez là ici.
Puis-je en poser 2? Est-ce que vous aimez faire la cuisine, tant pour vous seul que pour les autres?
J'adore ça, réaliser des aumônières d'agneau, ou d'autres plats qui demandent de passer du temps edvant les fourneaux. J'adore cela pour recevoir mes amis mais aussi pour moi tout seul. Y a-t'il un restaurant ou vous n'avez jamais mangé et ou vous adoreriez aller? Oui, le restaurant de Michel Bras (prononcer Brasse) à Laguiole, dans l'Aveyron.

9/ Votre plat préféré ?
Schwelta un kass - je traduis (de l'Alsacien) : pommes de terres en robe des cjamps accompagnées de fromages de toutes sortes et du beurre au sel de Guérande. Posez le plateau de fromage préalablement bien garni au centre de la table, puis servir les patates bien chaudes afin que les fromages fondent doucement dessus.

3 questions rapides :
10 / Votre parfum de crème glacée ou de sorbet favori ?
Crème glacée à la vanille (très classique) et sorbet à la poire (pareil). Mais j'adore essayer des choses tout à fait particulières : crèmes glacées salées, par exemple, au gingembre, des choses comme cela.
11/ Vous ne mangerez probablement jamais :
Les huitres et la cervelle. Mais pour le reste, je goûte toujours avant de dire si j'aime ou non.
12/ Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais ?
Mon plat fétiche : le sauté de veau au citron. Celui que je rate jamais : le pot-au-feu.
Ben voilà, Miss Lilizen, j'y ai répondu, à ton questionnaire ! Malgré les matchs de foot, j'en ai trouvé le temps.
Blackbird.

Bullotin, le blog illustré de Thibaud


Nu



Le jardin japonais Albert Kahn

Schizophrénie bloggistique again, voici mon dernier coup de coeur, Bullotin, le blog illustré de Thibaud.

La perception de l'art étant une chose très personnelle, que dire? Faites vous votre propre avis. Ses bandes dessinées sont géniales, j'aime ses portraits, ses paysages.

Mais plus que tout, j'ai été sensible à ses nus* qui semblent esquissés d'une simple caresse du pinceau, comme si l'amour que leur portait l'artiste les transcendait. Comme s'il avait avant de les croquer caressé ses modèles de la main. Trois traits, quelques taches d'encre, elle semblent prendre vie devant nos yeux.

Mais allez vous rendre compte par vous même : http://www.bullotin.com

Blackbird.

* pas par voyeurisme !

L'oeil ouvert

J'ai eu un coup de coeur que je souhaite vous faire partager pour un blog qui allie artistiquement la photographie et la poésie, l'oeil et la plume, le monde extérieur à celui de l'intérieur et donne la "priorité à l'ouverture*". Je voudrais vous livrer ici un exemple de "Photos - Haïkus" que j'ai particulièrement appréciées.


Allée des Nuages

Les Pins Ouvrent leurs Ailes

Dans le Matin Bleu



La poésie des images, la beauté des mots, la qualité de réalisation de l'ensemble, tout concours à faire du blog de cette "bucolique pleine de curiosité*" un bonheur pour les papilles de l'âme. Parler de poésie serait en dessous de la vérité, il s'agit plutôt d'un voyage dans une rêverie éveillée, d'une déchirure dans le brouillard, qui permet d'apercevoir un monde plus beau.

http://ossiane.blog.lemonde.fr

Blackbird.

* je cite

09 juin 2006


José Pimmel, huile sur carton, 20.5 x 14 cm, ma collection privée.

07 juin 2006

Kimi


Oui, je sais. Pour un soit-disant écolo, pour moi qui aime les Deuches et les ânes, je devrais avoir honte. Je sais. Mais on ne se refait pas, je suis un fan de formule1, et particulièrement de Kimi Raïkkonen.

Cela releverait certainement plus d'un psy que d'un blog, mais j'aimerai tant lui ressembler. Iceman, puisque c'est son surnom, rassemble en effet beaucoup des qualités que j'aimerai posséder : il sait contrôler ses émotions (d'ou l'homme de glace), est accroc au travail bien fait, possède une capacité de concentration phénoménale, ne lâche jamais le morceau et reste égal à lui même dans la victoire comme dans la défaite. En fait, il n'y a que lorsqu'il gagne qu'il daigne laisser éclater sa joie par un sourire.
En tant que l'un des benjamins du peloton, il a déja un palmares à faire pâlir quelques pilotes qui courent depuis bien plus longtemps. En gros, je l'admire et vais de ce pas m'inscrire à son fan-club.

Si vous souhaitez plus de renseignements au sujet de Kimi, n'hésitez pas à aller voir un site non officiel très bien fait, sur lequel j'ai trouvé la photo qui illustre ce post.

Blackbird

L'Aveyron


J'aime passer mes vacances en Aveyron, à Laguiole, au pied du plateau de l'Aubrac. Je voudrais partager ces quelques images avec vous. Tout y a un côté un peu surrané, un parfum d'un temps ou l'on ne se pressait pas.




Sur le plateau de l'Aubrac, les burons ou l'on faisait le fromage de Laguiole tombent de ruines, à part l'un ou l'autre qui ne servent que d'industrie touristique et dont je déconseille la visite.



Le Lot avec son cours paresseux mais envoûtant compte inlassablement les jours qui passent.



C'est vraiment un endroit ou il fait bon vivre et ou je retourne volontier chaque fois que je le peux. On y voit beaucoup de Deuches, des ânes, et la cuisine en est le reflet : elle a un caractère rustique mais si savoureux.

J'ai pris ces photos avec un appareil argentique reflex 24x36 dont je ne citerai pas la marque et une pellicule 400 Asa.

Blackbird.

Les Gastronomades



Envie d'un cheesecake à la cerise et à la rose? Envies de jardin au Poitou et de parfum d'enfance? Lilizen vous apportera le tout, servi sur un plateau et dressé avec art. Rien qu'à lire les recettes et, surtout, à voir les mahnifiques photos, j'ai eu faim - certaines mauvaises langues parmis vous diront que j'ai toujours faim, et elles auront raison, mais là, ça touche à l'artistique, au sublime.

J'ai appris par exemple qu'on pouvait manger les pétales de roses anciennes après les avoir passées dans un sirop assez concentré et trempées dans le sucre cristalisé. Ce sont d'ailleurs ces pétales qui ornent le magnifique chhescake ci dessus. La photo me fait penser à une nature morte, à un clair obscur de Rembrandt.

Allez, zou, c'est par là : http://gastronomades.canalblog.com

Bon, je vous abandonne, je file à la cuisine essayer quelques recette de Lilizen.

Blackbird Gourmand

05 juin 2006

Mon grand amour d'adolescence : Chris Evert



Au grand dépit de mes parents, qui auraient préféré me voir travailler à l'école, je ne manquais jamais un match, à Roland Garros ou à Wimbledon, que jouait Chris Evert.

Pour ne rien vous cacher j'étais amoureux fou de cette fille longiligne et filiforme. Même lorsqu'elle s'appela Chris Evert - Lloyd, une fois mariée, et se mit à porter des lunettes, et même lorsqu'elle fut battue par Martina Navratilova, je n'avais d'yeux que pour elle.

Elle possèdait sur le cours une sorte de grâce, d'élégance, de légèreté que je n'ai retrouvé chez aucune joueuse depuis lors. Et surtout pas chez les "Monsters" sisters Williams. On aurait dit qu'elle se déplaçait sur coussins d'air, que chacun de ses gestes lui étaient dictés tant par un besoin de distinction que par celui de gagner.

Maintenant encore, je cherche en vain sur les cours son sourire inaltérable, sa dignité dans la victoire comme dans la défaite, son fair play, en somme sa très grande classe.


Blackbird in love again.

Aphorisme : lundi de Pentecôte travaillé ...

Oui mais ça rapporte quoi, à part du bordel?

Blackbird.

(dans la catégorie "bête et méchant")

Aphorisme : blog trop perso, blog idiot

Enfin, je dis ça, je ne sais même pas si ce sera lu.

Alphonse


Alphonse, mon grand père préféré, avait une philosophie de la vie assez simple : après sa rude journée de boulot, il s'en allait jouer à la belote au bistrot du coin, ou chaque joueur à son tour offrait le "cheppala*" de rouge. Et la vie passait ainsi, entre son boulot d'aide boucher, son jardin et sa partie de carte arrosée. Lorsque j'étais tout enfant, je le voyais souvent partir à la chasse, le dimanche et revenir systématiquement bredouille. Ensuite, il m'enmenait nourrir les lapins, au clapier et me laissait les caresser. Le menu du dimanche en comportait toujours un, dans une sauce au vin et accompagné de nouilles. Après le déjeuner, il me demandait de lui passer la bouteille de schnaps - une eau de vie de cerises ou de pommes, selon arrivage - de son propre cru, horriblement fort, que lui seul semblait capable d'avaler.
En fait il était heureux dans cette vie simple et un peu monotone. Lorsque ma grand mère* s'énervait pour quelque chose, il lui disais juste "muter nett, s'esch net mutter tag**". Je crois que, dans son genre, c'était quelqu'un de très zen.

J'ai toujours chez moi une bouteille de mirabelle - je ne bois pas, le niveau baisse donc à peine - et je mets souvent le nez sur le goulot, histoire de retrouver un peu l'odeur de l'enfance.


En illustration: Alphonse lors de son mariage et à la chasse avec moi qui portait fièrement le fusil en plastique qu'il m'avait offert.

Blackbird.

* scheppala: quart de vin, rouge dans mon souvenir.
** muter net, s'esh net mutter tag : jeu de mot intraduisible portant sur la proximité de muter (râler, se plaindre) et mutter (maman). En traduction littérale, ne râle pas, ce n'est pas la fête des mêres. Comme je vous le disais, aucun sens, en français.

04 juin 2006

Envies de vacances (again)



Une petite envie d'Irlande, oui, une belle balade des rues de Dublin aux confins du Connemara, pour voir les Leprechauns, petits nains farceurs de la tradition Celte, pour boire quelques Guiness en écoutant un violoneux interprêter quelques morceaux traditionnels, pour aller voir la chaussé des géants, rêver sur la lande entre pluie et brouillard et pour voir les maisons colorées si pittoresques. Programme chargé, donc, mais dépaysement garanti. Je vous enverrai des cartes postales.

Blackbird.

Down by law



Film culte s'il en est, pour la poésie de ses images, pour la drôlerie de ses dialogues, pour le jeu de John Lurie, Roberto Benigni et John Lurie, Down by law raconte l'évasion de 3 pieds nickelés dans les bayous de la Nouvelle Orléans.

Film culte aussi parceque d'une noirceur drôlatique, qui laisse sur le bout de la langue un arrière goût d'acidité envers les institutions étatsuniennes.

Film culte pour sa musique, aussi. J'ai adoré.

Blackbird.

Commandante Cheguevara



"Ils ne pourront pas tuer ton souvenir et tes idées..." disait Fidel, à la mort du Che.

Il est en effet étrange que dans nos contrées Européennes, un agitateur politique révolutionnaire sud-américain ait encore un tel succès et qu'il se vende encore tant de posters à son éfigie si longtemps après sa mort.

Cela n'est sans doute pas lié au fait qu'il ait été marxiste léniniste; ni à ses hauts faits guerriers.

Je pencherai plutôt pour le fait que, médecin, il ait apporté sur tous les fronts de libération d'amérique du sud, son humanité. Qu'il se soit toujours mis du côté du plus faible. Plus qu'un révolutionnaire politique, c'était un humain qui souffrait de la soufrance des autres. Je crois que c'est pour cette capacité d'empathie qu'il reste ce héros mythique.

La vision que nous en avons depuis ici et après tant d'années est sans doute un peu faussée, il n'était qu'un homme et a porté les armes (chose qui pour moi devrait être rédhibitoire). Mais du fait des causes qu'il a embrassées, il reste une îcone humaniste.

Salute, Commandante Cheguevara.

Blackbird.

03 juin 2006

Le front populaire et les 35 heures.

Blum, reviens, ils sont devenus fous.

Qu'à t'on pu gloser à propos des 35 heures ! Et on le fait encore. Atteinte à la liberté d'entreprendre... réduction de la productivités ... augmentation des charges financières de l'entreprise ... pas de créations d'emplois ...

Je parie ma chemise qu'on a dû dire la même chose au moment du Front Populaire. Comment, on réduit le temps de travail, on offre des congés aux travailleurs, et payés, qui plus est ! On baisse les cadences ! On détruit l'outil de production !

Etrange, non, comme l'histoire bégaie, parfois ?

Mais prenons un peu de recul. C'était en 1936. Qui, aujourd'hui, oserait seulement caresser l'idée de revenir en arrière ? Qui lèverait le petit doigt pour toucher à des aquis sociaux qui sont tellement entrés dans le quotidiens qu'ils paraissent aller de soi.

Je parie ma chemise (une autre, je veux dire, hawaïenne, pour partir en vacances) que d'ici 10 ans, on ne parlera plus des 35 heures que dans les émissions d'histoire, sur France Culture ou sur Arte. Les 35 heures sont déja un aquis social, on ne peut plus faire marche arrière. Ce serait comme vouloir annuler les résultats du Front Populaire : une révolution.

Le temps transforme tout en statue du commandeur.

Blackbird.

Ps: oui, j'avais promis, plus de billet prise de tête - mais vous avez vos RTT pour vous remettre de la lecture de celui-ci.

02 juin 2006

Libres enfants de Summerhill.



Alexander Neil avait de drôles d'idées. Enfin, si bizarres que cela?

En effet, penser qu'un enfant peut s'instruire tout seul, sans le carcan de l'éducation (nationale ou pas, d'ailleurs) peut relever du génie comme de la folie douce.

Les résultats de son école test, Summerhill, sont relativement mitigés. Prenons pour exemple un enfant qui n'aimerait que les mathématiques, et délaisserait systématiquement les lettres. Saurait-il dans sa vie marcher sur 2 jambes? Ne claudiquerait-il pas un peu? A l'inverse, peut on voir le monde par le seul filtre des langues, sans l'aide de la logique pure des mathématiques?

Ce qui me fait plus peur encore, c'et que confier leur destin à des enfants peut avoir des résultats divers sur leurs personnalités. Certains peuvent devenir des gens très équilibrés, d'autres risquent de devenir ce que Chevènement qualifiait de sauvageons. Et leur intégration dans la société? Dans une entreprise, par exemple, on ne peut pas choisir ses tâches en fonction de ses afinités. Les priorités auront été préalablement fixées pour la pérénité de la société.

Après des années passées à ne jouir que de sa liberté, peut on rentrer aisément dans le carcan?

si vous avez des réponses à mes questions, n'hésitez pas, s'il vous plait, à m'en faire part en commentaire.

Merci - Blackbird.

Langue sauce piquante !




"Connaissez-vous cette expression ancienne : “se trouver entre la haie et le blé”* ?
Seuls les gens mal intentionnés y verront une allusion à un amnistié célèbre."


J'ai découvert ceci surle blog nommé "Langue sauce piquante", dont les blogmestres - j'utilise ce néologisme à bon escient, vous comprendrez pourquoi - sont des correcteurs du journal Le Monde.

Les mots semblent n'avoir aucun secret pour eux, ils savent dénicher perles, coquilles, tournures inédites voir franchement hilarantes, tout ce qui peut prêter à confusion ou à rire. Ils ont le chic pour tourner en ridicule les phrases pompeuses, le verbiage et tout ce qui à un lecteur moyen peut paraître abscons**.

J'ai adoré, et je vous recommande d'y faire un tour. Moi qui croyais savoir écrire à peu près convenablement, j'y ai pris une grosse baffe. Je me suis rendu compte qu'en fait je n'étais vraiment qu'un tout petit joueur et que plus souvent qu'à mon tour, ma prose était ridicule.

Blackbird.
* vulgairement, avoir le cul entre 2 chaises, je suppose.
** abscons : adj. du latin absconsus - obscur, difficile à compendre. Un auteur à la pensée absconse. SYN. : hermétique - ANT. : clair, évident (dictionnaire Hachette de la langue française).

Les Shadoks

Pas la peine de vous demander si vous vous souvenez, vous ne pouvez pas avoir oublié. Moi, j'adore. Et servi par la voix de Claude Piéplu, c'était un régal. D'ailleurs, si vous dites "Claude Pieplu" à quelqu'un qui ait au moins mon âge - les plus jeunes ne peuvent pas connaitre, il répondra "Les Shadoks pompaient". Incroyable ce que ça peut encore lui coller à la peau. J'aurai bien aimé qu'il ne l'emporta pas aussi vite dans la tombe, qu'il reste encore un peu avec nous. Claude Pieplu va me manquer, oui*.


Mais une question m'obnubile et me taraude : les Gibis étaient-ils Francs-Maçons ?

En attendant voici une liste de proverbes des Shadoks :

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir.... En d'autres termes... Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche...
Si ça fait mal c'est que ça fait du bien.
Je pompe donc je suis.
Quand on ne sait pas où on va il faut y aller.... et le plus vite possible.
On n'est jamais aussi bien battu que par soi même.
S'il n'y a pas de solutions, il n'y a pas de problèmes.
Tout avantage a ses inconvénients et réciproquement.

J'ai trouvé cette liste sur un blog maçonnique mais qui malmène pas mal aussi les Frères et Soeurs dans leurs petits travers : http://hiram.canalblog.com.

Je consacrerai bientôt un petit post parlant de mes propres questionnements sur la Franc Maçonnerie.

Ceci étant, je pense que nos hommes et femmes politiques feraient bien, de temps en temps, de prendre un peu de recul et de relire (ça existe en BD) ou revoir un peu les Shadocks. Histoire de ne pas trop se prendre pour des Gibis, non plus.

Blackbird.

*Claude Pieplu est mort et Jean Marie Lepen est toujours vivant - le monde est décidément mal fait

Aphorisme : Roland Garros, Sarko / Villepin en finale

c'est la France qui perd.

(dans la catégorie "bête et méchant")

Aphorisme.

n, m; proposition concise résumant un point essentiel d'une théorie, d'une morale. (dictionnaire Hachette de la langue française).

(dans la catégorie "pourquoi je vous dis ça, moi?")

Aphorisme : vive le Sé Gaullisme !

Oui mais pourquoi ne pas réinventer le bagne pour les 16 - 18 ans, tant qu'à faire? Enfin, je demande ça...

(dans la catégorie "bête et méchant")

Aphorisme de bon aloi : je kiff le baccalauréat !

Et surtout la philo. Oui mais kiffer, c'est quoi?

(dans la catégorie "ça veut rien dire mais ça fait du bien")

01 juin 2006

Aphorisme again: je me suis fais couper les cheveux

Heureusement, c'est le printemps (quoi que...).

Blackbird.

(dans la catégorie "c'est idiot mais c'est comme ça")

Tauromachie, c'est la saison !



Vous trouvez ça normal, vous? De s'acharner ainsi contre un taureau, jusqu'à ce qu'il ploie lentement sur le sable, sous l'effet de ses blessures, avant de lui couper les oreilles et la queue? * Est-ce que vous trouvez normal d'affirmer sa virilité en faisant souffrir des animaux qui ne demandent qu'à brouter tranquillement de l'herbe et monter des vaches pour la reproduction de l'espèce?

Certe, je mange de la viande, j'aime beaucoup ça, même. Mais que je sache, à l'abbatoir, on ne fait pas cavaler la bête des heures durant après une poupée ridicule** habillée comme un travelo*** et qui agite sa cape rouge en criant olé, comme un tout petit enfant son doudou en réclamant son lait.

En plus, c'est truqué. Vous ne le saviez pas? Imaginez qu'on vous coupe une dent sans anesthésie : c'est ce que ressent le taureau lorsqu'on lui épointe les cornes. Et s'il se montre trop agité avant la corrida, on l'assome à moitié avec un sac de sable de plusieurs centaines de kilos, histoire que le matador puisse faire ses passes en toute quiétude. Car il ne faudrait surtout pas que la poupée ridicule se fasse mal. Et tout cela au nom d'une soit disant exception culturelle régionale. Est-ce que nous continuons à nous habiller de peaux de bêtes sous prétexte que cromagnon, notre ancêtre, le faisait?

Le taureau finirait par mourire d'hémoragie, petit à petit, si la poupée ridicle, une fois qu'il est saigné à blanc, ne daignait l'achever d'un coup d'épée (souvent de plusieurs - c'est maladroit, un toréador). Pour le plaisir d'une bande de cons qui ne trouvent rien de plus drôle à faire. Pourtant, là-bas, c'est aussi le pays de la pétanque et du pastis, non? Si seulement ils pouvaient se contenter de cela. Les boules, ça ne fait sans doute pas assez virile (pardon pour le jeu de mot tout à fait involontaire).

Comme le chante Cabrel, est-ce que ce monde est sérieux?

Je tiens toutefois à préciser qu'il existe une tauromachie qui me plait un peu plus, celle qui est pratiquée au Portugal. Les banderilles sont faites de sorte à ne pas saigner le taureau et il n'y a pas de mise à mort. Il peut ainsi retourner paître tranquillement après s'être bien battu. Ainsi les portugais seraient plus civilisés que nous? ****

Blackbird en colère.

* j'espère qu'ils n'emporteront pas leurs oreilles et leurs queues au paradis. Voilà, bien fait.

** d'après la chanson de Cabrel (très jolie chanson, et d'un gars qui sait de quoi il parle, puisqu'il habite dans une région touchée par ce fléau)

*** sans déconner, vous trouvez ça beau, ce soit disant "habit de lumière"? Désolé, je trouve ça d'un ridicule.

*** je n'ai jamais douté qu'ils le fussent, civilisés, mais je ne pensais pas que nous puissions être aussi cons que ça, en France.

31 mai 2006

Aphorisme : je ne suis pas le fils caché du Prince Albert de Monaco

Encore heureux. Quoique financièrement...

(dans la catégorie bête et méchant)

30 mai 2006

Schizophrénie politique et terrorisme.



Je sais que vous vous souvenez de ces images terribles, donc inutile de vous les commenter. Ce que je voudrais faire, en revanche, c'est vous mettre en garde : il pourrait nous arriver pire, ici, chez nous, et dans pas bien longtemps.

Je m'explique. Le terreau du terrorisme est une schizophrénie provoquée par le passage trop rapide d'un système à un autre. Mais mieux vaut prendre un exemple : le fondamentalisme en Egypte. Nacer avait fait de l'Egypte un pays socialiste, avec des services sociaux fonctionnant convenablement, et qui cherchait le bonheur de tous.
A sa mort, un ultra libéralisme s'est installé. Les services sociaux ont périclité, le bonheur des gens a été oublié, d'ou schizophrénie et réaction d'une partie de la population, la plus croyante, les fondamentalistes.

Ce qui me fait peur, c'est une autre forme de fondamentalisme, ici, chez nous, c'est celui de l'extrème droite et de l'ultra-libéralisme. Voyez en Grande bretagne : faillite des services sociaux, d'ou une grande pauvreté, libéralisation des chemins de fer, d'ou de multiples accidents.

Je ne souhaite pas voir messieurs LePen, Devilliers et consors arriver aux affaires, dans un an, nous risquons cette même schizophrénie. Certe, la religion joue chez nous un rôle nettement moins important qu'en Egypte, mais le risque existe de la levée de la partie la moins favorisée de la population. Et je pense que je serais avec eux, tant qu'il ne s'agira que de manifester, de bloquer des trains ou des raffineries.

Ceci étant, ne comptez pas sur moi pour poser des bombes.

Blackbird.

les amériques d'un français.


J'ai découvert, thanks to my favorite radio, France Inter, le blog d'un français aux Etas Unis, qui raconte sa vie quotidienne outre Atlantique. Il commente aussi le "way of life" des Etats Uniens, leurs petits (et gros) travers, la politique, la bouffe, le poids de la religion dans la vie des américains, la politique, et croque, humour et appareil photo en main tout ce qui lui tombe sous les yeux. Je recommande chaudement, c'est profond et drôle en même temps, la présentation est pro. Et, last but not least les clichés sont vraiment très esthétiques. Ceux sur New York, par exemple, ont un coté presque surréaliste. Je précise pour les non anglophones que c'est écrit en français, aucune crainte à avoir, vous rierez aussi.

Blackbird

Calimero

L'autre jour, un ami, en lisant mes lignes, me fit un commentaire (à haute et intelligible voix, c'est pourquoi il n'apparait nulle part) que ce blog pourrait être celui de Calimero (c'est vraiment trop injuste, pour ceux qui n'auraient pas la télé ou pas de mémoire). Or donc, le blog de Calimero. Pourquoi donc, m'exclamai-je, tout à trac? Eh bien pour ta façon de te dévaloriser, m'expliqua-t'il. Bon, d'accord.

Je bats donc ici, publiquement, ma coulpe. Mea maxima culpa. Et je clame, haut et fort, que je suis le plus grand, le plus fort, l plus intelligent, le plus beau (euh, faut peut être quand même pas exagérer, là).
Ces lignes sont écrites particulièrement à ton attention, Bernard. Puisses-tu toujours garder ton âme enfantine.

Blackbird.

27 mai 2006

1000 !

Je viens de me rendre compte que j'ai atteint les



1 000 visiteurs.
Merci à tous - Blackbird.

Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs



















Oui, faites vos jeux. Alors, à Cannes, qui sera Palme d'Or? Et à Rolland Garros, notre Amélie nationale, qui arrive avec un statut de number one, soulèvera-t'elle le trophée? Et puis en juillet, v'là t'y pas que c'est le Mondial. Qui des Bleus ou des Jaunes remporteront la compétition?

Je lance un concours de pronostiques, vous pouvez parier sur qui vous voudrez en laissant des commentaires à ce post.
Le meilleur gagnera ... euh... est-ce que toute mon estime suffira, comme gros lot? Oui, n'est-ce pas?

Vous pouvez aussi parier sur le Tour de France si vous le souhaitez. Moi, je ne vous dit qu'une chose, on ne va pas s'embêter, dans les semaines à venir*. Quel été**.

Blackbird.

*c'est bien entendu ironique.
** pareil.

26 mai 2006

Jeune (et beau)








J'ai beaucoup ri au petit jeu de Miss Poivert http://gadinsetboutsdeficelles.blogspot.com/ et de Jipes http://jipesmood.blogspirit.com/, montrant des photos d'enfance et de jeunesse.

J'ai donc été fouiller dans mon fatras, et j'ai retrouvé des images de mes vacances au Maroc - j'avais 8 ou 9 ans à l'époque, j'avais pris l'avion tout seul pour rendre visite à ma marraine qui vivait là-bas et m'avait invité.

Donc me voici, avec la bouche pleine de couscous, assis sous un oranger, debout devant quelque mosaïque à Casablanca, et en train de me faire manger l'oreille par un chameau. Oui, je sais, j'avais les cheveux longs, à l'époque. J'étais mignon, n'est-ce pas? Ca a bien changé depuis que j'ai les cheuveux courts.

Je demanderai à ma maman si elle a d'autres chef-d'oeuvres, remontant à ma plus tendre enfance, afin de nous offrir une nouvelle occasion de rire. J'étais un beau poupon (enfin, il parait, moi, je ne me souviens pas).

Blackbird.

Diana Rigg


Je vous avais parlé dans mon questionnaire de Proust de mon héroïne préférée de fiction : Diana Rigg, ou Madame Emma Peel dans la série culte "The Avengers" (Chapeau melon et bottes de cuir, en français, on se demande bien pourquoi). Je vous avais dit que je l'aimais pour son charme, sa classe, son sourire, parfois demi et narquois, parfois plein et rayonnant, ses yeux. J'aurais du ajouter pour son attitude, pour sa plénitude, pour sa féminitude... et tant d'autres mots en "ude" que j'aurais inventé au fur et à mesude - pardon, au fur et à mesure. De toutes les "John Steed girls - comme il y a des James Bond girls - c'est, et de loin, celle que je préfère, même si toutes les autres apportaient quelque chose à la série.

J'arrête la mon verbiage inutile, la photo se suffit à elle même. Quelle classe.

Blackbird

25 mai 2006

Après le questionnaire de Proust, un Abécédaire !

Oui, un abécédaire. Histoire de vous prouver, et d'une que je sais mon alphabet et de deux que j'ai du vocabulaire. En fait, non, parceque je trouve cela plus rigolo qu'une photo.
Abécédaire, donc :

A : oublions tout de suite amour et amitié, c'est tellement banal, et choisissons ATTACHEMENT - Vous me direz que ça revient au même, que d'être attaché à quelqu'un que de l'aimer ou de l'apprécier, mais je trouve qu'il y a une nuance, malgré tout. ANGE (mon ange), ANE, j'ai écris un billet à ce propos.

B : BEBE, BAMBIN - j'adore ça et je regrette infiniment de ne pas en avoir à voir grandir, à accompagner sur le chemin de la vie. BROUETTE, mon côté jardinier, écolo, qui s'exprime à nouveau.

C : CONSOLER - je suis assez doué pour cela, écouter et consoler les gens, peut être parceque j'ai moi-même besoin d'être consolé? CORTO mon héro, j'ai les bandes dessinées de toutes ses aventures.

D : DISPARITION : de plein d'espèces d'animaux aussi sympas que nécessaires. DESOLATION : de ce que nous faisons subir à notre planête, de ce que nous nous faisons subir à nous même. DROITURE, une qualité que j'aimerai posséder.

E : ECOUTER, chose que je sais bien faire; ENFANT, ma propre enfance, peut être ? ECOLOGIE (voir à D pour Désolation).

F : FEMINITE, principale qualité que je recherche chez une femme. FEMINITUDE attitude d'être féminine ? FATRAS (ce qu'il y a sur mon bureau)

G : GUITARE, bien sûr, ma plus sûre amie, celle qui console et guérit - champagne.

H : HOSPITALITE, parceque j'adore recevoir mes amis, leur préparer de bons petits plats.

I : INTELLIGENCE deuxième qualité que je recherche chez les autres, sans doute parceque je ne la possède pas?

J : JANUS, le dieu à 2 visages, parceque tout et tous peuvent se voir sous divers angles, s'apprécier de façon différente (voir Einstein sous Google si vous en avez envie).

K : KASS KROUT ? euh, non, ça ne s'écrit pas comme ça, mais que trouver d'intelligent avec un K ? Ah, si, KISS !

L : LAGUIOLE mon couteau de poche préféré, pour sa forme élégante, mais aussi pour les gens qui le fabriquent et leur pays si accueillant (cf le billet que j'ai publié sur les vaches Aubrac).

M : MEDITATION j'en ai déja parlé dans ce blog. MALHEUR, tout faire contre, pour tout le monde.

N : NATURE, c'est mon côté écolo again. NOURRITURE, ben oui, j'adore bien manger, et alors? J'aurais pu mettre cette entrée sous G comme GASTRONOMIE, mais bon...

O : OCEAN (cf mon billet sur le caractère hypnotique du ressac). ODE comme Ode to Billy Paul.

P : PROUST - à la recherche du temps perdu, ça revient souvent, chez moi. PARAITRE sans doute mon plus gros défaut. POLITIQUE au sens noble du terme, la vie de la cité et des concitoyens.

Q : QUID EST, une de mes locutions latines préférées, parceque j'aime savoir, j'aime le savoir. QUAND, autre question récurente chez moi.

R : RESERVE, je suis souvent sur mon quant à moi. ROMANTISME je suis romantique.

S : SECURITE peut être ais-je peur de prendre des coups? La vie m'en a donné assez. SENS, comme l'Empire des, et comme sensualité, dans tous les domaines.

T : TEMPETE je t'aime (private joke) TRAVAIL, que je souhaiterai aimer.

U : UNION parcequ'il n'existe rien de plus tendre. UNIQUE (elle l'est).

V : VIOLON surtout quand il est tzigane et pleure. VOYAGE loin, très loin.

W : WAGON-LIT, pour partir loin, en première.

X : euh, attendez que je consulte mon dictionnaire.

Y : pareil.

Z : ZORRO, un héro de mon enfance.

Bon, voilà, quoi, j'espère que vous aurez fait votre miel de tout cela ! La prochaine fois, ce sera sans doute le questionnaire des 4 - nous devrions rire.

24 mai 2006

Joan Miro







































Je parlais l'autre jour, dans mon questionnaire de Proust, de Miro. La poésie et la destructuration de la couleur, voilà pourquoi je l'apprécie. Pour la construction et l'équilibre du tout.

Libre à chacun, bien entendu, d'aimer ou non sa "Danseuse" (1925, en haut à gauche) ou ses "Chiffres et constellations amoureux d'une femme" (1941). *

Blackbird.

*J'aime bien ces posts sur les artistes, ce n'est pas compliqué, il y a juste à dire si on aime ou non et pas beaucoup à écrire. Pour un flemmard comme moi, c'est génial.

Chic, Lost revient !



Chic, Lost revient. Je ne suis pas un grand téléphage, en général. Je préfère mon ordinateur. Mais là, je sens que je vais faire une exception, comme l'été dernier, pour regarder Lost.

Déja en ce moment, comme teasing, ou pour que nous nous en souvenions mieux, TF1 rediffuse la saison 1. Mais ce que j'attend, c'est de savoir par qui a été enlevé Michael, de savoir ce qui se cache dans le trou découvert par les nouveaux habitants de l'île... Je sais que 3 ou 4 saisons ont déja été tournées, encore 4 ans avant de savoir si nos nouveaux Robinsons arriveront à retrouver la civilisation. Quelles aventures leur arriveront-elles encore?

Décidément, moi qui n'aime pas la télé, j'attend juin avec une impatience croissante. La découverte, au fur et à mesure, du passé et de la psychologie de chaque personnage, la monté en puissance de l'histoire, tout est vraiment bien fait, et je pense que je ne suis pas le seul fan.

Blackbird.

Mes vaches préférées.




En plus des ânes, j'aime les vaches. Mais j'ai une race préférée : les Aubrac. Ce que j'aime, outre leur caractère paisible, c'est leur façon de se maquiller : un trait noir autour de l'oeil, la paupière fardée de blanc, tout comme le museau, sur une robe unie d'un brun clair doré. Magnifique, quoi. La forme particulière des cornes termine le portrait de cet animal rustique dont le lait donne un fromage fruité : le Laguiole.

Sur les plateaux de l'Aubrac, aux formes douces et à l'herbe tendre, il est doux de les voir paisser, après une longue promenade, avant de rentrer chez Germaine manger un bon Aligot accompagné de manchons de canards ou de saucisses. Chez Germaine, c'est dans le petit village d'Aubrac une auberge assez particulière : presque aussi vieille que les montagnes sur lesquelles elle est sise, elle sert de relais à tous ceux qui cheminent vers Saint Jacques de Compostelle et à tous ceux qui, plus simplement, aiment la nature et, au retour d'une belle balade, une belle assiette. Spécialité d'aligot, disais-je, ce plat pour rudes paysans, fait de purée et de fromage frais de Laguiole. Les portions de tartes aux fruits me suffisent pour faire 2 repas.

Si un jour vous passez par Laguiole, offrez vous un beau couteau, puis montez sur l'Aubrac, voir les vaches et manger chez Germaine. C'est un pays ou il fait encore bon vivre, ou il fait encore bon être humain.

Blackbird.

Billet sans commentaire (ça ne prend pas de temps)


Michel Muhl.
Décembre 1993. Encre et acrylique sur carton, 10 x 14.8 cm. Ma collection privée.

22 mai 2006

Humanisme?



Je me rend compte qu'il est beaucoup question d'Humanisme sur ce blog, en filigrane dans mes billets, plus ouvertement dans les répliques de Jipes.

N'ayez aucune crainte, je ne vais pas vous faire ici un cours de philosophie. Je voulais simplement et très rapidement dire que si mettre l'Homme au centre du monde fait partie de cette doctrine, alors oui, je suis humaniste.

Si continuer coûte que coûte à croire en la capacité* de l'homme de s'améliorer et de tendre vers quelque chose de meilleurs, alors oui, je suis humaniste.

Si l'on nomme humaniste celui qui préfère l'homme à l'obscurantisme religieux, alors oui, je suis humaniste.

Si l'humanisme est de dire que l'homme digne de ce nom est celui qui a pour essence la culture, alors oui, je suis humaniste.

Si les inventions qui permettent aux hommes de se mieux comprendre entre eux, c'est de l'humanisme ( l'imprimerie, par exemple), alors oui, je le suis.

Si instruire l'enfant, créer des universités, pousser à l'étude les textes, encourager les arts et aider à l'édification d'une vraie démocratie, c'est de l'humanisme, alors oui, je suis humaniste.

Car malgré de grands moments de doute, j'ai foi en l'homme, en une civilisation ou, un jour, peut être, les philosophes auront plus d'importance que les hommes politiques.

En médaillon, Sir Thomas More, auteur de "Utopia", un livre certe passablement ardu, mais dont je ne peux que recommander la lecture à chacun.

Blackbird.

* sa capacité peut être, mais sa volonté ?

** oui, c'est promis, j'arrête de vous embêter avec des sujets aussi prise de tête.

21 mai 2006

Jipes' Page


Mon ami Jipes, comme son blog devenait trop petit, vient d'ouvrir une page consacrée uniquement à sa musique, avec podcast. Je vous avais déja parlé un peu de ses morceaux dans un billet intitulé "Héléna".
Parler de musique, c'est bien beau, vous dire que j'adore, oui, bien sûr, mais le mieux est encore de vous rendre compte par vous même.

Vous adorerez vous aussi, c'est tout du fait main, poli et patiné avec patience. L'artisant est un artiste et ses tableaux attirent le regard vers ailleurs. Allez, filez (c'est un ordre) !

Coup de gueule contre la publicité

Je ne sais pas comment cela se fait, mais je reçois quotidiennement, en commentaire de mes billets, des publicités pour une banque dans le Delaware. Ce truc doit m'être envoyé automatiquement chaque fois que je publie un article. Je commence à en avoir vraiment marre. Halte aux robots débiles !!!

Le questionnaire de Proust

Comme je me pose toujours des tonnes de questions métaphysiques, que je m'introspecte régulièrement (en direct live sur ce blog), l'envie m'est venue de répondre le plus honnêtement que je le pourrai à ce questionnaire et de vous livrer comme à moi même mes réactions. Je tiens à préciser que lorsque j'ai recopié ce questionnaire, je l'ai fait sans avoir les réponses de Proust sous les yeux, pour ne surtout pas me laisser influencer.



Le principal trait de mon caractère.
Le besoin d'aimer, d'être aimé; l'empathie.

La qualité que je désire chez un homme.
L'intelligence, la tempérence, l'empathie.

La qualité que je préfère chez une femme.
Pareil, la douceur en plus.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
La décontraction et la franchise.

Mon principal défaut.
Remettre à demain.

Mon occupation préférée.
Jouer avec le verbe aimer.

Mon rêve de bonheur.
Retrouver enfin l'amour, le vrai partagé et plein, celui dont je parle à longueur de billets.

Quel serait mon plus grand malheur.
En être réduit à la mendicité (en amour comme autrement).

Ce que je voudrais être.
Mon beau-frère, qui possède à mes yeux un alliage rare de qualités: la droiture, le travail, l'humanité, la patience (surtout avec moi, lorsque je l'appelle au secours parceque j'ai planté mon ordinateur).

Le pays où je désirerais vivre.
Celui ou résiderait la femme que j'aimerai et qui m'aimerait.

La couleur que je préfère.
Il y en a tant, c'est plus l'harmonie des couleurs que j'aime, un sentiment d'accord parfait, qu'une seule couleur prise à part. Mais s'il faut n'en choisir qu'une, le bleu, je pense.

La fleur que j’aime.
La capucine pour sa simplicité.

L’oiseau que je préfère.
Le merle, c'est évident, pour son chant, son sens de l'observation, et parcequ'il n'a peur de rien.

Mes auteurs favoris en prose.
Aujourd'hui Fred Vargas, demain ce sera quelqu'un d'autre, je vogue au gré de mes lectures. Mais c'est vrai que Fred n'est jamais très loin (voir le billet que je lui ai consacré).

Mes poètes préférés.
Arthur Rimbaud, le poête maudit (voir le billet que je lui ai consacré).

Mes héros dans la fiction.
Le Prisonnier, car il rassemble à mes yeux le même alliage de qualités que mon beau frère; Corto Maltèse, pour la même raison et parcequ'il lui arrive d'être lâche et humain.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Madame Peel (Diana Riggs, dans Chapeau melon et bottes de cuir, les premières saisons) pour son intelligence et son charme.

Mes compositeurs préférés.
A part moi (mdr)? Il y en a tant : en jazz, sans aucun doute, Chet Baker; en classique : Bach et Mozart; en pop, les Beatles; Jipes, aussi, pour l'ensemble de son oeuvre, et la liste est loin d'être close.

Mes peintres favoris.
Gustav Klimt (pour le moment, demain ce sera Miro, ou Chagall, ou ou ou ).

Mes héros dans la vie réelle.
Mon beau frère (again, ça tourne à la mono-manie mais je m'expliquerai dans un renvoi - voilà l'astérix, d'ailleurs *)

Mes héroïnes dans l’histoire.
Marie Curie et toutes les femmes qui se sont battu pour la liberté.

Mes noms favoris.
Le mien? Celui de mon chien?

Ce que je déteste par-dessus tout.
La lâcheté (surtout la mienne).

Caractères historiques que je méprise le plus.
Tous les lâches, les traîtres (en somme, tous ceux qui présentent mes pires traits de caractère). Mais il y a aussi tous ceux qui combattent au nom d'une soit disant foi.

Le fait militaire que j’admire le plus.
Aucun, je reste totalement hostile à toute forme de guerre.

La réforme que j’estime le plus.
Celle qui reste à venir et qui fera de nous des citoyens vraiment libres et égaux (et heureux si possible).

Le don de la nature que je voudrais avoir.
La volonté, le charisme.

Comment j’aimerais mourir.
Dans mon sommeil, sans m'en rendre compte.

L’état présent de mon esprit.
Mon esprit est comme toujours d'ailleurs, obnubilé par l'idée d'aimer.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Toutes, sauf la veulerie, la lâcheté, l'ignorance et la bêtise. Toutes sauf celles qui entraînent des conflits.

Ma devise.
Carpe Diem?

Je vais compléter ce questionaire par quelques mots qui me viennent à l'esprit tel quels, vous en ferez ce que vous voudrez : simplicité, complicité, humanisme, compréhension, (du monde), environnement (protection), altruisme, sciences, poésie, les Arts et les Muses en général - la liste n'est pas close, je la complèterai au fur et à mesure que je me souviendrai.


* voilà le fameux astérix: je sais vous allez me dire que je vous bassine avec mon beau frère, que de toute façon vous ne le connaissez pas etc etc etc. Si je vous dis que je l'admire, c'est qu'il ne renonce jamais, c'est que le travail ne lui fait jamais peur, qu'il est intelligent, drôle, humain et empathique. Toutes caractéristiques que j'aimerai retrouver chez moi et qui forment un alliage assez redoutable. Rien (ou presque) ne lui résiste et je suis très admiratif. Voilà pourquoi, même si vous ne le connaissez pas, je le cite dans mes réponse comme un modèle que j'aimerai être capable de suivre, tout en sachant fort bien qu'il n'en est rien.

20 mai 2006

La Foi (ou déesse en détresse, 2ème partie)


J'ai entendu il y a longtemps déja un prélat - était-ce Monseigneur Eichinger? - raconter à la radio l'histoire d'un prêtre qui avait perdu la foi. A l'occasion d'une visite au Vatican, celui-ci en profite pour s'en ouvrir à Sa Sainteté, et lui expliquer ses doutes. Le Pape lui répondit: "Faites comme moi, mon fils, faites semblant".

Que cette histoire soit vraie ou non, et à titre personnel j'en doute un peu, n'a aucune importance. Ce qui en a, au contraire, c'est le message qui la sous-tend. Si la foi vous abandonne, continuez à croire en vous même, en les autres, en l'humanité, en la vie et même en Dieu si vous le voulez.

La foi n'est qu'une étincelle dans notre petite chapelle personnelle, que chacun situe comme il le veut : âme, conscience, coeur etc.

Ce que je voudrais te dire, ma petite soeur de coeur, c'est que je suis persuadé que cette étincelle ne s'éteint jamais mais que, parfois, aveuglés par la douleur, par la tristesse, par quelque poids trop lourd à porter, nous ne la voyons plus. Prends le temps de poser tes valises, de fermer tes yeux, tu reverras cette étincelle. Elle sera plus éblouissante que soleil d'été.

Les hommes biens, droits, prêts à s'engager, à tracer un sillon, à suivre un chemin, ça existe encore.

Blackbird.

19 mai 2006

Déesse en détresse


J'ai une petite soeur de coeur qui me disait l'autre jour son amertume, parcequ'à 31 ans, les quelques expériences qu'elle a vécu ont été très décevantes.
Elle me disait en avoir marre de se faire jeter, et de devoir refaire chaque fois tout le chemin depuis le début, alors qu'elle était sincère dans ses rapports. En avoir marre de se prendre les briques sur la tête au fur et à mesure qu'elle essayait de construire la maison.
Elle me disait ne plus avoir aucune confiance en elle-même et ne plus croire en l'amour.

Comme si les hommes ne s'intéressaient qu'à son corps de déesse* et pas du tout à ce qu'elle est, à ce qu'elle aime, enfin, à elle, quoi**.
Comme si la masculinité permettait de ne n'être obnubilié que soi, ses propres désirs (callypiges, les désirs), et de rejeter l'autre lorsqu'on en a plus envie.
Comme si d'avoir des couilles donnait le droit de se comporter en muffle, en animal.

Si j'écris ce billet, c'est parceque je l'aime comme une soeur, et parceque je déteste la voir souffrir. Je sais que l'amour n'est pas chose facile. J'en appelle à vos commentaires : dites lui s'il vous plait que malgré ses echecs, il lui faut garder le courage de reprendre le chemin et que tous les hommes ne sont pas comme ceux auxquels elle à eu à faire jusqu'à présent. Dites lui qu'elle y arrivera. Ma seule voix n'y suffit plus.

Merci - Blackbird

* là, je sais qu'elle va rougir, mais quoi qu'elle en dise, elle est très belle.
** elle est très belle d'âme et de coeur aussi, sans flagornerie aucune.

*** elle est intelligente et fine, aussi (oui, je sais, il n'y a pas d'astérix dans le texte pour ce renvoi, mais je voulais le préciser, et en plus, ça la fait rire, mes astérix et post scriptum à rallonge).

18 mai 2006

Pourquoi aime-t'on?



Bon, ben me v'la bien, à nouveau à me poser des questions existentielles. Du genre pourquoi tombe-t'on amoureux. Pourquoi Elle (ou lui) et pas une autre? Pourquoi?

Je me disais aussi que la toile ne serait sans doute pas le meilleur endroit pour trouver une réponse, mais par aquis de conscience, je pose la question à Google : pourquoi tombe-t'on amoureux? "Veuillez reformuler votre question s'il vous plait". Ok, alors comment tombes t'on amoureux? "Veuillez reformuler votre question s'il vous plait" D'accord, une dernière tentative: amour. "Voici les 36215 réponses et demie à votre question".

Pfffff, plein de liens commerciaux du genre "trouvez votre âme soeur en 10 minutes sur ..." et autres sites de rencontres plus ou moins sérieux, plus ou moins pornos et plus que plus chers.

Bon, à force de recherches assidues, j'ai fini par comprendre que nous connaissons l'amour absolu avec notre maman avant et après la naissance, qu'elle nous laisse une sorte de carte magnétique du tendre et que c'est à partir d'elle que nous décryptons les signes chez les autres: un geste, une odeur, une intonation de voix etc, feraient que nous réagissons en fonction des instructions que nous avons reçues dans notre plus tendre enfance. Et que l'apparition de ce signe libère des endorphines, genre de drogue naturelle du bonheur que fabrique notre corps. D'ou amour.

Ca vous parle, à vous, cette explication? Moi, ça me parle moyen, à vrai dire. Je pensais coup de foudre, éblouissements, sourires timides, premier baiser, enfin, je pensais romantisme, quoi. Ce doit être là mon gros défaut, croire que l'âme humaine est encore sensible autrement que chimiquement, croire encore aux frissons, aux genous qui flanchent, aux coeurs qui battent plus vite. Ben non, me v'là bien, c'est rien que de la chimie et de la maman. Vous trouvez drôle, ça, de tomber amoureux parcequ'Elle (il) ressemble à votre maman?

Je refuse d'y croire, voilà, c'est tout. Je le refuse parceque je sais que les coups de foudre existent, qu'on peut se sentir comme avec les doigts dans une prise de courant. Je le sais parceque cela m'est arrivé, parceque c'est ce que j'ai ressenti lorsque je l'ai rencontrée, Elle, à qui j'ai quasi immédiatement demandé de m'épouser. Pourtant, Elle n'a rien de ma maman.

Jipes, toi qui es le scientifique de la bande, dis moi, s'il te plait si ce n'est effectivement que de la chimie ? Vous tous, dites moi s'il vous plait, comment vous êtes tombés amoureux. Ainsi je saurai si je suis le dernier Alien à croire au romantisme, d'une espèce en voie de disparition totale de la surface de la terre.

Blackbird Pensif.

Expérience mystique (a ma grande honte)

A ma grande honte, Je n'avais jamais mis les pieds dans un grand magasin suédois d'ameublement et de décoration*. Pas par faute d'en avoir envie, mais parcequ'il n'y en a pas près de chez moi. L'opportunité s'est donc présentée hier.

On m'avait prévenu: vas-y sans ton portefeuille. Bon sang que j'ai bien fait d'écouter ce conseil. Un gamin dans un magasin de jouets (ou de confiserie, c'est selon). Je crois que si mes moyens me l'avaient permis, je serais reparti avec la moitié du magasin. Moi qui adore la déco, j'ai trouvé mon bonheur. Ah, la belle petite lampe. Et les fauteuils super design et confortables. Et les rangements plein d'astuce.
Finalement, je suis reparti sans rien, j'ai écouté la voix de la raison, sans quoi je me serai définitivement fâché avec mon banquier.

De me promener dans ce magasin, je me sentais comme un dervich tourneur après une scéance de transe. Ce n'est vraiment pas pour leur faire de la publicité (c'est pas mon genre, ou alors c'est que j'ai été payé), mais j'attend avec une impatience grandissante de gagner au loto, histoire de m'offrir un immense appartement vide et pouvoir l'aménager sans contraintes.


Blackbird.

*Pour ceux qui habitent au fin fond de la Creuse, ou d'une vallée Pyrénéenne désservie à dos de mulets, il s'agit d'Ikea.
Ah, zut, je l'ai dit.

17 mai 2006

La bloggite aigüe.

En relisant ce que j'ai écris ces deniers jours, je me rend compte que mes billets ne sont jamais vraiment finis. Un sentiment d'insatisfaction, une petite faute par ici, une tournure de phrase par là, qui me sont passées inaperçues. En fait, j'ai l'impression de travailler un peu comme si j'étais emporté par une sorte d'urgence, comme s'il m'était vital de publier, publier encore, publier toujours. Comme si ma vie - ou du moins comme si la vie de ce blog en dépendait. Et c'est un peu la cas. Je pense que j'ai attrapé un virus très dangereux : la bloggite aigüe.

A chaque relecture, je retrouve un accent à corriger, une petite faute qui m'aurait échapé, une tournure de phrase qui ne me plairait pas tout à fait. Comme si, sculpteur de mes émotions, je revenais chaque jour polir un peu plus oeuvre, pour en gommer chaque microscopique aspérité.

Faute de ce travail quotidien de création et de polissage, je me sens insatisfait. Faute de visiter quotidiennement les blogs amis - la liste de liens atteint des dimensions presque pantagruéliques - j'ai l'impression d'être en manque. Il m'arrive, lorsque réveillé par mon chien vers 4h du matin, avant d'aller me recoucher, de revenir faire un tour sur la toile. Bloggite aigüe, quand tu nous tiens...

Fred Vargas



Très loin de la guimauve policière à l' anglaise de la lignée d'Agatha Christie, Fred Vargas écrit ses polars de la même façon que son héro, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg* réfléchit : par circonvolutions. On ne sait jamais, avant la dernière page, ou elle veut vraiment en venir, par tours et détours, nous faisant retenir notre souffle.

Son écriture est légère et s'envole au rythme de nos pensées; pourtant, ses mots nous restent accrochés comme des bernicles à un rocher. Sa langue ressemble à la guitare de Jimi Hendrix, comme si moins on connaissait la musique, plus on se raccrochait à ses gammes, et mieux on la maîtrisait, plus on avait tendance à s'éloigner des règles : en la triturant, la malaxant, en la destructurant pour la rendre sous une forme nouvelle.

Jean-Baptiste Adamsberg est un anti-héro. Il marche et réfléchit pareillement, en louvoyant, presque en traînant la patte, de façon lente mais obstinée, en silence, à la manière des gens de ses montagnes pyrénéennes. Ses idées déconcertent, ses méthodes laissent ses subordonnés pantois, et pourtant c'est toujours lui qui trouve les solutions aux énigmes les plus ténébreuses.

Je voudrai vous donner lecture d'un court passage de : "Dans les bois éternels", son dernier opus, paru cette année et publié dans la collection Chemins Nocturnes chez Viviane Hamy.

"Quand après ses 5 semaines de repos forcé ordonné par le divisionnaire, il était descendu de ses sommets Pyrénéens pour rejoindre la Brigade de Paris, il avait rapporté une trentaine de galets gris polis par la rivière, qu'il avait déposé sur les tables de chacun de ses adjoints, en guise de presse papier, ou de tout autre usage à volonté. Offrande rustique que nul n'osa refuser, pas même ceux qui n'avaient aucune envie d'avoir un caillou sur leur table. Offrande qui n'aidait pas à comprendre pourquoi le commissaire avait également rapporté une alliance en or qui brillait à son doigt, allumant de porte en porte les étincelles de la curiosité. Si Adamsberg s'était marié, pourquoi n'avait-il pas prévenu son équipe? Et surtout marié à qui et pourquoi? Résolument avec la mère de son fils**? Anormalement avec son frère? Mythiquement avec un cygne***? Attendu qu'il s'agissait d'Adamsberg, toutes les solutions étaient envisagées en un murmure qui filait de bureau en bureau, de galet en presse papier. "

Un véritable régal, donc, pour les amateurs de polars et de littérature tout court. Car il existe des gens qui aiment lire et détestent les polars (chose que je ne comprendrai jamais). Même les fanatiques de Proust seront comblés par l'écriture de Fred Vargas. Une langue qui de tours en détours vous donne un tournis de bonheur. Comme un viennois au chocolat très noir.

Blackbird

* l'équivalent d'un Colombo à la française, mais en beaucoup moins beauf, sans voiture ni imperméable ni cigare ni tic de langage. Un vrai anti héro, mais bien plus profond psychologiquement.

** Camille, autre personnage récurent, musicienne et plombière.

*** Mythologie Grecque, Léda et le cygne : Zeus, voulant séduire Léda, et s'étant préalablement pris une veste, comme on dit vulgairement, se déguisa en cygne. Et le stratagème fut couronné de succès. Comme quoi il ne faut jamais renoncer.

GROSSE ARTILLERIE


Très grosse artillerie, même, budget colossale, des millions d'Euros rien qu'en publicité et, last but not least, l'ouverture du Festival de Cannes.

J'ai lu le livre, je l'avoue, et le côté "polar thriller" ne m'a pas déplu. Et je pense que je regarderai le film lorsqu'il sera, dans quelques années, télédiffusé. Mais uniquement pour revoir Audrey, et un peu pour le Louvres. Mais je n'irai pas au cinéma voir ce mamouth. J'ai en effet un espèce d'a priori négatif contre ces très grosses production dont tout le monde parle avant de l'avoir vu. Un peu parceque je n'aime pas la démesure. Un peu parceque Holliwood est capable de faire le pire navet du meilleur livre - je dis bien est capable, car parfois d'excellentes choses en sortent.

Je pense qu'à terme, il ne restera de ce film que deux choses : le sourire d'Audrey et celui de Mona Lisa. Et rien que cela, ça vaut le coup.

Blackbird

15 mai 2006

Sondage à Barjoland

Ce matin, à la radio, j'ai entendu les résultats d'un sondage qui m'a donné à réfléchir. Dix pour cent seulement des français ne sont pas contents d'aller au travail le matin !!!

Treize pour cent des français seraient même très heureux dans leur emploi. Je ne conteste pas ce chiffre, je pense qu'effectivement une partie d'entre nous pratique un travail intéressant, varié et enrichissant.
Certe, au niveau pouvoir d'achat, avoir un emploi est un avantage qui permet de vivre, voir pour les salaires les plus importants de bien vivre.
67% des français ne rechigneraient pas à aller pointer le matin. Certe, les relations sociales sont plus simples en allant au boulot.

Mais je n'ai jamais entendu personne, en prenant mon bus le matin, chanter "Ailli aillo, on s'en va au boulot" d'un air ravi. Jamais de têtes réjouies, rien que des mines harassés par des réveils trop matinaux, rien que des gens grognons et renfrognés, rien que des yeux dans le vague, regardant sans le voir le paysage défiler dehors. Dans mon bus, quelques ronflements, même, parfois.

Deux solutions:
1/ j'habite dans une région très particulière et qui n'a pas été prise en compte par les sondeurs
2/ ce sondage a été fait à Barjoland et truqué dans un but politique bien précis Mais lequel, grands dieux? Nous redonner du coeur à l'ouvrage en nous faisant croire que notre voisin s'éclate devant son poste à la chaine? Ou la petite voisine devant son comptoir au Mcdo?

J'ai posé la question à mon voisin et ma petite voisine. Pas de joie, juste de l'habitude, de la routine. Ils sont juste contents de ne pas être au chômage. C'est ça, aimer aller bosser?

Pourquoi veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes? Pour remonter notre moral, peut être, nous inciter à dépenser plus, dans un moment d'euphorie et ainsi de faire tourner le commerce et engraisser les actionnaires? La loi du marché par la psychologie?
Ou serait-ce pour un poste de Président de Barjoland?
Pour nous faire oublier l'affaire Clearstream?
Qu'on m'explique, je veux qu'on m'explique.

Si vous avez des réponses, si vous vous éclatez vraiment dans votre boulot, dites le moi, s'il vous plait, moi, ça ne m'est jamais arrivé - je dois être un alien, car de bosser, je m'en passerai très bien.

Blackbird

14 mai 2006

Il en faut peu pour être heureux


Le chat ci dessus s'appelle Looping, je crois, et il a bien raison, il n'en faut vraiment pas beaucoup pour être heureux. Moi, ça me donne envie de l'imiter, pas vous?
Mais ce n'est pas pour vous parler de chats que je met ce post en ligne. Grâce à mes continuelles promenades le nez en l'air dans la blogosphère, au hasard des liens, je suis tombé sur ce blog dont le seul titre aurait suffit à me le faire apprécier. En en fouillant le contenu, toujours le nez en l'air (je vais finir par attraper un torticoli, moi), j'y ai découvert tout ce que j'aime, à commencer par de l'humour, de la cuisine, des livres, des expériences, une écriture déliée, intelligente, et pas la grosse tête.
Un peu comme si j'étais entré dans un appartement que je ne connaissais pas mais dans lequel je me serai senti comme chez moi, qui aurait gardé un peu l'odeur d'encaustique de mon enfance.
Un peu comme si Marion (l'auteuse - si si, ça s'accorde, maintenant) et moi avions grandi ensemble, et avions les mêmes souvenirs de la cuisine de notre maman : les tupperwares empilés dans le placard, la viande avec la sauce brune, tout ça. Faut que je demande à mon papa si il ne me connaitrait pas une soeur cachée !

C'est drôle et parfois un rien nostalgique. Il ne faut vraiment pas grand chose pour être heureux.

http://ilenfautpeupour.canalblog.com

Merci, Marion.

Blackbird.

Un petit jeu dangereux





J'adore internet. J'adore blogger, et j'aime à outrance mon t'chat habituel, Causette, ou je passe quotidiennement du temps, et ou j'ai rencontré de vrais amis.

Mais je me rend compte que j'y joue actuellement un jeu un peu dangereux en compagnie de D., jeune femme charmante, intelligente et mariée, même si ce jeu peut paraître innocent, puisque virtuel.

Chaque fois que nous nous retrouvons sur notre salon habituel, en compagnie de tous les amis, nous nous précipitons l'un sur l'autre pour une séance de câlinage assez poussée en public. Et que je t'embrasse ici, et là, et là et ici encore, et que... et que bien des choses que je peux pas dire ici car je me ferai gronder par ma maman*.

Bien sûr, c'est virtuel, ce n'est qu'un jeu, mais je commence à être un peu en manque si nous ne le jouons pas chaque jour. Ce flirt virtuel** me devient aussi nécessaire que mon paquet de tabac (auquel, jusqu'à maintenant, je n'ai jamais su renoncer***).

Est-ce grave, Docteur?

Blackbird.

* à propos de ma maman, je plaisante, vous l'aurez compris.
** virtuel? cela me fait penser aux "sauvageons" de Chevènement !
*** question de volonté, oui, je sais, on me l'aura assez répété !

13 mai 2006

Le baiser.


Cette toile de Gustav Klimt s'intitule "le baiser". Le propos de ce blog n'est pas de faire de la critique d'art, je n'en ai d'ailleurs pas les compétences.

Ce qui m'interpelle, c'est ce qui se dégage de cette oeuvre : la même douceur, la même sensualité exacerbée, comme si au delà de la toile, le peintre voulait faire passer un message d'un érotisme tout de douceur. Remarquez l'extase des personnages.

Vous n'y verrez de sexe, pourtant il est là, en filigrane. Un simple baiser comme celui représenté ci dessus prend une "couleur" - je ne parle pas là de celles qu'utilise l'artiste sur la toile, mais de celle qui apparait "en dessous". Comme si avant de peindre, Klimt avait teinté la toile d'un rouge tendre, d'un carmon atténué.

Ou comme si il avait pudiquement drapé une étreinte violente par des couleurs plus neutres.
Peut être par égard pour nos yeux, qui auraient risqué de s'y brûler. Mais là, c'est mon âme qui s'y brûle.

Blackbird

Le disque de jade.


Voilà ce que je suis en train de lire : Le disque de jade. J'en suis au premier des trois tome (500 et quelques pages chacun) et je suis accroché au point de ne plus pouvoir éteindre la lumière le soir, lorsque sous ma couette, je parcours ces lignes.

Les royaumes en Chine pré-médiévale sont en guerre. Les intrigues de palais vont bon train, chacun voulant sa part du pouvoir - et si possible tout le pouvoir. La secte des eunuques espionne tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre. Les marchands de chevaux deviennent ministres, les adeptes du Taoïsme sont pourchassés et systématiquement pendus haut et court, sans autre forme de procès.

Ou l'on apprend que les disques de jade ont un pouvoir magique et rendent immortel, comment fut inventée cette poudre noire qui lance des langues de flammes comme les dragons, comment l'on vivait là-bas à cette époque et autres informations des plus intéressantes.
C'est un livre absolument fascinant que je recommande vivement, autant pour le fracas des armes que l'odeur de l'encens, autant pour l'art érotique que pour celui de la politique.
Un récit presque mystique, un long fleuve jaune pas tranquille du tout, une véritable saga, aussi longue mais bien plus passionnante que celle de Dallas, et qui se dévore d'un trait.

Blackbird.

Aljoscha

Un effet positif de la schizophrénie bloggistique, c'est que l'on va de découvertes en découvertes. Celle-ci, je la dois (encore une fois) à Jipes et aux nombreux liens sur sa page. Et je n'ai pas fini de tout explorer.

Je suis malheureusement obligé de faire un tri et de ne garder que ce qui me touche le plus; tout référencer me serait impossible, je ne m'y retrouverais plus. De lien en lien, de fil en fil, j'ai fait de si nombreuses découvertes que mon esprit fièvreux commence à se déconnecter.

Pourtant, là, il m'est impossible de faire autrement. Le blog d'Aljoscha est un bonheur de douceur, d'intelligence et de poésie. Des pages et des lignes qui parlent du rapport au monde, de la traversée de la vie. Un blog Taoïste, en somme. J'aimerai savoir écrire comme cela. Si je vous le présente aujourd'hui, c'est aussi qu'il traite de nombre de sujets qui me tiennent à coeur. Il est très personnel, construit avec un soin méticuleux. Il m'a beaucoup touché, j'espère qu'il vous plaira.


Blackbird.

Envie de voyage.

J'ai en ce moment comme des envies de voyage. Et la destination dont je rêve, ce n'est pas les Antilles, les plages immaculées resplendissantes au soleil.
Non. La destination dont je rêve actuellement, c'est l'Islande. Pour l'heure, le soleil s'y couche encore d'assez bonne heure, mais bientôt je pourrai voir le coucher et le lever de soleil en même temps.


Ce que j'aimerai voir, là-bas, c'est les bateaux colorés, les marins dans les bars des petits ports typiques, les chutes d'eau, les volcans. Mais surtout rencontrer des gens dont le caractère accueillant est légendaire.




Ce que j'aimerai faire là-bas, c'est marcher dans ces paysages perdus, un peu hostiles mais grandioses, sans but précis sauf de communiquer avec la nature, avec le monde, avec les gens de rencontre. Une forme de solitude remplie de plein de choses, quoi. De méditation, aussi.


Un pays de paix, en somme, ou l'esprit peut vagabonder à sa guise, en toute quiétude. Peut être que ma vision de l'Islande est fausse, un peu idéalisée, mais je voudrais y aller me rendre compte.

12 mai 2006

La Fritosphère.

"Rincer les frites ou pas, les blanchir ou pas, les plonger dans deux bains de friture, et pourquoi pas dans trois, à 130.°C, à 180°.C et j'en passe.?... Voilà les questions qui agitent le plus communément la "Fritosphère".

Je cite là mon amie Caroline ( http://culinotests.com ) que je vous ai déja rapidement présentée dans un de mes premiers billets. Il se trouve que je partage avec elle un goût (presque) immodéré pour les frites. Et qu'elle donne plein de trucs et astuces qu'elle test à longueur d'année sur ce sujet précis, entre un billet sur les meilleures tartines pour combler un creux à 10h et autres sujets de la plus haute importance (peut-on mettre de l'eau dans le chocolat ou est-ce un crime de lèse majesté). Or donc, je voudrais proposer son nom comme présidente à vie de la Fritosphère, bien qu'elle ne soit pas belge. Oui, je sais, ce serait une première. Je vous propose de nous pencher sur les points les plus importants de son programme politique. Interwiew exclusive.

B1 : Quelles pommes de terre préconiseriez vous si vous étiez désignée présidente a vie?
C : Les Charlotte sont des pommes de terre à chair ferme, se cuisent de toutes les manières possibles sans se défaire et sont d'une exquise délicatesse de goût et de texture. Elles sont fines, un peu sucrées, d'une couleur jaune pâle bien francheAprès avoir essayé environ une dizaine de variétés de pommes de terre, j'ai décrété qu'elles arrivaient en tête de mon classement, devant les Roseval (moins fines) et les Rattes (moins faciles d'utilisation en raison de leur forme un peu biscornue et de leur petite taille).

B1 : que préconisez vous au niveau de la cuisson?
C : Il faut avant tout bien les sècher, sans quoi c'est bouillonnement et débordement d'huile. Pour le premier bain, 180 degrés.Au bout de quelques courtes minutes, elles sont précuites, attendries à coeur.: il est temps de les sortir.Je les plonge dans le second bain bien chaud pour les faire dorer, trois petites minutes.

B1 : quels sont vos projets en matière d'accompagnement?
C : On sale au sel fin pour commencer, histoire de saler en profondeur. Puis au gros sel moulu, pour donner du croustillant. Pour les uns, les frites se mangent avec de la mayo, pour les autres, avec du ketchup. Pour moi, ce sera les deux s'il vous plaît : une petite mayonnaise ketchupée.

B1 : vous parlez dans votre programme de frites griffées. Voudriez vous nous en dire plus?
C : On griffe toutes les patates à l'avenir : au four comme à la friteuse, en biais et à la fourchette. Le griffage en biais est nettement plus "croustillogène". Et si l'extérieur est dense et croustillant, il n'est pas du tout dur aux extrémités comme on pourrait le redouter, et l'intérieur reste moelleux à souhait.

B1 : un dernier mot?
C : si je suis élue en tant que présidente à vie de la Fritosphère, je vous promet de ne pas ménager mes efforts dans la recherche de "La Frite", et d'être la présidente de toutes les Fritosphèriennes et de tous les Fritosphèriens.*

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Fritosphère.

* cete phrase là est bien entendu complètement inventée, Caroline est beaucoup trop humble et a beaucoup trop d'humour pour tenir de tels propos. Je vais vous dire, je l'adore. Mais que je dise ça, je ne suis pas sûr qu'elle apprécie vraiment. Beaucoup trop humble, vous dis-je.

10 mai 2006

Déclaration d'amour

Je voudrais dédier ces quelques lignes à celle à qui j'ai demandé sa main. Elles lui montreront, je l'espère, a quel point je l'aime, combien sa présence m'est vitale, combien son absence me pèse. Je préfère emprunter les mots d'un autre (et quel autre), plutôt que de faire étalage de ma nullité poêtistique.


Roméo de cette fuyante terre sainte, amoureux volage, il voulait être le vent qui lui agitait les cheveux, l'eau du matin qui lui baisait le corps, la robe qui la pressait la nuit, le livre qu'elle pressait le jour, le gant qui lui tiédissait la main, le miroir qui pouvait l'admirer dans toutes les poses... Une fois il sut qu'on lui avait offert un écureuil, et il se rêva petit animal curieux qui, sous ses caresses, glissait son museau innocent entre les seins virginaux, tandis que de la queue il lui flattait la joue.

Extrait de "L'Ile du jour d'avant", d'Umberto Eco, 1994.


Je me dois de préciser que l'idée de ce billet m'a été inspiré par Pimpance et Sybarisme, the way of the truth, nichon et nichon http://blogensauce.canalblog.com comme quoi on ne peut pas être très inspiré chaque jour et que la schizophrénie bloggistique a du bon. Merci, Wonder Nichon.

09 mai 2006

Les seins des femmes*


Je me suis toujours posé beaucoup de questions à propos des femmes**. L'une de ces questions porte sur la relation qu'elles ont avec leurs seins. J'étais à peu près sûr que ce rapport était loin d'être aussi bas et surtout infantile que celui que nombre d'hommes ont avec popaul (moi compris, par moments***). Eh bien j'ai trouvé un début de réponse, sur un blog drôlatique et sans complexes, un vrai régal: Pimpance et sybaritisme, the way of the truth, nichon et nichon : http://blogensauce.canalblog.com

Ou l'on apprendra, entre autre, comment font les filles pour séduire les plus réticents d'entre nous, à grands coups de pigeonnants savament mis en place, de décolletés laissant tout deviner sans rien vraiment montrer... Ou l'on apprendra aussi la psychologie du nichon (j'utilise ce terme à bon escient, c'est celui qu'utilise l'auteuse du dit blog) et autres petites choses à ce sujets, toutes plus intéressantes et hilarantes les unes que les autres. Plusieurs heures plus tard, on en a encore le sourire.

Finalement, la schizophrénie blogophage a du bon, on trouve toujours des réponses personnalisées à ses questions. Je précise que ce blog est mixte, pas comme les saunas.

Petite note à mes lectrices si du moins j'en ai : je suis loin de tout savoir, et chaque expérience m'intéresse, alors laissez moi vos commentaires, s'il vous plait. Ce que je voudrais surtout savoir, et que je n'expérimenterai à mon grand regret jamais, c'est ce que vous ressentez lorsque vous donnez le sein à un enfant.

Blackbird

* rien de sexuel, c'est un billet de psychologie
** curiosité bien placée, je trouve - on ne les connait jamais assez bien
*** très rares moments, heureusement, je ne passe pas pour un obsédé

L'Humanité (non, pas le journal)

J'ai de plus en plus l'impression que l'Humanité nous quitte, que nous resemblons de moins en moins à de véritables êtres humain.

Ce week end, deux enfants (4 et 6 ans) ont été enlevés en France, puis retrouvés tués - et même violé pour le petit garçon de 4 ans. Violer un enfant de 4 ans, est-ce là un acte humain? Y-a-t'il quelque trace d'humanité dans le fait de faire du mal à des enfants? Dans d'autres pays, ces mêmes enfants sont enrolés de force pour porter des fusils et aller se battre. La guerre elle même est un acte contre l'humanisme, mais enroler des enfants?

On laisse nos voisins vrever de foid, de soif ou de faim. Est-ce humain?

Dans un billet précédent, je parlais des loups et des ours. Ce que leur font une poignée d'éleveurs et de chasseurs. Cela aussi, est-ce humain?

Si je disais que l'homme est un loup pour l'homme, je crois que ce serait vraiment trop méchant pour le loup. La vérité, c'est que l'homme est un homme pour l'homme.

08 mai 2006

La naissance de Vénus


De Sandro Botticelli, je ne connais vraiment, et je n'adore à ce point que la naissance de Vénus. Sans aucun doute ce qu'il a fait de plus beau, de plus plein. De plus personnel, aussi? bien que ce soit une oeuvre de commande.

Dans un billet précédent, j'expliquai mon émoi devant la maternité. Je crois qu'il est identique devant cette oeuvre parce qu'elle exprime la plénitude de la féminité. Juste quelque chose de doux, tout en pudeur. Comme le spectacle d'une femme donnant le sein à son enfant. Une tendresse immense.

Le français, pourtant si riche, manque de mots pour décrire mon émoi devant cette oeuvre, j'arrête donc là ce commentaire. Pourtant, je pense que vous aurez compris ce que je ressens. Affichez l'image en grand, fixez la des yeux, faites le vide dans votre esprit et laissez vous emporter. Bon voyage.

Blackbird.

07 mai 2006

L'oeil du courlis



Je viens de découvrir - toujours la schizophrénie du bloggeur fou, qui court de lien en lien sans savoir s'arrêter - l'oeil du courlis. Très bel oeil, d'ailleurs. Rien ne lui échappe, et la patte est fine aussi. Galerie de photos toutes plus belles les unes que les autres, et qui délivrent une sorte de magie, un côté un peu contemplatif, méditatif, aquarelles ... l'oiseau a plusieurs cordes à son arc. Et sait se lever tôt, appareil en bandouillère, car pour shooter ainsi une toile d'araignée couverte de rosée, faut pas être fainéant.

Depuis que j'ai ouvert ce blog, je ne vous ai pas caché que j'apprécie l'art sous -presque - toutes ses formes. Là, c'est flashage immédiat et complet. Tout ce que j'aime.

http://oeilducourlis.canalblog.com

Blackbird

Le chardonneret



D'oiseau à oiseau, je m'inquiète. Oui, le merle s'inquiète de la disparition progressive du chardonneret élégant. Et savez vous pourquoi le chardonneret se fait si rare dans nos contrées? Parceque les chardonnerets vivent dans les chardons, et que, comme les chardons piquent, l'homme veut s'en débarasser, et de ce fait, fait disparaitre les oiseaux qui en vivent. Et la boucle est bouclée.

Pourtant qu'il est beau, ce passereau, avec ses ailes tachées de jaune, son blanc et ses nuances de brun. Si vous avez un jardin, s'il vous plait, plantez quelques chardons, vous en serez récompensés par la visite de mon petit cousin dont le ramage se rapporte à son plumage. Vous le regretterez d'autant moins que les chardons, en plus, c'est très joli, ça fait de jolies fleurs bleues. Bon, faut mettre des gants pour les cueillir, mais n'est-ce pas un tout petit inconvénient par rapport à tout ce que ça nous apporte?

Blackbird

05 mai 2006

Gros coup de gueule

Une information entendue à la radio me prouve combien la race humaine est prête à tout pour rivaliser de bassesse et de lâcheté. J'ai aujourd'hui même apporté un complément à un billet précédent intitulé "des loups et des ours", que je vous invite à relire.

Et j'espère que vous serez aussi écoeuré que moi.

04 mai 2006

Y'a vraiment que lors des enterrements...


Oui, y'a vraiment que lors des enterrements et des mariages que l'on rit autant. Si si. J'étais à l'office funéraire de la maman d'un ami. Une fois l'émotion de la cérémonie passée, qu'est-ce qu'on a pu se marrer, avec tous les potes retrouvés à cette occasion. A en avoir un peu honte. Retrouvé, oui, car perdus de vue depuis... pffff, des années, vaut mieux pas compter, ça donne le vertige. Ca ne nous rajeunit pas, tout ça.

Mais plus que tout, j'ai vu un ange. Non pas une apparition divine sans sexe, non. A moins que dans un éclair fulgurant de génie, j'ai découvert le sexe des anges? Sans ailes, mais avec une auréole dorée. Et surtout avec un visage de Madonne. Ca m'a soudainement fait tout drôle, tout mou dans les genoux, la température corporelle qui grimpe en flèche, le pouls qui s'affole. Et ça, ce n'était pas lié aux bonnes bouteilles du pot d'après funérailles.

Etonnant, non? comme eu dit Pierre Desproge, alias Monsieur Cyclopède, lors de sa minute nécessaire, et ça me fait penser qu'à propos duquel il faut que j'édite un message dès que les congés payés arriveront. Oui, je sais je suis au chômage, mais il faut que j'attende les congés payés quand même. Mais revenons à nos agneaux.

Donc, disais-je, une apparition presque surnaturelle. Faites une petite expérience (peu scientifique) pour savoir dans quel état je me trouvais : buvez cul sec une demi bouteille de whisky* (37.5 cl, en gros) puis patientez quelques minutes. Après, vous en aurez une idée. Si pour éviter la gueule de bois, vous préférez le tarpé**, à votre guise, mais 5 à la file, et bien tassés. Ah, une chose, encore, ne prenez pas le volant après cette expérience.


J'vous jure, il n'y a que lors des enterrements que ce genre de choses arrivent. Ou dans les rêves. Ou dans les films de Hollywood. Bon, allez, c'est passé, j'ai même plus la gueule de bois.

Blackbird Comateux

Ps : les icônes orthodoxes, c'est magnifique, incroyable, non?
Ps2 : Concernant la Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède, j'attend avec impatience qu'elles paraissent en DVD. Si c'est déja fait, voudriez vous me mettre au parfum? Je déteste être en retard d'une guerre.
Ps3 : Et comme disait Desproge, la maman de mon pote est morte, mais Jean Marie LePen est toujours vivant - le monde est mal fait.
Ps4 : Bon, je crois que j'en ai fini avec les Ps à rallonge.

* l'abus d'alcool nuit à votre santé
** l'abus du tarpé aussi
*** l'abus de ce blog aussi, je pense, je me sens soudainement tout chose !

Mort ... de rire


Oui, mort de rire. Allez, pour une fois, je vais parler un peu de politique. Le duel a toujours été un élément indispensable au western. Sans duel, pas de vrai film sur l'Ouest.

V'la ty pas que c'est chez nous que se déroulent les duels, sous les yeux des caméras et des micros des médias - qui s'en réjouissent sans doute, enfin quelque chose de sérieux à se mettre sous la dent.

Vrai duel, avec vrais colts, entre Wild Sarko (celui qui parle plus vite qu'il ne dégaine) et Gentleman Villepin (celui dont le revolver est chargé à blanc). Tout ça pour un fauteuil à l'Elysée.

A titre personnel, je les trouve ridicules. Parcequ'à force de s'entre-tuer, ils finiront par se faire tous scalper par les indiens. Et ça, ça me ferait bien rire. J'irai jusqu'à dire que ça me ferait plaisir. Dans les westerns, j'ai toujours préféré les indiens aux cowboys, sauf quand il y avait le Général John Wayne. Il est vrai que lui, au moins, était un grand homme.Dommage qu'il soit mort depuis si longtemps.

Blackbird Colt-Pacificateur.

03 mai 2006

La couleur des prunes

Il faut que je remercie Jipes de m'avoir fait découvrir "La couleur des prunes" (première et deuxième partie). Un air lancinant d'enfance, de ces jours qui devraient n'être qu'heureux. Un air qui sent bon les foins, les premiers amours de l'enfance et l'odeur prenante de désinfectant de l'Assistance. Une petite chanson sucrée salée, comme amère et nostalgique en même temps.

Ces lignes magnifiques me font un peu penser à la grenadine de mon enfance, à un parfum des jours que l'on ne retrouvera jamais.

http://lacouleurdesprunes.blogspirit.com
http://lacouleurdesprunessuite.blogspirit.com

Blackbird Nostalgique

02 mai 2006

De quoi je vais me plaindre aujourd'hui?

Oui, oui, si si. En somme, tout va bien, quoi. Bon, bien entendu, il y a le chômage, mais bon; pis il y a le loyer à payer - on est le 2, faut que j'envoie le chèque à mon voleur de proprio; tiens, il y avait encore 2 factures dans la boite aux lettres, ce matin - pffffffffffffffff; ah, pis un coup de fil de mon banquier, qui aimerait que je passe lui rendre ma carte bancaire - il attendra. Mais de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Je ne peux pas non plus endosser tout le malheur du monde - je sais que j'ai le dos large, mais il n'y suffirait quand même pas. Les guerres, les famines, les animaux en voie de disparition, la raréfaction de l'eau potable, du pétrole, tout ça les petits nenfants qui meurent. De quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Il fait beau, j'ai un ordi et une connexion internet, je m'éclate sur mon blog, il me reste même un peu de whisky au fond de la bouteille et assez de tabac pour me bourrer une pipe. Mais de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui.

Pourtant chuis un bluesman, moi, faut bien que je trouve quelque chose ! J'peux pas rester comme ça. Faut que j'fasse mon boulot de bluesman, alors de quoi j'vais me plaindre, de quoi j'vais me plaindre aujourd'hui?


Bluesbird (jeu de mot)

Blogs en cascade

Ce qui est fantastique avec les blogs, c'est que chaque fois qu'on en lit un, on y trouve des liens intéressants vers d'autres blogs. Et ainsi de suite, comme une cascade, comme un mouvement sans fin.

admettons que pour chaque blog visité, vous trouviez 2 liens qui vous tentent. Eh bien cela nous donne la suite suivante: 2, 4, 8, 16, 32, 64 (qui peut me donner le prochain? personne? Jipes, une idée? Bravo, ce n'est pas pour rien que tu es un scientifique !). A raison de 2 liens par jour, au 7ème jour, vous aurez donc visité 128 nouveaux blogs. Et on se laisse facilement prendre au jeu. Tiens, ce site est sympa, s'il recommande cela, c'est que ça doit être chouette aussi.

Bien sûr, il y a du déchet, des déceptions, mais avouez que c'est une façon vraiment fascinante de "surprendre" ainsi des gens nouveaux. Dans leur intimité virtuelle. Et qu'à chaque fois, au moins, on apprend quelque chose. Passer ainsi de découverte en découverte fait un peu tourner la tête.

Blogbird (jeu de mots)

Jacques Dufilho


Vous vous souvenez? Mais si, regardez la photo, Jacques Dufilho (Zazie dans le métro etc). Et bien mon chien lui ressemble, lorsqu'il sort de chez sa toiletteuse. Si si. Les mêmes sourcils très prohéminents et brousailleux au dessus d'yeux enfoncés dans leurs orbites, le même visage un peu émacié, les mêmes rouflaquettes, les moustaches et la barbe en bataille. Le même regard, aussi, profond (celui de mon chien, c'est parcequ'il est presque aveugle). La truffe est différente, certe - celle de Jacques n'est ni noire ni froide.

C'est vrai que mon Dufilho à une tête de Fox terrier - euh, non, l'inverse, je veux dire. C'est même fait exprès, et tous les bons toiletteurs feront une tête assez similaire à un Fox terrier. Mais là, avec l'âge, mon chien est devenu tout gris et la ressemblance n'en est que plus forte.

Il va me manquer (le chien, Dufilho me manque déja, quel artiste c'était).

Blackbird

01 mai 2006

Jean François Revel

Je voulais faire un papier sur Jean François Revel, mais je viens de me rendre compte qu'il avait déja été fait, bien mieux que je ne le saurai, par Anaik - Le confit, c'est pas gras ( http://anaikcuisine.canalblog.com ), que vous connaissez si vous êtes des fidèles de ce blog. Je voudrais juste ajouter que l'intérêt qu'il a porté pour le Boudhisme m'a poussé à l'apprécier plus encore.

Blackbird

30 avril 2006

Les mystères du cerveau


Ce qui me fascine dans le cerveau, c'est non que personne n'y comprenne grand chose, non que ce soit l'outil le plus puissant connu, non qu'aucun ordinateur, le plus perfectionné soit-il, ne rivalisera avec lui. Non.

Ce qui me fascine c'est que c'est le siège de toutes nos idées, mais surtout de toutes nos émotions, dont la variété est infinie. C'est que même lorsque nous dormons, lui continue à travailler. C'est que lorsque nous nous acharnons à faire un noeud de cravate (enfin, nous les hommes, et ce n'est pas facile - que vous vous maquillez, vous les filles), nous pouvons penser à autre chose. A être président, par exemple. Pas vrai, Laurent, Nicolas & C°?

Lorsque vous choisissez un papier peint ou une robe (non, pas vous, les gars), qui est-ce qui vous envoie un petit signal vous disant "ça, c'est ça que je veux". Qui est-ce qui enmagasine tous vos souvenirs sans que vous vous en rendiez compte, vous les restitue lorsque vous les croiiez perdus? Qui libère les endorphines qui vous envoient voler sur un petit nuage lorsque l'Autre vous embrasse tendrement? Le cerveau, toujours lui.

Bon, moi, je retourne laisser travailler mon cerveau tranquillement - en dormant.

Blackbird Fainénant.

Du caractère hypnotique du ressac



Vous êtes-vous déja rendu compte du caractère hypnotique du ressac? C'est pour cela que je préfère l'océan à la mer. Parceque le flux et le reflux y sont plus puissants, plus envoutants.
J'aime me laisser bercer par ce mouvement inninterrompu, massif et pourtant doux. C'est d'autant plus agréable hors saison, lorsqu'on est pas dérangé par les estivants bruyants aux couleurs criardes, par la population aoûtarde, par la viande rouge offerte au soleil comme sur l'étal du boucher.

Non, moi j'aime l'océan en hiver, lorsque seuls les cris des mouettes et les hurlements du vent viennent troubler ma méditation, lorsque seuls les chalutiers aux couleurs vives barrent l'horizon, partant pour leurs zones de pêche. Lorsque seuls les gens du cru font teinter la cloche de la porte du vieux bar, sur le port. Jamais Rimbaud n'aurait du partir pour ses voyages fous; il aurait dû simplement passer l'hiver sur une jetée, à voir le continuel mouvement liquide et à puiser en lui-même plus encore de ces vers afin de nous en gratifier.

Blackbird.

29 avril 2006

Vous souvenez vous?


Je me demande comment fonctionne la mémoire, pourquoi l'on a parfois des flash de réminiscence innatendus, qui nous prennent au dépourvu. Vous bossez, puis, soudainement, vous lâchez votre souris, votre crayon ou quoi que ce soit que vous ayez en main à ce moment là, et vous mettez à penser à un morceau de votre enfance. Etrange!

Et v'la ti pas que ce matin, j'étais au téléphone lorsque, soudain, le trou. Mon interlocuteur avait beau s'égosiller, j'étais ailleurs, je m'étais télétransporté par quelque miracle sur l'Ile aux Enfants.

Si si, je suis sûr que vous vous souvenez. Même si vous avez mon âge ou plus, je suis sûr que ous vous souvenez. Vous aviez peut être comme moi des cadets dont c'était le rendez vous télévisé principal de la journée. Je crois bien que j'étais au lycée, à l'époque, mais en rentrant, je posais les devoirs sur la table et filais rejoindre ma petite soeur, scotchée devant le vieux poste noir et blanc. Puis de toute façon, cette émission quotidienne avait beau dire aux enfants, elle était comme Tintin (7 à 77 ans). Quoique 1 à 111 ans me semblerait plus juste.

Est-ce que vous vous souvenez de la recette du gloubiboulga? Je crois qu'il y avait des bananes, des saucisses de Franfort, de la crème, de la confiture de groseille. Peut être des sardines, non? Je ne sais plus. Il faut que je demande sur les blogs culinaires dont je vous ai laissé les liens si l'on y connait la recette.

Bien avant, il y avait le Manège Enchanté, avec Pollux qui quémendait "enco'e un petit susuc'e, ma chè'e Ma'got", avec son accent British si iinimitable. Là, j'étais vraiment très enfant, nous n'avions pas encore de téléviseur, et j'allais regarder Tournicoti Tournicotons sur celui, vieille et grosse machine encombrante, en noir et blanc, de mes grands parents.

Mon amie Vanille a laissé l'autre jour sur un autre billet comme commentaire que j'avais gardé mes yeux d'enfants. Les yeux, je ne sais pas, mais l'âme, j'espère bien.

Blackbird Nenfant

Un nenfant, deux nenfants, trois nenfants ...

"Helena" de Jipes

En voilà encore, du miel pour les oreilles ! Une porte ouverte sur l'ailleurs, sur un morceau de méditation, une part d'intime, comme entrevu au travers d'un voile très fin. L'apiculteur travaille à la main, c'est du naturel, du biologique, et si ça ne vous emporte pas ailleurs, si ça ne vous porte pas à la rêverie, je mange mon chapeau*.

cliquez sur l'icone à coté du titre pour écouter.

Magique.

Blackbird

* de paille, le chapeau, comme il convient aux apiculteurs

28 avril 2006

De la bruyère.



C'est pour le calme et le rituel que cela constitue que j'aime fumer la pipe. A ma grande honte, j'ai souvent des clops sur moi lorsque je m'en vais au boulot.

Mais lorsqu'enfin je rentre chez moi, j'apprécie de faire retomber le stress de la journée par ces gestes simples et répétitifs, qui consistent en nettoyer et déculotter le fourneau, puis le tuyau, d'ouvrir le pot à tabac, de mettre le nez dessus pour sentir les effluves, de le prendre entre les doigts, de bourrer la pipe, gratter l'allumette pour y bouter le feu et de finalement déguster l'odeur de vanille ou de pain d'épice qui s'en dégage.

Rien à voir avec le foin qui remplit les cigarettes, et qui brûle en un rien de temps. Le mélange de Burley, de Virginie et d'Oriental qui remplit ma pipe se consumme lentement, à petites aspirations, à petites lampées, presque, et dure longtemps. Peu à peu, le calme revient, et je me sens enfin apaisé. Le contact chaud du fourneau sur mes doigts, la cadence lente des bouffées, c'est tout cela que j'aime.

Je fume aussi la pipe parce que je parle peu, et que je n'aime pas me mettre en colère. Les dents serrées sur le tuyau de corne, je canalise mes émotions trop violentes. En fait, fumer la pipe incite à un calme propice à la méditation, à la réflexion. Et une pipe mérite qu'on s'en occupe: entretenir le foyer, enlever les cendres petit à petit... Presque un art de vivre. Au bout de près d'une heure de plaisir, la pièce sent bon, contrairement à la fumée de cigarette. Les mélanges de tabacs et d'arômes rendent presque chaque bonne marque reconnaissable.

Qui plus est, une pipe est un bel objet aux formes variées, les maîtres pipiers jouant d'imagination. La racine de bruyère utilisé peut présenter des teintes chaudes et variées.

Blackbird

Etre une petite souris



Oh oui, j'aimerai parfois être une petite souris, pour voir se qui se passe pendant les soirées entre copines, ces sorties ou nous ne sommes pas les bienvenus. Les soirées entre mecs, je connais, et je dois avouer que je n'apprécie pas toujours. Trop de "Qu'est-ce qu'elle est bonne", trop de "550 chevaux à 3500 tours minutes", trop de "Zizou prend sa retraite" etc, trop de ces sujets qui certe peuvent m'intéresser mais qui, en bande de copains, peuvent vite dégénérer. J'aime beaucoup plus les soirées entre amis des deux sexes, ou l'ambiance est détendue et ou les considérations sexistes et machistes restent au placard. Mais ce que j'aimerai vraiment savoir, c'est ce qui se passe durant les soirées entre filles.

Est-ce que vous parlez de nous en disant "Qu'est-ce qu'il est bon"? Est-ce que vous faites preuve de la même mufflerie dont nous sommes capables? Certains d'entre nous, en tout cas. Est-ce que lorsque vous sortez au restau ou en boite entre copine, vous matez les fesses des garçons comme nous le faisons des votres? De quoi discutez vous? Passez vous vos soirées à parler de régimes et de produits de beauté? De sexe??? Etes-vous, finalement, un peu comme nous, mais en plus distinguées?

Lao Tseu disait "Ne pose pas de question dont tu ne connaisse pas la réponse à l'avance". Pourtant, il est des fois ou je me vois obligé de demander pour savoir. Répondez moi, s'il vous plait.

Blackbird Curieux.

Nous sommes tous prisonniers !



Oui, nous sommes tous prisonniers, et si je n'avais craint de vous rendre malades, j'aurais mis une photo de notre véritable geolier: Wall Street, la bourse, le CAC40, le banquier. En un mot, l'argent.

Vous en avez beacoup et vous croyez libre pour cela? Plus vous en aurez, plus vous serez sous sa coupe. Si vous n'avez pas un sous de trop, vous pouvez au moins vous consoler en vous disant que vous n'avez rien à perdre, et surtout pas votre âme.

Il paraît que la politique ne se fait pas à la corbeille. Nous en sommes pourtant tous dépendants. Ce sont les actionnaires et les traders qui décident de ce que feront les entreprises, à quel prix seront vendus leurs produits. Que nous ne puissions plus nous les offrir, peu leur importe. Tout ce qui les intéresse, c'est le montant de ce qu'ils toucheront au prochain conseil.

Edith Cresson se trompait lourdement mais je crois qu'elle était honnête, en nous déclarant celà. Je crains toutefois qu'elle soit, comme nous tous, prisonnière. Et que jamais la politique ne se libère complètement des impératifs monétaires.

Est-ce qu'un jour, vraiment, la démocratie sera libérée du poids des actionnaires? Il doit bien y avoir un moyen, non? Pas un moyen dictatoriel, rien qui ressemble à l'URSS. Mais un moyen humain, juste humain...

Blackbird Pauvre.

27 avril 2006

Valentine de Meaugort


Sa bouffissure faciale émolliente et rouge érigée sur un châssis de poussah ventripotent décourageait de guerre lasse sa motivation pour paraître proportionnellement aussi sociable qu’il était gentil et bon. Cet espoir de plaire aux gens s’était, du début de son expérience humaine jusqu’à aujourd’hui, retrouvée devenir une impossibilité comme une fatalité. Comme succédané au bonheur de jouir d’une apparence agréable il savait pratiquer l’altruisme, prouvant ainsi l’axiome antédiluvien selon lequel l’habit ne fait pas le moine. Ca lui donnait une richesse de cœur qui le réconfortait un peu.

Illusoire espoir de vaincre quelconque auditoire et leur a priori, qui ne voyait en lui que de la viande. Le gros homme était boucher charcutier.

Gourmand atavique de ses friandises carnassières, ils les engloutissaient goulûment comme le faisait son père et son grand père et tous les charcutiers d’Epercieux Saint Paul qui l’ont précédé selon la tradition.
Un jour, Mme Canut lui demande un gigot d’agneau qu’il lui sert avec un sourire hideux (le pauvre, ce n’est pas de sa faute). La dame lui lance de dos : « Bon week-end Pascal ! » ce à quoi il rétorque : « Non ! Moi c’est Michel… » dans le vide… Et voila ! Ça part en eau de boudin…Personne ne l’écoutait vraiment voila l’histoire. On ne voyait en lui que le gras qu’il déployait à l’étal, que le lard qu’il emmagasinait, les jambonneaux exposés, le foie gavé, la bidoche abondante, la chair adipeuse, la barbaque dodue, ou encore ses esses,… sans remarquer ceux de Sa Souffrance.

Valentine de Meaugort


« Le café

Quand l’envie nous prend d’un bon café
Généreux, velouté à souhait
Sur la cafetière il faut du doigté
On programme, on tripote le boîtier

L’amoureux du café
Idolâtre la machine
Et c’est une sensation divine
Que sur le socle de déposer le gobelet

Pas besoin d’être patient
Le percolateur est précoce
Et bientôt le liquide parfumé gicle dedans
Le joli verre en plastoc

L’amateur ne boit pas,
Il le suce, déguste l’arabica
Jusqu’à ce qu’enfin le liquide chaud et amer

Enflamme l’essence ordinaire ! »

Valentine de Meaugort.

J'avais promis de vous en donner plus, et je vais lui en demander encore, afin de nous en régaler. J'adore sa façon d'aligner les mots de façon si naturelle, comme si aucun autre ne pouvait s'accoler au précédent. J'adore sa façon imagée de décrire des situations si quotidiennes que la machine à café du boulot ou votre boucher habituel.

J'adore sa façon de faire rimer plastoc à précoce, comme Rimbaud parlait de flache au lieu de flaque, pliant un peu la réalité à ses besoin. Valentine et Rimbaud? Belle comparaison, et un compliment ... pour lui!

J'aime l'étendue du vocabulaire qu'elle utilise pour décrire une situation pourtant simple : relisez donc la prose sur le boucher, et soulignez les vocables que vous n'utilisez pas plus d'une fois par an, voir jamais ! Enfin voilà, j'aime ce qu'elle écrit, c'est tout.

Laissez vos commentaires, s'il vous plait, ils seront lus par elle comme par moi. Merci.

Blackbird Admiratif.

Des loups et des ours


C'est étonnant : nos voisins transalpins ont des moutons, des bergers et des loups, et aucun problème. Les italiens seraient-ils plus intelligents que nous?
Depuis la réintroduction du canis lupus, il n'y a que des soucis, chez nous. On nous égorge nos brebis, clament les bergers, on nous tue notre gibier hurlent les chasseurs. Et il en va de même pour l'ours. Ces imbéciles, armés, vont jusqu'à abattre en toute impunité des espèces protégées.
Et nos autorités vont jusqu'à autoriser l'abbattage de 5 loups (pourquoi 5, on se le demande), juste pour des raisons bassement politiques, pour ne pas se mettre à dos une partie de l'électorat. Il est vrai que les chasseurs sont en général riches - une chasse coûte cher - et peuvent faire basculer une élection. On aura tout vu.

Il se trouve que la pyramide écologique était depuis longtemps privée de sa partie supérieure, à savoir les grands prédateurs, dont le rôle est de réguler la population de couches inférieures: lapins, rongeurs etc


Réintroduire l'ours et le loup est donc une action fortement écologique, visant à rétablir cette pyramide et par la même une auto-régulation de la faune. Un documentaire très bien fait, "le cauchemar de Darwin", nous montre par l'exemple ce qu'une modification de la chaine écologique peut apporter: une catastrophe.


Alors protégeons nous, oui, et il y a beaucoup de manières pour le faire, mais acceptons aussi ces voisins peut être encombrants, mais si nécessaires et le plus souvent si charmants. Acceptons le loup et l'ours. Notre monde n'en sera que plus beau.


Blackbird Ecolo.


05 Mai 2006


Je viens d'entendre à la radio qu'on avait retrouvé dans les Pyrénées, près de l'endroit ou les ours slovaques ont été lachés, des récipients contenant du miel et des ... tessons de verre.

Moyen facile de se débarrasser de ses voisins qui n'ont pour seul tort que de faire peur non pas aux petits enfants mais aux grands cons.

C'est d'autant plus révoltant que la mort de l'ours, par hémoragie interne, doit provoquer des douleurs insupportables.


Peut-on imaginer moyen plus barbare pour se débarrasser d'un animal sans avoir à sortir son fusil et risquer de se faire coincer par un garde chasse un peu trop zélé?
Je suis absolument révolté.

En 1960, il restait une centaine d'ours dans les Pyrénées, mais à force de les chasser, car la peau, la graisse et la viande étaient vendues cher et que l'animal n'était pas encore protégé. Est arrivé ce qui devait arriver, il n'en resta plus un seul.

Il y a peu de temps, vous vous en souvenez, Canelle fut abattue par un chasseur. Lequel chasseur, bien qu'ayant été retrouvé et arrêté, fut relaché devant la vindicte d'une poignée de ses confrères. Aujourd'hui, une poignée d'entre eux - 200 chasseurs et éleveurs - font reculer Nelly Olin, notre ministre de l'écologie. Deux cents manifestants ! mais ou donc est la démocratie dans tout cela?

Bon, moi, je propose qu'on réintègre l'ours et qu'on rende à ces deux cents le droit de les chasser, comme ça, tout le monde sera content.

Blackbird Dégoûté par la cruauté des hommes.

De Valentine


Mon amie Valentine m'a écrit ceci sur un coin de table, en quelques instants, d'un seul jet. Comme j'e suis très admiratif de son talent, j'ai déchiré la nappe en papier pour garder le souvenir de ce moment. J'adore sa façon si spontanée de poser les mots comme s'ils étaient évidents, comme si ils avaient déja été écrits quelque part dans son subconscient. Je souhaite maintenant le partager avec vous.



SgtPepper n'aime pas le café
SgtSalt est bien ennuyée
Et elle va voire Agathe Deblouse
La vendeuse de thés en blouse

SgtPepper accorde sa gratte
Emerveillée est SgtSalt
Elle lui prépare une cup of tea
Le blues: sa tasse de thé aussi !

SgtPepper tient le breuvage
Et SgtSalt reste bien sage
Elle attend le concert privé
Que son ami va lui donner

Mais le thé est bien trop brulant
StPepper n'est pas content
Il ne dira pas son secret:
Aux concerts il ne veut plus jouer

La musique reste sa maitresse
Et le blues son adresse
SgtSalt se trouve fade un peu
Devant cet homme si mystérieux !

Valentine de Meaugort.


Je l'ai publié tel quel, sans toucher une virgule. Et pour les amateurs, il y aura d'autres morceaux de choix.

Blackbird SgtPepper.

26 avril 2006

De la grossesse


***


Que vous êtes belles, pendant la grossesse. Que vous êtes belles et que je vous aime. Existe-il chose plus boulversante qu'une femme enceinte? D'aucun disent que vous perdez votre féminité après la naissance. Il n'en n'est rien. Vous prenez des kilos? Fichtre, vous n'en êtes que plus aimables. Et nous en prenons aussi.

Je suis toujours extrêmement attendri devant le spectacle d'une femme se tenant les reins, son ventre rebondi comme une figure de proue, resplendissante, rayonnante de féminité. Ma première envie est de la prendre dans mes bras et de lui faire sur chaque joue un gros baiser.

Je voudrais, en tant qu'homme, être ne serait-ce qu'une heure durant, à votre place et porter un enfant. Devenir mère a sans doute un effet tout a fait différent de celui que nous ressentons en tant que père. Sentir la vie en soi pendant 9 mois doit complètement modifier la vision que l'on a en tant que parent. Oui, je vous aime, avant, pendant et après la grossesse.

Blackbird en cloque again.

PS: je me rend compte que c'est le deuxième billet ou je parle d'hormones, de grossesse. Névrose?

25 avril 2006

Les hormones, je suppose !


Je dois être enceinte, je suppose. Je pense que ce sont les hormones, en ce moment, j'ai des envies. Des envies musicales.
Lorsque je n'ai pas des envies d'Agnès Jaoui (lire le billet que je lui ai consacré), j'ai des envies de Franck Sinatra (en photo avec Dean Martin et Sammy Davis Jr). Des envies de sa voix d'or, de son swing si particulier.

Bon sang, il avait beau faire partie de la Mafia, qu'est-ce qu'il chantait bien, le bougre. Pour interprêter "The lady is a tramp" ou "Fly me to the moon", personne ne lui arrive à la cheville. Sa façon de placer les mots, de les caresser.

Il n'y a pas à dire, à l'époque, on aimait les vrais chanteurs. C'est pas du Florent Pagny, ça.

Blackbird en cloque.

Le confit, c'est pas gras du tout (je confirme)



Oui, je sais ce que vous allez me dire : ça tourne à l'obsession. Mais que voulez-vous, j'adore manger - non, pardon, j'adore bien manger - ce n'est pas pareil.

Et avouez que vous ne sauriez pas résister non plus aux fonds d'artichauts à la tapenade, aux tomates confites et au fromage de chèvre ! Rien que d'en parler, j'ai faim.

Donc, faites comme moi, courez voir http://anaikcuisine.canalblog.com (Le confit, c'est pas gras)

Et laissez moi manger. C'est vrai, quoi, à la faim, euh, à la fin.

Blackbird affamé.

De la cuisine et de l'Art


Je pense que Caroline http://culinotests.com ne sera pas fâchée que je référence ce site là aussi, puisque c'est par elle que je l'ai découvert: La cuisine de Mercotte.

Ce blog présente plusieurs particularités: il est magnifiquement réalisé, on s'y régale rien qu'à voir les photos, et last but not least, on y parle d'art. Tout ce que j'aime, comme vous aurez pu le constater à la lecture des billets précédents.

En commentaire, je me contenterai de dire : précipitez vous !

Blackbird gourmand.

Ecrire.


J'adore écrire. Et j'ai une nette préférence pour la plume - mais pas n'importe laquelle: mon Montblanc Meisterstück. Et sur du vélin vergé légèrement ivoire, de préférence. J'adore le petit bruit du glissement de la plume, l'odeur de l'encre noire (toujours noire, l'encre, c'est beaucoup plus classe que le bleu) et du papier.

Je n'en ai qu'un mais j'y tiens comme à la prunnelle de mes yeux. Parceque le geste est si naturel, avec lui. Parceque l'écriture est si fluide. Parce qu'enfin, ce stylo sait tout ce que j'ai écris depuis une bonne vingtaine d'années que je l'ai.

Oui, mon Meisterstück a lu mes lettres d'amour, celles qui n'étaient destinées qu'à l'Autre. Celles que j'ai recommencées si souvent, pour un mot, une tournure qui ne me plaisaient pas. Pour un tremblement de la main, à cause de l'émotion. Pour une larme, enfin, tombée inconsidérément sur le papier. Oui, il sait le nombre de feuilles froissées et déchirées qui ont jonché le sol autour de mon bureau. Je ne tiens pas à grand chose dans le vie, à part ma guitare (Fender Telecaster, pour cause de son), mon couteau Laguiole (pour cause de souvenirs) et mon stylo. Est-ce là une forme de sentimentalisme idiot, ou de snobisme?

Blackbird Snob

23 avril 2006

Aimer, être et avoir: petite grammaire du coeur



On dit souvent qu'à trop l'utiliser, le verbe "aimer" perds toute sa force, et qu'il ne faut l'employer qu'à bon escient. Foutaises. Personne ne peut se lasser de l'entendre. Connaissez vous plus douce grammaire que la déclinaison, sous toutes ses formes, de ce mot? Aimer, être aimé...
J'aime, j'aimerai, j'aimai, j'ai aimé, j'aime encore. Sur tous les tons et tous les modes, à toutes les personnes, ces déclinaisons me sont poésie.

Lorsque je dis que j'aime, je le dis avec le coeur. Si l'on me dit "je t'aime", j'espère que c'est de la même façon.
Certe, il faut être un peu candide pour dire "je t'aime", un peu crédule pour croire la personne qui vous le dit. Pourtant, qu'il est doux de le recevoir et de le donner. Car aimer ne se dit pas, il se donne. Et puis, regardez au fond de vous même, vous saurez ce qu'il en est.

Et je le donnerai tant que j'en aurai la force, et sans que jamais, pour moi, il perde son sens. A toi.


Blackbird in love.

22 avril 2006

Corto Maltese et Arthur Rimbaud : un romantique




Arthur et Corto ne font qu'un. Le poête précède le marin, Maltese marche dans les pas de Rimbaud.

Le français s'ennuie et cherche dans les voyages sa Muse qui l'a abandonné. Passé 20 ans, il n'a plus écrit la moindre poésie. Il partira pour l'Afrique, découvrir d'autres horizons, faire du traffic d'armes, entre autre. Le maltais voyage pour aller à la rencontre de son destin, car il est le fils d'une gitane et d'un marin anglais. Corto ira jusqu'à se tracer dans la paume de la main gauche, au couteau, une ligne de la chance. Ne pas en avoir porte malheur. Ses origines le poursuivront toujours, l'amenant à explorer la voyance, le vaudou, les mondes de la magie, sous les Tropiques ou en pays celtiques.
Tous deux semblent nés sous le signe de l'Aventure.

Arthur sera l'homme d'un seul grand amour - Verlaine - alors que Corto le rencontrera de nombreuses fois, sans jamais pouvoir l'arrêter. Pourtant, toutes ces femmes continueront à le hanter, particulièrement Pandora.
Tous deux semblent nés sous le signe de la solitude.

Corto Maltese prendra toujours le parti du plus faible contre l'oppresseur: il sera aux cotés du Sinn Fein contre l'envahisseur anglais, des franc-maçons contre les fachistes vénitiens, des cangaceïros contre les propriétaires terriens... Arthur Rimbaud se précipitera en Angleterre lorsqu'il apprendra son ami Verlaine malade.
Tous deux semblent nés sous le signe de l'amitié.

En fait, on dirait que ces deux hommes sont dirigés par une seule et même étoile, qui les mènera hors des sentiers battus, vers l'inconnu et surtout vers les autres. Chacun d'eux rencontrera la mort, littéralement ou au sens figuré.
Oui, arthur Rimbaud et Corto Maltese ne font qu'un, même si ce dernier présente de singulières ressemblances avec d'autres personnages de l'histoire ou de la mythologie (souvent, elles ne font qu'une): Lawrence d'Arabie et bien d'autres.


Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Que buvais-je, à genoux dans cette bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Dans un brouillard d'après-midi tiède et vert ?

Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise, —
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert ! —
Boire à ces gourdes jaunes, loin de ma caseChérie ?
Quelque liqueur d'or qui fait suer.

Je faisais une louche enseigne d'auberge. —
Un orage vint chasser le ciel. au soir
L'eau des bois se perdait sur les sables vierges,
Le vent de Dieu jetait des glaçons aux mares ;

Pleurant, je voyais de l'or — et ne pus boire.


Rimbaud


Blackbird Poétique.

21 avril 2006

La méditation




J'ai une profonde sympathie envers le bouddhisme, vous l'aurez peut être subodoré à la lecture du billet précédent (Le Népal ensanglanté) et pour le Dalaï Lama, en photo ci dessus.

J'ai une grande sympathie pour cette philosophie parcequ'elle met l'homme au centre de tout, et non quelque divinité. Et aussi parceque, comme cela, je me dis qu'avec la réincarnation, et vu mon karma, dans autre vie, je pourrais être une chèvre à laquelle on viendra peigner la gorge pour récupérer des poils et faire du cachemire, lequel caressera peut être la douce peau d'une femme.
Les moulins à prières et la méditation sont là en fait pour nous aider à entrer en contact avec notre moi le plus profond.

Chacun peut trouver sa propre façon de méditer, et d'atteindre à la réalité débarrassée de toute émotion. La mienne est de marcher. Le rythme de mes pas m'est comme une berceuse et m'aide à entrer en moi même pour essayer de me soustraire à l'envie, la jalousie, la méchanceté, la haine. Je reviens de mes promenades comme... lavé de l'intérieur, comme imprégné non plus de mes soucis mais de tout ce que mon regard a rencontré de beau. J'essaye de m'améliorer jour après jour, de tourner mes pensées vers l'empathie, la compréhension...

On voit la vie autrement, après une scéance de méditation (ou de yoga, pour ceux qui pratiquent). Laissez juste votre esprit divaguer sans but précis, puis essayez d'en canaliser le flot. Vous verrez, c'est facile, juste un truc à prendre pour se sentir mieux. Moi qui n'en suis qu'au niveau 0 de la méditation, ça me fait déja beaucoup de bien.

Blackbird Lama

En photo en haut, mon moulin à prières (authentique, il a été acheté sur place. Il se tourne toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Je ne l'ai jamais ouvert, ça porte malheur).

20 avril 2006

Coup de gueule: le Nepal ensanglanté


Ma pratique de la méditation devrait me permettre de rester zen. Mais là, NON.

Depuis des années, le Tibet est envahi par son grand voisin chinois, Ses habitants, pourtant si accueillants et pacifiques en sont chassés, diasporisés (désolé pour le néologisme), voir fusillés. Une grande partie d'entre eux est réfugiée au Bouthang et au Nepal, ou le Bouddhisme, leur philosophie ou religion, est la bienvenue. Ceci suffirait à me mettre en colère contre ces xxx (censuré) de chinois, mais ce n'est pas tout.

Voilà qu'au Nepal voisin, un roitelet auto-proclamé se met à faire donner la garde et à faire tirer à balles réelles sur des manifestants qui luttent contre l'autocratie. D'accord, ce sont des manifestants communistes-marxistes-léninistes-maoistes (ça fait beaucoup, ça!), mais bon... Ce qu'ils demandent avant tout, c'est la démocratie. Ceci aussi suffirait à me mettre en colère.

Mais parfois, 1 + 1 font 3, si on y ajoute la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ces gens qui passent leur temps entre leurs yacks, leurs chèvres (cachemire ou changra - merci Hélène (www.monblogdefille.mabulle.com) et leurs moulins à prières, ces moines vêtus en safran, que l'on oblige à l'exil et finalement tue sont pacifiques ! Même si je sais qu'il y a beaucoup d'autres conflits de par le monde, en Amérique Centrale, en Afrique, en Asie, je me sens particulièrement concerné par celui-ci. Bon, je retourne à mon moulin de prières et à ma méditation.

Freedom for Tibet.


Blackbird Lama

L'Art de la Féminité.





Oui, reparlons des filles. Parfois, je suis envieux de leur liberté de s'habiller. Entendez moi bien, je sais que vous êtes, gentes Dames, tenues de suivre un minimum la mode pour paraître dans le vent. Mais par rapport à nos sempiternels jeans et costumes cravates, vous disposez d'une latitude et d'une imagination qui nous sont interdites. En tout cas, je me sentirai ridicule dans un costume jaune à rayures.

Commençons par le début : à voir le nombre et la diversité des modèles dans les vitrines, la liberté commence à vos dessous. Je ne puis qu'imaginer, qui ne porte que des caleçons, le plaisir que vous pouvez éprouver à porter ces dentelles et broderies. Foin des traditionnels blancs ou noirs, en voici des formes, de la couleur, des motifs, des fleurs...

Des couleurs, motifs et fleurs encore, pour vous mettre en valeur. Mais surtout de l'amplitude, des ondoiements, des négligés savamment arrangés, des transparents couvrant de sages chemises, des mélanges de tissus légers posés sur vous comme la caresse d'un papillon, tout ce qui peut laisser de la liberté à vos corps tout en mettant vos avantages en avant. Que vous devez être à l'aise sous la douce brise des beaux jours. J'en viendrais presque à souhaiter prendre votre place une heure, rien qu'une heure durant. Vous avez tant de liberté, de libertés, pour vous mettre en valeur. Tout vous est permis, vous êtes toujours belles.

Jupes légères qui claquent au vent

Telles les couleurs d'armées pacifiques

Mais oui, c'est le printemps

A nos coeurs d'hommes critique.

Car nous aimons ces étoffes légères

Qui s'enroulent dessus vos genoux

Et qui provoquent en nos artères

Un afflux de sang si doux.

L'Art de la féminité vous vient si naturellement. Ne nous en privez pas, s'il vous plait.

Merci - Blackbird Amoureux.

19 avril 2006

Bienvenue à Barjoland, ou Les Envahisseurs

Un soir qu'il s'était perdu en cherchant un raccourci, David Vincent les a vus : les envahisseurs. Moi aussi, mais pas au détour d'un chemin par une nuit d'orage.

Ce matin, vêtu d'un beau pantalon, d'un beau polo, d'une belle veste légère, d'une belle paire de chaussures toutes neuves spéciales printemps, et muni du dossier qu'on m'avait envoyé, préalablement complété, je me dirigeai, nez en l'air vers mon rendez vous à l'Assedic pour mon inscription comme demandeur d'emploi. Nez en l'air parceque le temps était magnifique, que les premiers beaux jours avaient fait poindre sur les arbres de belles fleurs blanches, roses et jaunes. Le ciel était d'un bleu uniforme, et, mes lunettes de soleil sur le nez, je cheminai tranquillement.

C'est en arrivant à Barjoland que je les ai vus : une longue file de personnages gris, tristes, voutés, attendant leur tour devant un guichet occupé par une blonde pimpante. Les envahisseurs.

A l'inverse de ceux de David Vincent, les miens peuvent plier le petit doigt et saignent lorsqu'ils se blessent; mais ils semblent avoir été atteints par une maladie grave et contagieuse : la grisitude, encore appelée tristitude. J'ai dû les cotoyer assez longtemps avant que l'on s'occupe de mon cas - j'avais oublié combien ça pouvait être long - pour avoir les pires craintes quant à mon propre cas. En rentrant chez moi, j'ai ressorti du fond de l'armoire une vieille veste demi saison noire frippée et dont un accroc a été réparé à la hussarde par votre serviteur.

Ne vous approchez plus de moi, je suis contagieux à mon tour. J'ai attrapé cette maladie propre à Barjoland, et je sens que je mes épaules s'affaissent petit à petit, que ma tête tombe en avant. Et dire qu'il faut encore que je repasse à l'Assedic - bien entendu, ils voulaient des papiers qu'ils ne m'avaient pas demandés et que donc je n'avais pas - et àL'ANPE. Mon cas n'est pas prêt de s'arranger !

Bienvenue à Barjoland.

Blackbird Envahisseur.

18 avril 2006

Quel âne (non, pas moi ! )


J'adore les ânes. Non pas pour un quelconque cousinage que m'attribuent certains un peu trop facilement, ni parcequ'on en fait un saucisson sec très savoureux. Mais parceque c'est un animal doux et gai et qui se familiarise aisément. Beaucoup plus intelligent et moins fainéant qu'on le dit, aussi. Je n'ai rien contre le progrès, mais avouez que pour rapporter ses courses jusqu'à sa cabane, mieux vaut un baudet du poitou qu'un gros 4x4 (oui, j'ai une dent contre les 4x4 de toutes sortes que l'on trouve garés dans nos villes, je ferai un billet la dessus).

Un peu comme la Deuche, l'âne a longtemps fait partie du quotidien de nos campagnes. Plus qu'un "cheval du pauvre", comme on le surnommait, il était et redevient un véritable animal de compagnie, qui dresse les oreilles à l'arrivée de ses maîtres, en signe de reconnaissance et de joie.

C'est aussi avec un âne que Stevenson a traversé le Massif Central, et, à la lecture de son livre, on comprend que les deux sont devenus de vrais amis. Certe, c'est plus gros qu'un chien et moins pratique en appartement. Mais bon...

En fait, mon amour pour les ânes et les Deuches vient sans doute d'une espèce de romantisme idiot qui me fait penser qu'autrefois, la vie était plus facile. Ce qui n'était certainement pas le cas, mais on avait un certain sens de la solidarité, et une douceur de vivre supérieur à aujourd'hui.

Oui, je sais, ce billet est vraiment complètement idiot - asinum sum.

Greybird (jeu de mot).

17 avril 2006

La Deuche ou l'éloge de la lenteur.

Non, ce n'est pas de la publicité pour une voiture, cela fait bien longtemps qu'elle n'est plus produite. Mais j'aime la Deuche, comme on la surnome.

Oui, c'est comme pour les Clarcks, ça peut paraître un peu rétro, mais j'aime la Deuche. Oui, c'est de loin le moyen le moins rapide et confortable de tracer sur l'autoroute pour passer le week end à Dauville, mais j'aime la Deuche. Non, je ne fais pas partie de la flower-genereration (j'avais 5 ans, en 68), je ne suis pas un crypto-bab, mais j'aime la deuche. Oui, je sais, l'âge, les pannes, les pièces détachées introuvables, mais ça se répare tout seul, à la main, et j'aime la Deuche. Oui, lorsqu'on se fait doubler ou que l'on croise un camion, elle penche et secoue, mais j'aime la Deuche. Voilà longtemps déja que j'aime la Deuche. Qui n'en a pas eu une ne peut pas comprendre.

Connaissez vous moyen plus rigolo et sympa d'aller à la chasse aux champignons, ou pour rapporter la cueillette de pommes de l'après midi au soleil, ou mieux, de bronzer tout en allant au boulot? En fait, plus qu'un moyen de locomotion, cette voiture représente pour moi un mode de vie. Foin de gros 4x4, nos grands parents allaient de tous temps et par tous chemins avec ce carosse, capote ouverte en été. La brave bête acceptait de passer partout, sans trop rechigner. Et pour partir en vacances par les petites routes, tranquillement, sans horaires à respecter, en prenant le temps de découvrir de beaux paysages, avec le pique nique sur la banquette arrière, c'est l'idéal. Je préfère cela aux aires d' autoroutes. C'est pour cela que j'aime la Deuche.

Et laissez moi vous dire que c'est hyper hype, bien plus qu'un cabriolet pseudo branché. Et vous vous ferez vites des amis, en Deuche : des collectionneurs fanatiques, qui vous parleront des heures durant de leurs... Deuches.

Ah, si vous connaissez une Deuche pas trop chère à vendre (ça devient des pièces de collection, et les tarifs montent), faites le moi savoir, s'il vous plait.

Merci - Blackbird Rétro

Tout ce que font les filles...


C'est dingue tout ce que font les filles : crèmes exfolliantes, anti-capitons, hydratantes, anti-cernes, liftantes jour et nuit, remodelantes, huiles de massages, après shampoing lissant ou volumisant, teintes et mêchages de tous styles, masques en tous genres, sans compter des comprimés de toutes sortes et les traditionnels rouge à lèvres, fond de teint... La liste est très longue de soins et maquillages divers. Qu'ai-je oublié? Ah, oui, les dépoilants qui agissent en 2 minutes sous la douche (bien moins douloureux que l'épilation à la cire, et ça vous laisse la peau douce pendant 4 semaines). Et les parfums. Et les manucures. Et le coiffeur, aussi, mais pas n'importe lequel. Comme dit mon amie Hélène, son vanity est plus lourd que sa valise lorsqu'elle part en week end. Pourtant, pour ce qui est des fringues, faut pas mollir non plus.

Tout ceci pour dire que je suis admiratif des efforts que font les femmes de tous âges, et du temps qu'elles passent pour paraître plus... plus quoi, en fait? Plus belles? Plus séduisantes? Plus jeunes?
Oui, je suis admiratif parceque je ne saurai jamais en faire autant. Garder un masque pendant plus d'une demi minute me semble une véritable torture. Je ne supporte même pas la crème solaire.

Pourquoi, alors, pourquoi? Se plaire? Nous plaire? Peur de vieillir? De ne plus séduire? Pourtant, elles sont si belles de nature. Et c'est dans ma nature de les aimer, telles qu'elles sont.

Si vous êtes une lectrice, s'il vous plait, expliquez moi, laissez un commentaire.


Merci - Blackbird Admiratif

Merci à http://monblogdefille.mabulle.com pour la photo

16 avril 2006

Aimer, c'est quoi?


Dis, maman, aimer, c'est quoi? Maman, institutrice de son état, essaye de trouver une réponse adaptée à son fiston de 5 ou 6 ans. Toussote, essaye autrement, et finit par appeler papa à la rescousse. Trente sept ans et quelques expériences plus tard, je ne suis toujours pas sûr d'avoir compris.

Pourquoi évoquai-je ce sujet, vous ouis-je vous exclamer in petto - ou tout haut, c'est selon? Eh bien parceque j'ai rencontré il y a peu La Femme de mes rêves. De mes rêves au sens strictement littéral. Au pied de la lettre, quoi. Pas belle, non, mieux, jolie, très jolie. Je n'aime pas les top-modèles trop parfaits que l'on ne voit que sur papier glacé.
Très jolie, donc, des fossettes creusées par un sourire communicatif, des étincelles dans les yeux, une gentillesse à toute épreuve, de l'esprit et un petit rhume. Pas un diamant, mieux, ma pierre précieuse à moi. Mon aigue-marine montée sur or blanc 24 carats. En rêve. Beaucoup de choses font qu'elle ne le restera qu'en rêve.

C'est pourquoi ce soir, seul dans ma chambrette, je me pose beaucoup de questions. Qu'est-ce qu'aimer? L'amour peut-il durer toujours? etc

Mais plutôt qu'essayer d'y répondre, je vais partir de ce que je sais.

Si aimer veut dire se sentir léger au point de voler au moindre regard de La Femme (ou de L'Homme pour mes lectrices, ou vice versa pour les non-hétéros - restons politiquement correct), si se sentir déprimé dès que l'on n'est pas en présence de l'Autre, alors oui, je sais ce que c'est. Si passer la nuit à regarder l'Autre dormir, à écouter son souffle, en souhaitant que ce moment dure toujours, alors oui, je sais. Si accepter l'Autre et vouloir construire quelque chose pour et avec lui est de l'amour, alors oui, je sais. Si accepter que l'Autre conserve ses mystères et son jardin secret est de l'amour, alors oui, je sais.

Si l'Autre vous manque toujours un peu, reste imprimé à l'encre indélébile quelque part dans votre esprit après des années de séparation, c'est de l'amour, alors oui, il peut durer toujours. Si des souvenirs, seuls les meilleurs restent, alors oui, il peut durer toujours. Si des années plus tard, son parfum, sa robe ou ses fleurs préférés vous restent en mémoire, alors oui, il peut durer toujours.

Je n'ai toujours pas de réponses à toutes mes questions, aucune certitude, mais avec votre aide et vos commentaires, peut être...

Merci - Blackbird Inlove.

15 avril 2006

Dessine-moi un mouton


Je me souviens d'avoir lu - ou qu'on m'ait lu - Le Petit Prince quand j'étais tout enfant. Peut être même ne savais-je pas encore lire? Je ne sais plus. Mais je me souviens que je n'y avais pas compris grand chose. Je me souviens que je me laissai juste bercer par la poésie du texte, et que je regardai les belles images.

"Qu'est-ce que cela signifie, apprivoiser?
- c'est une chose trop oubliée, dit le renard
Ca signifie créer des liens
S'il te plait, apprivoise-moi. Si tu veux un ami, apprivoise-moi."


Aujourd'hui que je ne suis plus un enfant (enfin, euh...), j'ai compris ce passage qui me laissait si perplexe autrefois. Et chaque fois que je le relis, j'en ressens le sens plus profondément. Et chaque fois, je remercie le renard. J'essaye chaque jour d'appliquer ce précepte, et d'être le plus ouvert possible aux rencontres.
S'il te plait...


Merci, le renard - Blackbird Nenfant.
PS: je viens d'apprendre, après avoir publié ce billet, que Le Petit Prince a 60 ans cette semaine. Je le trouve plutôt bien conservé !

Meet Joe Black




Meet Joe Black - Rencontre avec Joe Black, en français, est un film que je ne me lasse pas de regarder depuis plusieurs années que j'ai le DVD. Grâce un trio d'acteurs merveilleux, Brad Pitt, Anthony Hopkins et surtout la ravissante Claire Forlani, il est en passe de devenir culte chez pas mal de gens. Ce film est d'un esthétisme très poussé : lumières, couleurs, ambiances, tout est très recherché et magnifique.

Voici donc la mort qui veut prendre quelques vacances pour se rendre compte de l'évolution du monde, et choisit comme guide un magnat de la presse pour qui elle est venue, en échange de temps. Au moment fatidique, la grande faucheuse hésitera entre lui et sa fille qui lui a fait découvrir l'amour (le vrai, le grand, le beau, y compris le charnel, forcément, si non ce ne serait pas un film complet). Cruel dilemme, dont la morale est, outre que les requins ne sont pas forcément ceux que l'on croit, que la mort est finalement un chic type.

Un film aussi profond que romantique et avant tout beau.Beaucoup de gens auxquels je l'ai montré en sont resté sous le charme, comme moi sous celui des beaux yeux de Claire Forlani.

Blackbird Lesyeuxdoux.

ps: oui, je suis romantique, et alors?

Claudine Legastelois




Claudine Legastelois: nu, aquarelle 50 x 33 / reflets sur le lac, aquarelle, 50 x 40 / mouettes, aquateinte, 50 x 33

Je viens de découvrir le site de Claudine Legastelois et j'ai décidé de vous faire partager ce coup de coeur pour une artiste dont le travail me plait beaucoup. Plutôt qu'un long discours, je vous donne l'adresse pour que vous vous rendiez compte par vous même :

Blackbird Cestbeau

Canta


En voilà un album magnifique ! Loin d'être une actrice qui chante, Agnès Jaoui montre sur ce disque un talent certain. Chansons en portugais ou en espagnol, d'un murmure ou clamées, accompagnées d'un combo de cordes - souvent d'une simple guitare, elle réexplore le fado, le flamenco, les musiques brésiliennes, de façon très personnelle.
Les sonorités sont douces, les rythmes sont envoûtants, la voix se pose sur la musique comme une caresse, et les standards qu'Agnès revisite (Historia de un amor, par exemple - vous reconnaitrez à l'écoute), plus qu'une reprise, semblent nés de l'aube.
Agnès Jaoui chante en duo sur certains morceaux, avec Marcos Arrieta ou Maria Bethânia, par exemple.

Cette musique vous monte un peu au cerveau, comme la fumée d'un bon havane : en volutes. Du miel pour les oreilles.

Blackbird Havane.

Je l'aime !



Sandrine, je l'aime, j'en suis raide dingue, c'est tout. Pas de commentaires (enfin, de ma part, vous pouvez laisser les votres, bien entendu).

Blackbird Emu.



Ou étiez vous?


Ou étiez vous le 26 Avril 1986? Que faisiez vous ce jour là? Si si, vous devriez vous en souvenir, c'est le jour ou le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé. Vous devriez tout au moins vous souvenir du nuage arrêté par les frontières, a moins qu'à l'époque vous ayez fait une retraite dans quelque monastère perdu, sans téléphone, radio ni journeaux. A moins aussi, heureux visiteur, que vous ne soyez trop jeune?
Moi, je me souviens : j'avais 23 ans, il faisait très beau, ces jours là, et comme je ne travaillais pas, à ce moment là, je m'occupais du jardin de la maison familiale, en t-shirt, au soleil.

J'aimerai bien savoir ou vous étiez, ce que vous faisiez et avoir vos réactions, 20 ans après. Racontez moi, s'il vous plait.

En illustration, le sarcophage du réacteur n°4

Blackbird Radioactif.

14 avril 2006

Le Haïku



J'aime les Haïku, cette forme de poésie japonaise millénaire, très courte et qui répond à des normes très sévères. Il s'agit de 3 vers (5, 7 et 5 syllabes), qui décrivent en général lieu, moment, action et comportent une chute courte, souvent drôle. Le Haïku évoque la réalité la plus simple mais doit nous en présenter en-deça des mots l'essence telle que perçue par le philosophe. Il fait avant tout appel à la sensibilité et à l'imagination du lecteur. Foin d'adjectifs, de qualificatifs, la saveur et la couleur des mots n'appartiennent qu'à celui qui les reçoit en toute innocence, puisqu'il n'a, lui, pas vu la scène.


Réveille, réveille-toi
Je te prends pour ami
Papillon
(de Bashô, considéré comme le plus grand poête japonais / 1644-1694)
Le vieil étang
Une grenouille y plonge
Plop !
(du même auteur)
Une souche de chêne
Les brousailles lui font
Un vieux chapeau

Automne
Le bouleau jette
Sa monnaie d'or
Ces deux exemples sont très parlants, sans un mot de trop. C'est le principe même du haïku : donner à imaginer. Et je suis sûr que vous voyez très bien l'image évoquée. Ils sont de H. Brunel, auteur d'un ouvrage sur le sujet.
Novembre dehors
Ma voisine, une mèche
Comme une virgule
(celui ci est de moi - désolé)
S'il vous plait, laissez moi vos Haïku en commentaires, ils seront lus et appréciés.
Blackbird Japonais.

Des goûts et des couleurs


José Pimmel, huile sur carton 11 x 17 cm, ma collection privée


J'aime l'art. Pas forcément le résultat, on ne peut pas apprécier tous les livres, tous les tableaux, toutes les musiques. Mais le simple fait de s'exprimer, quelque soit le talent que l'on possède (ou pas). A mon grand regret, je n'en ai aucun crayon en main. Dommage. Mais j'essaye de discerner celui des autres, en regardant avec les yeux du coeur. Ou de l'âme, c'est celon, vous choisirez.
J'ai beaucoup aimé cette petite huile sur carton, non qu'elle soit particulièrement "belle" ou "bien peinte" (ce n'est pas vraiment du figuratif), mais parceque, pour moi, elle dégage une émotion certaine. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

Il n'y a pas 2 perceptions identiques d'une oeuvre, elles sont multiples et dépendent de la sensibilité, de l'histoire de la personnes qui la regarde ou l'écoute. Que notre couleur préférée soit le bleu, le rouge, le vert, qu'importe, seul compte l'émotion.


Si vous aussi, vous aimez l'art, allez visiter le blog de mon amie Audrey:
http://www.archess.skyblog.com et laissez lui des commentaires, elle adore ça. Elle est une bloggeuse chevronnée, et s'occupe aussi de www.titeuf0982.skyblog.com (photos et délires), www.furian-eyes.skyblog.com (Vin Diesel) .

Blackbird Copinage.

13 avril 2006

Un blog de Fille ou la "girlitude"

Que tous les hommes qui n'ont jamais lu le Marie-Claire ou le Femme Actuelle de leur femme, ou encore dans la salle d'attente chez le médecin ou le dentiste (ça me fait penser qu'il faut que j'y aille, moi), que tous les hommes, disais-je, lèvent le doigt. Ah, je vois quelques célibataires qui ne sont jamais malades. Moi, j'achète des journaux de bagnoles, mais je l'avoue sans honte: il m'arrive de lire les journeaux dits féminins. Et je viens de découvrir le blog de mes rêves :
http://monblogdefille.mabulle.com


Vous y découvrirez tout sur les achats de lingerie fine sur internet, les meilleurs produits contre la peau d'orange, la dernière mode en matière de sandales pour cet été, l'épilation du maillot et autres sujets du même tonneau, mais aussi des billets sur les voyages, de critiques de livres, de belles photos pour illuster le tout... C'est fait avec un grand professionalisme, les articles et les commentaires sont trop drôles.

J'adore, courrez y vite.

Blackbird Dysmorphophobe.

12 avril 2006

Et encore du blues, mais à la radio

Route66, la meilleure émission de blues que je connaisse à la radio www.surlaroute66.free.fr et c'est podcastable, en plus.

Une émission de passionnés, pour passionnés, avec des fous de blues au micro et aux manettes. Et, en plus, un site très bien fait sur lequel vous trouverez interwiews, galerie photos, et pourrez podcaster les dernières heures diffusées. Et Jean-Luc est prêt, pour obtenir une interwiew, à ne pas dormir de la nuit avant de retourner bosser le matin. Même si RDL est une radio dite "locale", son travail est vraiment remarquable. Allez, tous à vos lecteurs MP3

Blackbird
Centtroispointhuitfmstéréo

Petit post scriptum: la bouteille de (pas de publicité mais tout le monde aura reconnu la marque) n'est là que pour le décor !!!

Les tests de Caroline


Est-ce que comme moi, vous aimez manger et rire? Indispensable, alors: www.culinotests.fr

Caroline, qui gère ce blog, vous accueillera avec un grand sourire et un mot gentil pour chacun. Elle présente recettes, trucs, astuces pour que votre cuisine se transforme en un véritable paradis. Un exemple : saviez vous qu'il fallait griffer les frites pour qu'elles soient bien moelleuses à l'intérieur et croustillantes dehors?
Le fin du fin, pour elle, c'est un croque madame aux oeufs de caille, pour avoir un jaune d'oeuf à chaque bouchée. Gourmande, va ! Elle répondra à tous vos commentaires ou questions, et, à force, j'en suis sûr, finira par devenir une amie. C'est en tout cas ce qui se passe pour moi.

Caroline explore avec délice (et délires) toutes sortes de recettes, de trucs et astuces, allant de l'apéritif au gingembre (attention à ne pas abuser) aux pancakes minutes, en passant par le carpaccio (de boeuf ou de pétoncles), les poellées de légumes, les sandwichs faits en un tour de main et la sauce mayo/ketchup pour accompgner les frites. Quelle belle constitution.

Je visite ce site quotidiennement, surtout lorsque je dois aller faire des courses, et à chaque fois je trouve une idée pour me régaler ou régaler mes amis. Et pour ce qui est de l'humour, elle n'est jamais en reste - a voir absolument.

Blackbird Gourmand.

Mes amis musiciens





















Voici les musiciens avec lesquels j'ai eu le plaisir et le privilège de jouer (de gauche à droite et de haut en bas) :

Patrick :
Un batteur qui sait mettre un tempo et un groove extraordinaire, quoiqu’il joue. Et un déconneur de première.


Photo de groupe : Mojo Blues Band en concert, avec Jipes (guitare), Mitch (batterie), Raphi (basse) et Mario (claviers). J'ai eu le plaisir de jammer avec eux, un vrai pied. www.mojo.fr

Fabrice : mon maître et ami. Exilé aux Etats-Unis pour vivre de son talent, il joue dans moult groupes de country et de blues.
http://www.guitartracks.us/

Mario :
Hammond, Rhodes, il sait tout jouer, et avec un sens rythmique et harmonique inimitable. Et toujours avec le sourire.


Phil :
A mon avis, le meilleur harmoniciste français, sans exagérer. Tout dans la finesse et le charme.


Joe : le plus américain des bassistes français. Un touche à tout de génie, et d’une gentillesse rare.
Vous pourrez découvrir des échantillons de leur talent sur www.ioverdubs.com

Et il y en a dont je n'ai pas de photo : Stephan, guitariste fou et spécialiste de la pédale wahwah, Nikoman, dont la basse gronde le tonerre de Dieu, Sébastien alias Wonderboy, un autre batteur talentueux, Nicolas "la Classe", pianiste de jazz au toucher incomparable.

Que tous soient remerciés ici pour tout ce qu'ils m'ont apporté.

Blackbird Bluesman.

photos ioverdubs.com

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